À propos de l’auteur

Alexandra TISSOT

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LA FERME DE BISSIEUX

Nous vous avions déjà parlé de cet apiculteur pas comme les autres, Benoît Blachon, dans notre magazine n°3 de mars/avril dernier. Son parcours atypique et sa démarche nous avaient séduits au point de lui consacrer un article.

Nous le retrouvons aujourd’hui pour lui donner un coup de pouce. En effet, Benoît a besoin de 5000 € d’ici la fin mars pour financer la reprise du cheptel d’un autre apiculteur qui change de spécialité.
Il ne s’agit pas là de faire un chèque en blanc mais de parrainer, suivant ses moyens, le cadre d’une ruche (15 €), 1/3 d’une ruche (50 €) ou une ruche complète (150 €). En contrepartie, en fonction de votre investissement, vous aurez des nouvelles de vos abeilles, des visites possibles, des confitures, du miel…voir même une ruche repeinte aux couleurs de votre famille si vous avez été généreux !

POUR 15€ :

– Carte magnétique à coller au frigo “je soutiens l’apiculture française”
– Visite sur rdv de l’exploitation (plantation, miellerie, salle extraction du miel, magasin)
– Des nouvelles régulières des ruches au fil de la saison (sur facebook / instagram )
– Des cours théoriques sur l’apiculture et un service question réponse (sur facebook / instagram)

POUR 50€ :

Même contrepartie que pour 15 € et en plus un panier composé de :
1 pots de 430g de confiture de fraises,
1 pots de 430g de confiture de framboises
3 pots de 250g de miel (différents)
à venir récupérer à la ferme (ou expédition à votre charge)

POUR 150€ :

Même contrepartie que pour 15 € et en plus un panier composé de :
6 pots de 430g de confitures (au choix)
2.25 kg de miel (aux choix en pot d’un kilo ou 500g ou 250g)
à venir récupérer à la ferme (ou expédition à votre charge)
Une ruche est repeinte et renommée à votre guise et vous recevrez deux selfies de sa part en carte postale. Vous recevrez un bilan de son année (mes notes sur l’évolution de la ponte de la reine, mes observations générales, le nombre de kg produit ou le nombre de nouveaux essaims fait grâce à elle)

 

Renseignements et détails de l’opération
Benoît Blachon – Ferme de Bissieux
42 590 St Paul de Vezelin
Facebook :@fermedebissieux
Mail : benoit.blachon@yahoo.fr

WEEK-END DES ARTS

Il y a des rendez-vous auxquels vous êtes fidèles. Vous étiez en effet près de 3000 l’année dernière à vous rendre à l’espace congrès, pour admirer le travail d’artistes et d’artisans passionnés.

Pour cette 27ème édition, qui aura lieu les 16, 17 et 18 mars, les organisateurs, non moins passionnés, ont placé la barre encore plus haut. Plus d’exposants car le plateau comptera 50 stands dont beaucoup de nouveautés, avec un souffleur de verre ou un sculpteur sur métal par exemple. Plus d’animations avec la fameuse tombola qui permettra peut être de gagner un tableau Princesse Ficelle, mais aussi un lâché de ballons, à acheter sur place, au profit de l’association « Mathis pour la vie ». Des performances artistiques « live » notamment de Gabriel Girerd (street art) et Crimelo (portraitiste)…

Et, pour la première fois, sur le parvis du théâtre, l’installation du Village des Sciences. 4 chapiteaux qui recevront gratuitement les petits et les grands vendredi et samedi. Il sera nécessaire de réserver pour participer à de drôles d’expériences, écouter des contes ou encore découvrir et approcher les animaux de la ferme présents.

ESPACE CONGRÈS
42300 – Roanne
LES 16, 17 ET 18 MARS 2018 DE 10h à 20h

Hilal Ribahi – Les jeux sont faits

Dans son quartier, qui n’avait rien de diabolique, lui n’avait rien d’un diable. Pas plus, en tous les cas, que n’importe quel autre enfant terrible de son âge. Son père, en grand sage trimeur et un peu « old school », n’aurait, de toutes façons, pas laissé prendre une mauvaise graine. Pas de divagation possible en dehors des heures légales décrétées chez lui. Le couvre-feu était à 18h car, NTM n’a pas inventé les grands préceptes de l’éducation, « on ne laisse pas traîner son fils si on ne veut pas qu’il glisse ».

