À propos de l’auteur

Alexandra TISSOT

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ART MANI – Coiffure

Une ambiance cosy et élégante. Un endroit spacieux. Une devanture racée et épurée, en acier vieilli.

 

Vous êtes chez Art Mani, un salon de coiffure en plein centre de Roanne. Amandine y travaille depuis 2012. En juillet 2016, elle réalise son rêve en en devenant la propriétaire. Depuis, accompagnée d’Audrey, dont l’expérience au salon remonte à 12 ans, elle a mis en place une toute nouvelle équipe avec les jeunes et jolies Marie et Lisa-Marie.

Ouvert en continu du mardi au vendredi de 9h à 18h et le samedi de 7h30 à 17h, le salon est spécialisé dans les soins lissants, notamment le lissage brésilien, et les colorations végétales avec la gamme « Terre de couleurs ». L’équipe aura de plus à cœur, avec l’art et la manière, de réaliser vos coupes, coiffures, coiffures évènementielles de mariage, réveillon ou toute autre célébration très spéciale.

Une nouvelle gamme de produits va aussi faire son entrée chez Art Mani… À partir du 18 novembre, venez découvrir quel shampoing va révolutionner votre routine capillaire.

A l’occasion des fêtes de fin d’année, Art Mani vous propose un bel assortiment de coffrets-cadeaux, composés de bougies de
Charroux, de shampoing solide et de produits de soin que les cheveux garderont en mémoire. Vous pourrez bien évidemment compter sur les chèques-cadeaux valables sur les prestations, les produits capillaires, les lisseurs, sèche cheveux…

Si vous n’avez encore découvert ni le lieu ni l’équipe Art Mani, nous vous suggérons de ne pas terminer l’année sur une telle impasse.

 

ART MANI
11 Rue Anatole France – 42300 – Roanne
04 77 71 50 77 – www.coiffeurroanne.com

LA PANTOUFLEURIE

Après être partis à la conquête de Mâcon et de Châlon sur Saône pour y installer leurs magasins, Mathilde et Nicolas, originaires de la région roannaise, reviennent sur leur terre avec une surprenante boutique 100% pantoufle. Ce magasin, situé en rue piétonne, a ouvert ses portes le 9 septembre, à point nommé pour les rigueurs de l’automne annonciatrices des fêtes de fin d’année.  Vous y trouverez de la mule, de la ballerine mais aussi et …

Minelli

Et si la chaussure était une amorce, un point de départ, un coup d’envoi, un commencement ? Une nécessité pour se mettre en route, en marche, en chantier, en train, pour jouer les filles de l’air et se faire la paire ?

Pour Magali, c’est une évidence. Et si c’est à nos pieds que nous voulons le monde, c’est avec beaucoup d’égards qu’il faut les traiter. Cette roannaise de 40 ans, ancienne infirmière, a décidé de changer radicalement de vie en se lançant dans l’ aventure de la chaussure. C’est Minelli qu’elle a choisi pour le grand saut, une marque dont elle regrettait l’absence dans notre ville et avec laquelle elle partage quelques points communs d’importance : modernité, élégance, spontanéité, féminité intemporelle…

Si Magali s’est toujours placée au service des autres, elle pérennise aujourd’hui sa vocation, de façon plus ludique et plus légère, en accompagnant la femme plurielle dans son quotidien.

Pétillante et proche de ses clients, elle est une parfaite ambassadrice pour la marque chic et urbaine, qui propose également une collection homme dans l’air du temps, de la maroquinerie et des accessoires. La boutique, tendance, confortable et spacieuse saura sans nul doute vous retenir.

Magali et Dorian, quant à eux, deviendront vos alliés pour courir les pavés, flâner dans les rues, trotter en campagne, sauter les flaques et les ornières, gravir les marches, franchir les étapes, être sur le pied de guerre ou pied au plancher, danser à perdre haleine, aller jusqu’à l’autel ou au rendez-vous de votre vie…

A vos marques, Prêtes ? Marchez !