A l’école, où ses aptitudes pour le strict minimum étaient souvent soulignées, il vivotait, gentiment dissipé, toujours prêt à faire rire, c’était déjà çà, plutôt qu’à faire pleurer. A la limite sans jamais la dépasser, avec la pitrerie au fond des yeux et la zizanie en couvre-chef. Mais à force d’insistance, ses parents méritants obtiennent finalement mieux que des bouffonneries sans conséquence. Après une période estudiantine légèrement freestyle, il cherche et trouve sa voie, son école, son cadre. Un exutoire aussi, mais ce n’était pas prévu, à la mort de son père, un antidote à la sidération, et la force de continuer.

Hilal a aujourd’hui 27 ans et met au point depuis plus de 2 ans une application, une plateforme de pronostics sportifs, Üperticks, qui, à son lancement, très prochainement, pourrait bien révolutionner le monde des paris. Le jeune homme, un temps parti pour faire carrière dans le dilettantisme, se donne à présent les moyens d’être plein d’avenir.

Hilal, comment est ce que tout ça a commencé ?

Petit, justement parce que j’adorais « faire le con », mon père me répétait quelque chose du style « ce n’est pas en faisant n’importe quoi qu’on devient quelqu’un ». Je suis le petit dernier d’une fratrie de 5, né de parents marocains. Pour mon père, la nuit signifiait les « problèmes », alors il était très protecteur avec nous. Il avait envie qu’on réussisse, et pour lui, réussir impliquait qu’on ne travaille ni avec une pioche ni avec un balai. L’idéal, c’était d’être en costume et de ne pas se casser le dos…comme lui, à longueur de journée. L’informatique rentrait parfaitement dans ses critères.

C’est pour lui faire plaisir que tu es parti dans cette filière ?

Au départ oui. Mais ça m’a immédiatement plus. Après avoir tenté la fac puis la vie active avec juste le bac en poche, je suis reparti à l’école. Une école d’informatique (CFAI Loire à Saint Etienne) qui nous apprenait à être curieux. Mon directeur de formation a d’ailleurs été le 1er, à part mon père, à croire en moi. J’ai fait mon apprentissage à Roannais Agglomération et obtenu mon BTS. Mon père était tellement fier. Après…il a fallu gérer son absence. Ma sœur Nadia m’a beaucoup aidé à convertir ma douleur en force pour me jeter dans le travail.

Comment t’est venue l’idée d’Üperticks ?

Je suis rentré à la Sopra Steria comme technicien support informatique. Mais j’avais envie d’entreprendre et j’ai toujours adoré le sport, c’est comme ça que j’ai eu l’idée de donner plus de possibilités à des parieurs de parier juste… J’ai muri le projet en dehors de mon travail et me suis entouré des bonnes personnes: Fabrice Beaujard et Rock Agnoly. Ensemble, en 2016, nous sommes arrivés 3èmes du concours de la meilleure innovation organisé par Roannais Agglomération, la CCI et ses partenaires. Nous avons obtenu un prix nous permettant le développement d’un prototype de la plateforme. Par le biais de Roannais Agglomération, et plus particulièrement de Béatrice Devaux, que je remercie, j’ai rencontré deux experts en gestion d’entreprise, Sébastien Cohas et Marion Chomat, du cabinet Ariane Gestion. Ils ont cru en mon projet et m’ont aidé à conceptualiser un business model efficace, avec des indicateurs spécifiques à notre domaine si particulier. Au delà de cet accompagnement technique, ils m’ont appris à pousser des portes et à gérer la pression de l’innovation. J’ai quitté mon poste pour me consacrer à plein temps à cette aventure et, depuis mars 2017, la cadence est donnée et je vis dans une bulle de travail.

on ne peut pas encore trop en dire, n’est ce pas ?

Pas encore, non, on est en pleine levée de fonds pour la start-up. Mais, disons que le lancement est imminent, pour 2018. On vise le million d’utilisateurs sur 3 ans et le développement d’un réseau partenaire avec l’ensemble des Bookmakers (ARJEL). Les discussions avec certains d’entre eux sont déjà bien avancées alors on fait les choses bien !! On mise sur l’avenir car c’est un marché à plus de 2 milliards d’euros qui demande des investissements financiers colossaux, afin d’être clairement et immédiatement à la hauteur. Avec le lancement de ses 3 plateformes (Android, IOS et Web), Üperticks va permettre à tous de pouvoir intégrer le monde des paris sportifs, en limitant considérablement les risques qu’ils comportent. On prévoit des tas de surprises qu’on est impatient de vous faire découvrir. Mais effectivement, ce n’est pas le moment d’en dire trop !! Tous ces enjeux m’ont donné quelques cheveux blancs, mais, quoi qu’il arrive, l’histoire est belle et signifie déjà tant pour moi…

Rendez-vous donc très bientôt, pour tout vous dévoiler…

ASSOCIATION BOOGIE WOOGUILLAUME

Très jeune, Guillaume Perrot est bien vite remarqué par Fabrice Rabutot, professeur à l’école de musique de Roanne, car son don pour le piano est indéniable. Il est ensuite admis au conservatoire de musique à St Etienne. Pendant ses études, il rencontre Fabrice Eulry, pianiste de renommé internationale, qui lui donne des cours et l’invite même à jouer dans la prestigieuse salle Cortot. Malheureusement, une maladie mortelle se déclare et ses dernières prestations seront pour les malades du Centre Léon Bérard…

A la fin de l’été 2013, alors âgé de 26 ans, le jeune pianiste est emporté par un ostéosarcome (tumeur maligne osseuse).
Ses parents, le docteur Maurice Perrot et Catherine, sa sœur, Claudine, ainsi que l’ensemble de la famille et de ses amis créent alors l’association Boogie Wooguillaume. C’est donc grâce à la musique et à l’organisation d’évènements culturels que celle ci récolte des fonds. Tous les bénéfices sont reversés à la recherche médicale, spécialement l’ostéosarcome, maladie touchant plus particulièrement les enfants et les jeunes adultes.

Le samedi 11 mars, dans la salle Era de St Germain Lespinasse, Fabrice Eulry et l’orchestre Philharmonique de Kharkov, dirigé par Yuri Yanko, donneront un concert exceptionnel pour cette noble cause. Et nous vous invitons à profiter de cet évènement aussi grand que rare, honorant la mémoire d’un jeune virtuose parti bien avant l’heure.

Association BoogieWooGuillaume
170 rue de l’Oranger
42640 St Germain Lespinasse
TÉL. : 04 77 64 59 78
FACEBOOK : @boogiewooguillaume
boogiewooguillaume@hotmail.com

LE SAVIEZ-VOUS ?

Au Moyen-Age, et ce depuis le calendrier romain de Romulus, l’année commençait en France en mars.

La tradition voulait que l’on s’offre des présents le 25 mars, pour l’annonciation de Marie, et pour fêter la nouvelle année. En 1564, le roi Charles IX, un jour de grand désœuvrement, fixa le début de l’année au 1er janvier, par l’édit de Roussillon. 

La mesure fût plus tard étendue à toutes la Chrétienté par le pâpe Grégoire XIII, et l’adoption du calendrier Grégorien en 1582. Mais, la plupart des gens n’ayant à cette époque ni internet ni écran d’aucune sorte, beaucoup ont dû attendre la Saint Glin-Glin pour être mis au courant des changements calendaires.

Les petits malins qui avaient, eux , la TV, ont commencé, pour se moquer, à leur faire des blagues. Notamment, ils leur offraient de faux poissons, ou leur accrochaient un hareng dans le dos, pour symboliser la fin du carême le 1er avril. 

Mais, attention, cette histoire n’est qu’une version parmi d’autres…

HOROSCOPE DE GÉGÉ – MARS / AVRIL

Poisson – Du 20 Fév. au 20 Mars

Vous aurez des problèmes de mémoire et aurez du mal à vous souvenir de tout ce que vous avez à faire. Pas de panique car, si vous êtes en couple, il vous suffira de vous allonger sur le canapé pour que votre femme vous le rappelle !!

Bélier – Du 21 Mars au 20 Avril

Vous allez décrypter la pierre de rosette et vous apercevoir qu’il s’agit de la recette de la moussaka.  

Taureau – Du 21 Avril au 21 Mai

Si votre compagnon se trompe de prénom en vous parlant, c’est qu’il est grand temps de mettre ses affaires sur e-bay. 

Gémeaux – Du 22 Mai au 21 Juin

Vous allez subir un traitement avec des cellules mères, et vous mettre subitement à tout retrouver.

Cancer – Du 22 Juin au 22 Juillet

Quelqu’un dans votre entourage trouve que vous achetez beaucoup trop de vêtements et ne cesse de vous le rabâcher. Coupez les ponts car vous n’avez pas besoin de tant de négativité autour de vous.