 

 

 

 

 

 

 

 

Minelli Roanne
45 rue Maréchal Foch – 42300 – Roanne
04 77 23 36 54

GARAGE AUTO’SIMO

Il y a de cela 3 ans, Julien et Mickael, deux passionnés de l’automobile, ont décidé de créer un garage à taille humaine. Longtemps chef d’atelier, Mickael est à même de proposer des prestations complètes, puisque la mécanique et la carrosserie multi-marques n’ont plus de secrets pour lui.

De plus, Auto’Simo, qui est depuis peu agréé toutes assurances, peut désormais réparer ou changer votre pare-brise.

Enfin, Julien et Mickael disposent d’un parc de véhicules d’occasion toutes marques, révisés et garantis, qu’ils se feront un plaisir de vous présenter.

 

GARAGE AUTO’SIMO
Achat / Vente toutes marques, Mécanique, Carosserie, Location avec chauffeur

45 Bd Charles de Gaulle – 42120 LE COTEAU
04 77 78 48 95 – www.auto-simo.com

Tendances – Maison

 

1/ Le Cactus

Après le flamand rose et l’ananas, c’est au tour du cactus d’envahir intérieurs et jardins. La tendance se confirme et la plante devrait bientôt, si ce n’est déjà fait, se retrouver  sur vos murs, tapis, vaisselle et objets déco.  Le cactus en pot n’est pas en reste puisque ses formes graphiques viennent réchauffer nos intérieurs, toujours influencés par une autre tendance déco : le style scandinave.


@Ikea

 

2/ Meubles pour animaux

Les designers s’intéressent à nos animaux de compagnie et tentent de nous faire oublier les paniers ou arbres à chats classiques, qui souvent enlaidissent nos intérieurs. Voilà donc que l’on nous propose des meubles et couffins design, à la fois confortables ET esthétiques, histoire de mettre tout le monde d’accord. Les prix peuvent être fous mais, bonne nouvelle, Ikea suit la tendance et lance sa gamme Lurvig pour nos amis à quatre pattes (et à 2 pattes aussi, du coup).


@Bolia

3/ Le jaune Curry

Vous allez faire le plein d’ondes positives et de chaleur avec cette nuance de jaune. De nombreux meubles et d’objets de décoration sont proposés dans cette teinte, pour une ambiance cocooning et chic. Ca sent l’épice, le gâteau dans le four et la danse orientale. Et cet ocre magique a le pouvoir de s’accorder avec toutes les couleurs et tous les styles.

Tendances – Mode

 

1/ Les paillettes

Allez, on ose, on ne se pose pas de questions.  Avec un trait de crayon subtil ou une paupière  entièrement recouverte, nos visages prennent des allures festives, et ce, même en journée.


@freepeople

2/ Le béret

Il va être l’accessoire de cet hiver. Ce joli couvre chef typiquement français vous donnera un air romantique et rétro (voire savoyard ou basque s’il est accompagné d’un costume traditionnel), et sera, surtout, une bien belle alternative au bonnet.

Il en existe de  toutes les couleurs, et il se portera bien vissé sur la tête (comme la « tarte » savoyarde des sexys chasseurs alpins)  ou légèrement incliné sur le côté (en cas de vents contraires).


@Blog-lovin

3/ LE ROUGE

Voilà du glamour, du chaud, du bouillant, du sensuel, de la lave en fusion et de la teinte radicale qui n’y va pas par quatre chemins. Avant couleur de la vulgarité et des filles de petite vertu, le rouge s’impose aujourd’hui comme l’étendard de la femme qui s’assume, qui s’impose, et qui ne se fond pas dans le décor. Avec ou sans vertu.

Tendances – High-Tech

 

1/ Xbox One X – 499,99€

C’est le 7 novembre que Microsoft doit commercialiser sa toute nouvelle console autoproclamée « console la plus puissante du monde ». Tous ses composants sont en effet bodybuildés : processeur, mémoire, carte graphique etc… pour vous proposer des animations plus fluides et plus réalistes. Que ce soit à la maison, ou  en ligne avec le reste du monde, vous n’avez pas fini de passer des heures devant votre écran.


2/ NINTENDO CLASSIC MINI 

Le 29 septembre, la Super Nintendo Entertainment System, petite sœur de la mythique console Nintendo Entertainment System, fera son grand retour dans un format compact, baptisé Nintendo Classic Mini: Super Nintendo Entertainment System.