Lion – Du 23 Juillet au 22 Août

Vous risquez de vous rendre compte que votre enfance est terminée… En effet, vous allez vous endormir sur le canapé et vous réveiller sur le canapé.

Vierge – Du 23 Août au 22 Sept.

Si vous croisez un con honnête, sachez l’apprécier à sa juste valeur. Car quelqu’un qui paraît con et qui l’est vraiment est forcément digne de confiance. 

Balance – Du 23 Sept. au 22 Oct.

Si vous étiez né avant votre père, vous auriez pu être le sien. 

Scorpion – Du 23 Oct. au 22 Nov.

Un moustique risque de se poser sur une partie sensible de votre anatomie. Vous réaliserez alors que la violence n’est pas la réponse à tout.

Sagittaire – Du 23 Nov. au 21 Déc.

Il ne faut jamais dire à un cocaïnoman de tirer un trait sur quoi que ce soit. Fort de cette connaissance, tout devrait bien se passer. 

Capricorne – Du 22 Déc. au 20 Janv.

On va vous proposer une fondue enchaînée. Attention car il s’agit en fait  d’une soirée sado-maso savoyarde… Après, vous faites ce que vous voulez… 

Verseau – Du 21 Janv. au 19 Fév.

Cela va vous rendre malade que tout le monde vous pense hypocondriaque. 

RECETTE RESTAURANT LE TOURDION

Carpaccio de Noix de Saint Jacques, Pommes de Terre Ecrasées à la Fleur de Sel, Vinaigrette a l’Huile de Noix et aux Truffes

Ingrédients pour 4 personnes :

Saint-Jacques (12 noix)
Pomme de terre (600g)
Echalotes (100g)
Truffe (1)
Citron (2 pièces)
Huile de noix (0.10cl)
Vinaigre balsamique (0.5cl)
Poireau (1)
Fleur de sel (pm)
Ciboulette (1 botte)
Sel, poivre (pm)

* Mettre les pommes de terre à cuire, les laver, départ eau froide et salée.

* Pour la vinaigrette : dans un récipient, mélanger le sel, le vinaigre balsamique, l’huile de noix et ajouter la truffe coupée en petits cubes ; laisser infuser.

* Couper le poireau en fine julienne, le blanchir, l’égoutter et le frire, saler et réserver.
Ciseler la ciboulette et les échalotes le plus finement possible.

* Mettre à égoutter les pommes de terre, éplucher, écraser, mélanger avec la ciboulette et les échalotes ; vérifier l’assaisonnement et monter à l’huile de noix.

* Tailler les noix de Saint-Jacques en fines rondelles, les mettre dans une assiette, les assaisonner, les arroser de jus de citron et les laisser cuire 2 à 3 minutes.

* Dresser une assiette à l’aide d’un cercle d’environ 2 cm de hauteur :
• Mettre la pomme de terre au fond du cercle, disposer les rondelles de noix de Saint-Jacques par-dessus
• Arroser avec la vinaigrette à la truffe
• Ajouter quelques graines de fleur de sel sur chaque rondelle et le poireau frit
• Décercler et déguster

17 Rue de Sully, 42300 ROANNE
TEL. : 04 77 70 84 58
www.restaurant-letourdion.fr

RAQUIN – DUCHON

Cette entreprise, née en 1973, a été rachetée il y a 10 ans par Raphaël Thery. Elle a depuis déménagé 12 rue Gardet à Roanne, dans des locaux achetés par une SCI associant dirigeant et salariés, dans le but de les impliquer plus encore dans la destinée de l’entreprise.

Aujourd’hui, Raquin Duchon qui intervient en neuf et rénovation, compte 15 collaborateurs, répartis en 2 équipes :

La première est spécialisée en chauffage et plomberie, avec son chargé d’affaires, Thomas Dudek. Son cœur de métier est la rénovation et la conception de travaux de plomberie, sanitaires tels que salle de bain, l’installation de chauffage toutes énergies, à la fois économiques et écologiques (pompe à chaleur, chaudière bois ou gaz, poêle à granulés, etc…) et l’entretien de votre chaudière.

La 2ème équipe est spécialisée en couverture, zinguerie, étanchéité et isolation des combles avec son chargé d’affaires Emmanuel Colle.
Elle peut intervenir pour vous proposer tous les services possibles liés à votre toiture : réfection, démoussage, isolation, pose de Velux (installateur conseil) ou de puits de lumière, zinguerie, chéneaux,panneaux solaires, etc…. Raquin Duchon vous propose aussi une offre d’étanchéité écologique des toits terrasses (végétalisés ou non) avec la solution EPDM.

L’entreprise, certifiée RGE et spécialisée dans la rénovation énergétique, fait partie du groupement d’artisans EFFIRENO (www.effireno.fr) qui peut proposer une offre globale de services pour la rénovation de l’habitation.

Ces professionnels, aux savoirs faire complémentaires, sauront vous conseiller et vous diriger vers la solution la plus adaptée, tout en vous informant sur les aides au financement disponibles, par exemple: prêt à taux zéro ou crédit d’impôts.

12 rue Gardet – 42300 – ROANNE
TÉL. : 04 77 68 32 59
raquinduchon@gmail.com
www.raquin-duchon.com

EXPOSITION RÉTROSPECTIVE DE L’ARTISTE ZULIANI

 

Serge ZULIANI, peintre atypique, autodidacte, a rayonné de 1960 jusqu’à son décès en 2015, dans le milieu pictural roannais, traduisant souvent dans ses œuvres les difficultés d’une vie tourmentée, sa vision de la condition humaine, ses engagements sociaux et humanistes, allant jusqu’à témoigner dans nombre d’œuvres, de la vie des Indiens d’Amérique, dont il a plusieurs fois partagé l’existence. 

Ses œuvres sont  essentiellement des huiles, sur toile ou bois, souvent de très grande taille.

Œuvres assez sombres dans l’ensemble, à l’exception de nus généreux de plantureuses dames, et de centaines de dessins au crayon et à l’encre. 

Il avait  su se constituer un réseau d’amis très proches qui parlent encore de lui avec grand respect. Les œuvres présentées proviennent de plus de 50 collectionneurs qui reconnaissent en lui le meilleur peintre local de l’époque. 

Cette rétrospective est très attendue par les collectionneurs roannais, elle sera accompagnée par la sortie d’un petit ouvrage recueillant avis d’experts et témoignages de ses meilleurs amis.

Exposition ouverte tous les jours de 14h30 à 18h sauf le mardi

ESPACE CONGRES, Place de l’Hôtel de ville, ROANNE

du 19 Janvier au 4 Février 2018

Organisation « Association au temps de Louis Caradot »

Entrée gratuite.

MAÏTÉ CHANTREL – AIGUILLES & SENTIMENTS

Peut-on imaginer le Lac des Cygnes sans tutus plateaux blancs, Robin des Bois sans collant vert, et Peau d’ Ane sans peau d’âne ? Aurait-elle autant marqué les esprits sans sa robe couleur du temps, et de quoi aurait eu l’air Batman habillé simplement en fille de l’air ? On ne peut pas, sans trahir l’histoire, représenter Marie-Antoinette en majorette, ou le dernier des Mohicans en Little Bob. 

Il faut, pour concevoir et réaliser le bon costume pour un spectacle vivant et des corps en mouvement, l’alliance d’un grand esprit et de petites mains. Quelqu’un ayant le sens de la mise en scène, à même de maîtriser la concordance des temps, de comprendre les couleurs, les matières, et de leur insuffler du volume.

Maïté Chantrel est de ce genre là. Costumière, habilleuse, styliste, modéliste, couturière, diplômée de la « Wimbledon School of Arts » de Londres et de l’Académie Internationale de Coupe de Paris, elle travaille, de nuit comme de jour, pour le milieu artistique.

Sans oiseaux chantant ni souris adeptes des chats d’aiguille. Installée à la Cure de Saint Jean Saint Maurice, cette Cendrillon moderne ne doit rien à la magie et ne marque pas d’ourlets pour plaire à un Prince, mais pour vous plaire à vous.

Car, pour que le spectacle continue, il faut bien que les voiles jouent, encore et toujours, avec les dentelles, les corsages avec les crinolines et les justes-au-corps avec les diadèmes. Et ça ne va pas se faire tout seul.