Lancée en Europe en 1992, la Super Nintendo proposait des titres que beaucoup considèrent comme les plus grands jeux vidéo de tous les temps, avec notamment de grands classiques comme Super Mario World, The Legend of Zelda: A Link to the Past, Super Mario Kart, Super Metroid ou encore F-ZERO™.

Dotée de 21 jeux classiques préinstallés, la Nintendo Classic Mini: Super Nintendo Entertainment System se branche facilement à n’importe quel téléviseur haute définition à l’aide du câble HDMI fourni.


3/ Casque Lenovo Explorer

La marque chinoise a voulu proposer un casque de réalité virtuelle  de haute technologie mais à prix « low cost ».  Vous allez donc pouvoir nager avec les dauphins, visiter le Colisée de Rome ou incarner votre personnage dans un jeu vidéo grâce à ce casque qui  devrait vous coûter autour de 450€.


4/  Tesla modèle 3

La célèbre marque américaine a lancé cette année sa nouveauté hi-tech aux Etats Unis, avant de la commercialiser en Europe en 2018. Vous pouvez d’ors et déjà commander celle qui parcourt 350 kms avec une charge et qui atteint les 100 km/h  en  moins de 6 secondes. Comptez environ 30000€ pour une version sans option.

Idées Shopping – Spécial Noël

Que vous soyez du genre coffret de chocolats ou coffret découverte des milieux océaniques, véritables charentaises des Charentes ou carré Hermès, livre sur les trains ou place de concert rock, le moment est venu de préparer les cadeaux de Noël, puisqu’il est de notoriété publique que le père Noël est une arnaque. Creusez vous les méninges, ou ménagez les en vous inspirant des idées qui suivent. Les enfants sages, de tous âges, méritent bien un peu d’inspiration… Quant à ceux qui auront été très très vilains, peut-être se verront-ils offrir, comme au Pays basque espagnol, un sac de charbon enrubanné… On vous laisse juge, mais soyez clément, car la trêve des peuples approche…


La Pantoufleurie


29 rue Maréchal Foch
Paire de pantoufles
42 €


After Art Shop

14 rue de Cadore – ROANNE
Lampe Junny
80 €


MENS

6 Rue Alsace Lorraine – ROANNE
Polo ST JAMES « Boris Navy »
119 €


Terre de Jeux


3 rue de Cadore – ROANNE
Jeu de société  » When I Dream  »
29€90 €


Amandine Fleuriste


Halles Diderot – ROANNE
La boîte à Fleurs
45 €


Shop Coiffure


C/C LECLERC
Kit Vernis semi-permanent LACK ME
79 €


ART MANI


11 Rue Anatole France – ROANNE
Coffret bien être (produit de beauté et bougie de Charroux)
À partir de 12 €

Celkilt – Rock à carreaux

Faut-il, forcément, cultiver du chanvre pour faire la fête de l’huma, ne jurer que par la cochonaille et le salut du drapeau pour se faire le salon de l’agriculture ? Faut-il, réellement, vivre dans une bonbonnière aux tapisseries fleuries pour écouter du John Bennet, être con pour être heureux, conne pour être belle, ou une femme pour être une bonne mère ? Faut-il, sérieusement, être alcoolique pour être écossais, polonais pour être alcoolique, croire en Dieu pour faire le bien, et libre-penseur pour faire le mal ?
Non. En tous les cas, pas forcément, pas réellement, pas sérieusement. Tout comme il n’est pas nécessaire d’être un marin breton, d’aimer la San Erwann et la légende de l’ Ankou pour faire de la musique celtique. Ou d’être torse-nu et de s’en mettre plein le pif pour faire du rock.
Mais pour faire du rock celtique alors ? Pas de règles non plus ? Ne faut-il pas être un peu épileptique, un peu bourrin, un peu punk, un peu Carnacois ? Apparemment, non, mais il faut, c’est certain, aimer les carreaux, les jigs irlandaises, la déconnade et la transpiration under-kilt.

On vous présente, avec entrain et battant la mesure, Celkilt, un groupe charlendo-roannais qui voit bien du paysage et est aujourd’hui très bien placé sur la scène rock-celtique-folk : 50 dates par an, 6 albums, des tournées partout en France et en Europe, la Russie dans un mois et, bientôt, une croisière punk-rock au large de Miami, aux côtés de monstres sacrés…
Mais, sans bigouden, eau de vie de cidre et biniou dans le berceau, comment en est-on arrivé là ? Talent, rencontres heureuses, effet papillon, énergie insolente, et, sûrement, un peu de druidisme, ont catapulté 5 gaulois bien de chez nous dans un monde de kilts impertinents qu’il vous faut, absolument, découvrir, ou redécouvrir.

@JM Louarn

Et un Dieu créa Celkilt, en 7 jours, comme tout le monde

Au commencement, ils font de la musique chacun de leur côté. Ils jouent, ou non, dans des groupes locaux, ont tous l’expérience de la tournée ou du public, mais de façon confidentielle et non professionnelle. Ils sont un jour, le 4ème peut être, invités à participer à une gigantesque tournée organisée par le Bagad Avel Mor de Roanne (ensemble musical issu de l’amicale des bretons de Roanne). On est en 2011 et ils se retrouvent avec 70 à 120 musiciens sur scène, à faire des salles comme le Zénith ou l’Olympia. Disons, donc, qu’au 5ème jour, les voilà tombés bien profond dans le chaudron, contaminés sans conteste et sans retour, le sang chargé d’une potion qui ne passerait pas inaperçue sur un tour de France. Dopés à la pagaille païenne, les voilà incapables, de retour dans nos contrées, de renfiler leur pantalon. Au 6ème jour, le groupe est fondé et l’inspiration leur est envoyée. Au 7ème jour, pas de repos car il reste du taf et les kilts descendent du ciel. L’œuvre est achevée. Celkilt est né. Les fées de Brocéliande, de Galice, de Galles, de Cornouailles, de Manchester et de Liverpool trinquent bruyamment au dessus du berceau et éclaboussent allègrement nos joyeux drilles.
Ils deviennent assez vite intermittents du spectacle. Les voilà pro et l’alchimie entre modernité et tradition est un succès. Leur rock celtique, puissamment entraînant et euphorisant est un succès « héxagonal ». En 6 ans, ils totalisent 450 concerts, des festivals tout le tour du ventre, des prouesses gymniques, une activité scénique frénétique, et 6 albums, dont le dernier, « Stand », est sorti en mars 2017. Leur parcours est pour le moins bluffant et fédérateur. Depuis leur 1er album éponyme ; ils se sont fait une place de choix dans le paysage du rock celtique. Car il y bien un monde après le jazz, le classique ou le rock : il y a le rock’n kilt, une musique festive et énergique qui vous met la patate tout en vous en faisant brûler les calories.

Un quintet qui n’a pas froid aux jambes

@Jérôme Vacheron

Qui sont-ils, ces korrigans du monde réel ? Il y a, honneur aux femmes : Ana Macfive, au violon et au chant ; Loïc Macwind, à la cornemuse, au chant et à l’écriture (une plume d’ailleurs bien savoureuse) ; Titou Macfire ou Nico ( ancien des Wax et de Nao) au chant, à la guitare et aux textes ; Drick Macwater à la basse et Rem’s Macground à la batterie.
Tous différents, mais avec, bien entendu, des valeurs et des goûts communs, dont un penchant certain pour la connerie universelle, les chats, les conneries des chats, les gaudrioles et gauloiseries de tous ordres. Et si leurs paroles, toujours en anglais, sont souvent gouailleuses, explosives et persistantes, les choses sérieuses les rattrapent parfois, pour le meilleur et pour le pire. Les Celkilts, qui ont entre 30 et 40 ans, apprennent, en somme, la vie… Certains sont devenus parents, d’autres ont été directement touchés par les attentats. Alors forcément, leur dernier album, « Stand », une invitation à la résistance et à la résilience, s’en ressent. La fougue et les refrains entêtants sont toujours là, mais la nostalgie et les interprétations toutes tripes dehors s’immiscent. Après tout, un violon peut nous tirer des larmes en pleine fête, comme une cornemuse peut nous ramener à la vie en plein chant du Cygne.