Une jeunesse en patchwork

Maïté est aussi douce et aérienne que son homonyme du sud ouest est vociférante et  cruelle envers les animaux. L’une des deux, donc, porte mal son prénom. Elle est née il y a 38 ans dans un petit village de pêcheurs  de Normandie. Elle passe un bac L option théâtre, étudie une année en Arts Plastiques, puis une autre au Camberwell College of Arts de Londres. Elle découvre alors le costume, cette « sculpture portée qui a un sens », et obtient une bourse pour la célèbre « Wimbledon School of Arts », section « costumes historiques ». Là, pendant trois ans, elle étudie l’histoire, apprend la couture, les techniques de moulage, le travail du fil de fer et d’autres matières. Elle entre dans le monde des tutus, des corsets, des pèlerines et des hauts-de-forme, pour ne plus en sortir. Ces années là, elle crée des costumes grandioses pour le carnaval jamaïcain de Notting Hill (le quartier du coup de foudre), réalise quelques projets pour de petites compagnies, et présente un mémoire sur la signification des motifs africains. Car l’Afrique l’attire depuis toujours… Elle y a fait ses premiers séjours à 16 ans, prend des cours de danse africaine et ne vit sûrement pas par hasard dans le quartier jamaïcain.

Du English National Theatre à la Cure de Saint Jean Saint Maurice

Fraîchement diplômée, elle obtient un poste de petites mains dans les ateliers du English National Theatre, et commence, docile, par coudre des étiquettes. Elle est ensuite l’assistante de la designer du spectacle « The Little Women ». Elle assure, là, l’habillage des comédiens, découvre l’énergie de la scène et apprend à respecter le travail de chacun. Mais l’Afrique l’appelle et là voilà partie, vaccinée et portant sa bonne étoile en bandoulière, à 200 kms de Dakar, en plein Sahel, dans le centre artisanal d’une communauté musulmane. Elle y reste un an, avec un photographe, et abat un travail considérable pour créer un catalogue et référencer tous les produits fabriqués. L’humanitaire, les ambiances « roots », sans électricité ni fer à lisser, la nourrissent plus sûrement qu’un dîner chez l’ambassadeur… Cependant, son pays lui manque enfin et, une fois son projet africain achevé, elle s’installe à Lyon.  Elle travaille alors, comme intermittente du spectacle, pour l’Opéra de Lyon ou la Biennale de la Danse. L’aventure dure 7 ans, comme l’amour. Elle fait une pause avec le costume, pour renouer avec l’humain. Elle passe 18 mois à « Fil en Forme », un atelier de réinsertion de Lyon VIIIème, dans lequel elle aide les femmes à retourner vers l’emploi.  Mais elle rencontre le père de ses futures filles et le suit à Paris où elle va, là encore, travailler dans un ESAT (établissement et service d’aide par le travail) pendant 4 ans. Et faire, donc, des filles.  L’heureux père obtient, enfin, sa mutation dans la région, dont ils sont amoureux, et c’est ainsi que Maïté, à la recherche d’un lieu pour donner des cours, s’installe à l’atelier pépinière des métiers d’art de la Cure.

Une fille qui tombe bien

Parce qu’elle a tendance à arriver où il faut quand il faut, Maïté pense être née coiffée, ce qui, pour une costumière, ne manque pas d’à propos. Son installation chez nous coïncide avec le départ en retraite du costumier du conservatoire de danse de Lyon. Et c’est  à elle qu’on propose de reprendre le poste. Quand nous la rencontrons,  elle travaille depuis septembre pour un projet de Maguy Marin, une danseuse et chorégraphe française. Elle nous explique alors comment vieillir du tissu avec une râpe à fromage tout en terminant de fixer une cerise sur une coiffe. Elle aime les perpétuelles nouvelles aventures que son métier lui offre, les recherches et les échanges qu’il impose.

Dans son atelier, rempli de vieilles malles, de rubans, de biais, de boutons et de tiroirs à malice, elle propose  également à la vente ses créations de prêt à porter, d’accessoires (sacs, chapeaux…) ou de costumes de fête propres à l’enfance. Enfin, elle anime des ateliers pendant les vacances scolaires et donne des cours de couture tous niveaux, en collectif ou en particulier (renseignez vous).  Cette jeune femme angélique donnerait sans conteste le goût du faufilage à un bûcheron et à n’importe quel punk l’envie de se faire tailler un costume, car on succombe à sa bohême et à sa sensibilité créative en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire.

ATELIER MAITE CHANTREL
La Cure – pôle culturel et touristique – SAINT JEAN SAINT MAURICE SUR LOIRE
www.maitechantrel.fr – maitechantrel@gmail.com – Tel: 06 68 03 64 56