@Jérôme Vacheron

Des projets XXL en plein large

Les Celkilts sont libres, indépendants à tous les niveaux (ils s’autoproduisent) et plus organisés qu’une fourmilière. Ils se déplacent à 9, leurs shows sont bétonnés et parfaitement orchestrés. Cette machine de guerre a séduit les Flogging Molly, un groupe de punk celtique américain, dont ils ont ouvert le concert au Bataclan début juillet. Tout un puissant symbole. Depuis 4 ans, les Flogging Molly organisent une croisière punk-rock de 3 jours, la « Salty Dog Cruise », durant laquelle se succède une 20aine de groupes. Cette année, elle aura lieu en avril, au large des Bahamas, et accueillera quelques pointures comme les Offspring, les Buzzcocks ou les Vandals. Seuls Européens parmi eux : un groupe allemand et nos 5 roannais en jupette à carreaux. Trois jours de pure folie, de Pura Vida, de tête dans le guidon et dans les étoiles, sur un paquebot de 2500 personnes. Ca devrait ressembler au firmament, au 8ème ciel, à la voute des cieux, pour ceux qui auront la chance, dont les Celkilts, d’y participer.

Quels que soient votre âge, votre condition physique, votre situation de famille, vos connaissances en anglais ou en légendes bretonnes, ne les ratez, de grâce, sous aucun prétexte lors de leur prochain passage à Roanne (nous attendons la date avec ferveur). Vous prendrez quoi qu’il arrive une bonne grosse claque musicale, une dose massive d’énergie rock, de gaieté celtique, et vous pourrez, enfin, mesdames, messieurs, voir sous la jupe des garçons. Si le cœur vous en dit, rdv le 20 avril à Miami sur le Norwegian Sky (pensez à amener votre maillot de bain).

PLUS D’INFOS
www.celkilt.com

Remontet – Horloger Père & Fils

Nous n’allons pas vous raconter l’histoire de Marty McFly, parti à bord d’une machine à voyager dans le passé ou le futur, ni d’un Frankenstein dépassé par sa création, ou d’un univers en miroir où le temps défilerait à l’envers.
Nous n’allons pas discuter son écoulement unidirectionnel et réveiller Newton, philosopher sur son irréversibilité récemment remise en cause par Les Visiteurs, déterminer, qui, du Big Bang, de l’Egypte, de la Chine, de la poule ou de l’œuf a inventé le temps et le moyen de le mesurer. Ce n’est pas aujourd’hui que vous allez savoir s’il existe vraiment ou s’il est né de notre observation intellectuelle. Le temps est une notion, un concept, cyclique, ou linéaire, qui, soyons clair, nous emmerde plus souvent qu’à son tour.
Fort heureusement, certains ont eu assez vite l’idée, histoire de faire passer la pilule rugueuse de notre mortalité, intimement liée à l’égrenage du temps, d’associer sa mesure à la prouesse mécanique puis à la beauté, voire au luxe qui, parfois seulement, ne font qu’un. Du cadran solaire au cadran de berger, du sablier au beffroi, du pendule oscillant à la première horloge, l’homme, aidé du déplacement quotidien de l’ombre, des saisons, des cycles lunaires, des constellations, des marées, et d’un esprit inventif incontestable, a toujours voulu…résoudre l’équation du temps ?
Pierre et Valentin Remontet, père et fils, de l’horlogerie éponyme à Renaison, font partie de ces virtuoses des aiguilles qui miniaturisent le mouvement du temps. Professionnels de la restauration et du métier d’art de l’horlogerie, ils ont décidé de créer Leur montre mécanique, estampillée « Remontet & fils », en série limitée à 25 exemplaires.
C’est leur histoire que nous vous racontons, ou la genèse d’une aventure audacieuse, transparente et intemporelle…dans le presque infiniment petit.

Le destin d’un nom

L’histoire familiale commence dans les vignes. Mais avec un nom pareil, les Remontet ne pouvaient pas en rester là. Et c’est le grand père de Valentin, Jean-Baptiste, qui, ne se découvrant aucune passion pour les bretelles ou la part des anges, ouvre la voie d’une destinée horlogère. Il fait son apprentissage à Roanne, avant d’être tristement déporté en Allemagne le 10 août 1944, année funeste parmi d’autres. Il y travaille un an comme horloger. A la libération, il s’installe à Lyon puis décide, en 1949, de créer sa boutique à Renaison. Il a 25 ans. Il a un fils, Pierre, qui bientôt passe le plus clair de son enfance auprès de ce père dont le métier le fascine. L’atelier regorge d’outils de toutes sortes dont il se sert pour réparer ses petites voitures. Adolescent, il donne la main en été, et découvre des gestes séculaires, délicats et apaisants, un métier plaisant, propre et multiple. Il fait ses études d’horlogerie à Morteau puis travaille quelques années chez un horloger et en station technique. En 1984, il crée son atelier de restauration d’horlogerie ancienne, toujours à Renaison. Il a 25 ans. Cinq ans plus tard, l’atelier du fils et la boutique du père sont regroupés en un même lieu. Puis vient Valentin, le petit fils. Tout d’abord passionné par la mécanique automobile, il en fait son premier choix d’études, pour finalement se rendre compte que ses besoins créatifs ne sont pas satisfaits. Il se tourne alors vers une mécanique d’orfèvre et suit les pas de son père à Morteau. Il obtient là le plus prestigieux niveau de qualification : le Diplôme des Métiers d’Art. A son tour professionnel de l’archet, du balancier et de la cage dentée, il travaille 5 ans en Suisse pour des grands noms de l’horlogerie, comme Tag Heuer ou Breguet. Sa créativité s’exprime mais les décisions financières et les codes du marketing le frustrent. A l’aube de ses 25 ans, il rêve d’une pièce exceptionnelle avec défi technique. En janvier 2017, lui et son père sortent les 1ers dessins d’une montre mécanique à complication. Ils ne le réalisent pas encore tout à fait mais la machine est lancée et le compte à rebours vers une finalité grandiose commencé.

 

Une montre à 25 exemplaires

Valentin revient dès lors tous les week-ends pour travailler avec Pierre sur ce qui devient un ancrage dans l’avenir. La première montre fonctionne dès le mois de Mars. La mécanique est visible et on peut observer le mouvement de la « seconde rétrograde », une complication horlogère, entièrement façonnée à la main, qui permet à l’aiguille des secondes, lorsqu’elle arrive à 60, de retourner instantanément à 0. Le mouvement rétrograde a donc lieu toutes les minutes. La 2ème montre, plus aboutie, est prête fin mai. En juin, et puisqu’il ne faut jamais reculer devant une pendule qui avance, ils mettent définitivement le doigt dans l’engrenage, et leur série est lancée. Valentin va avoir 25 ans en octobre et décide de quitter la Suisse pour rejoindre l’atelier de son père. 25 est, très clairement, un chiffre clé dans l’histoire familiale. C’est donc à 25 exemplaires que leur montre sortira. Le mois dernier, lorsque nous les rencontrons, 22 pièces ont déjà été pré-commandées. Elles seront livrées à Noël, soit un an après les premières ébauches…
« La logique d’industrialisation a poussé les grandes marques horlogères à s’axer sur le volume et à en oublier le compliqué. Ce sont des ingénieurs qui aujourd’hui font les montres, les horlogers ne sont plus là de la conception à la réalisation». Pierre et Valentin, s’ils ne veulent pas, bien sûr, concurrencer l’horlogerie suisse, ont une logique différente : revaloriser leur savoir faire, en s’attachant davantage au produit qu’à l’image marketée du produit, réaliser des montres uniques, comme ils le font déjà, ou réalisées en quantité très limitée. Et ils entendent bien, pour 2018, une fois leur première série livrée, partir sur une réalisation totalement différente.
Après « Le temps Suspendu » d’Hermès, ou la montre de l’impossible, « Remontet & Fils » signent là la montre de la seconde rétrograde, et donc du retour en arrière systématique ou du temps réversible. Toute en arcs de cercle et en esthétique, cette montre philosophe nous laisse croire, un peu, en la courbure du temps…

REMONTET – Horloger Père & Fils
83 Place du 11 Novembre – 42370 RENAISON
04 77 64 45 03