À propos de l’auteur

Alexandra TISSOT

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S.P.A. «Un jour, c’est certain, Dieu reconnaîtra les chiens» (Renaud, dans « Baltique »)

Cet article est pour eux, qui jamais ne pourront le lire, ces rôdeurs éclopés, ces pestiférés, ces chiens de la casse, ces chats galeux, ces moutons noirs, ces vilains petits canards, ces pauvres teigneux souvent faits comme des rats. 

Cette tribune est pour elle, à qui jamais on ne lit ses droits, cette légion des damnés de la terre, des héritages dont on ne veut pas, des chiots qui ne restent pas peluches, et qui finissent en clébards allant comme des chats maigres. Pour toutes ces minettes épuisées, aux mamelles taries par des chatons sans père, pour  tous ces bâtards solitaires, ces meutes de cerbères, de races démodées, qui, entre chiens et loups, ne savent plus sur quel cheval miser.

Bien sûr, si cela ne tenait qu’à eux, ils se feraient vite oublier, ne sortiraient que la nuit, lorsque tous les chats sont gris, iraient secouer leurs puces avant potron-minet, et attendraient, sauvages et langues pendantes, de mourir comme des chiens. Seulement voilà, cette triste armée de pauvres hères aux babines malades  a son Abbé Pierre. Ces chattes trop amoureuses, ces cas sociaux des toits brûlants, ont leur Armée du Salut. Ces fins limiers abandonnés, bonnes pâtes ou sales cabots, ont leur Petite Soeur des Pauvres. 

La SPA, ou société protectrice des animaux, est, depuis 1845, la porte parole des rebuts du monde animal. Créée en première instance, par Etienne Parisot, pour protéger les chevaux maltraités par les cochers parisiens, têtes de chiens, ses champs d’action se sont bien vite étendus. Depuis la première loi consacrée à la protection des animaux en 1850, jusqu’à ce que le parlement leur confère, en 2015, le statut d’êtres vivants (sans déconner??) doués de sensibilité, la SPA est, avec les moyens qui sont les siens, de toutes les luttes. 

Nous avons rencontré Sylvette, trésorière de l’association, et Dany, membre du conseil d’admistration. Qui, en défenseures émérites et bénévoles, de la déclaration universelle des droits de l’animal, adoptée à l’Unesco en 78, se battent, pour qu’un jour, enfin, « Dieu reconnaisse les chiens ».

Par un caniculaire après midi de juillet, sous une pergola accueillante, entourés de chats intrépides et de mascottes indifférentes, dans un va et vient incessant de promeneurs bénévoles, nos voix presque couvertes par des aboiements mélancoliques, compulsifs, tonitruants… Ce n’est pas la mort du petit cheval blanc, mais il faut, tout de même, à ces deux femmes, qui nous parlent de concert, bien de l’amour et du courage…

Mesdames, quelle est l’histoire de la SPA de Roanne ? 

Elle a été créée en 1928, par une femme, Grabrielle Venin. Initialement, elle se situait avenue du Polygone, où elle est restée jusqu’à la fin des années 80. En 90, la mairie a fait construire les bâtiments que nous occupons aujourd’hui, sur un grand terrain qui est sa propriété, le long du canal, en pleine nature. C’est à titre gracieux que les chiens sont hébergés ici. Car à Roanne, j’insiste, nous ne gérons pas les autres animaux, qui sont redirigés vers d’autres associations quand on nous en amène. L’Arche de Noé, qui est mitoyenne, est une entitée distincte qui ne s’occupe que des chats, et nous entretenons des rapports de bon voisinage. Comme vous pouvez le constater avec la communauté féline ici présente… (ndlr : un chat est étendu de tout son long sur la table, tandis que d’autres lézardent ou se promènent crânement devant les cages…)

LVMH ou Dassault investissant, à notre connaissance, assez peu dans le bien-être animal, de quoi vivez vous ?

Beaucoup d’amour et d’eau fraîche ! Nous recevons, heureusement, des dons, parfois des donations. Nous avons aussi une fonction de fourrière, à Roanne,  nous percevons donc la redevance. La fondation 30 Millions d’amis nous aide beaucoup, nous fournit une partie des croquettes et nous paye presque 3 mois de frais vétérinaires. Les bénévoles eux mêmes font parfois des dons, de même qu’il est possible de « parrainer » un chien, c’est-à-dire de participer, à hauteur de ses possibilités et sans le prendre chez soi, à sa prise en charge. Nous organisons aussi des opérations « caddies », et l’une d’entre elles nous a une fois permis de récolter 3 tonnes de croquettes, ou des fêtes durant lesquelles nous vendons des livres, des objets de brocante ou autres (le muguet du 1er mai, le Noël des animaux…).  Nous développons depuis peu une activité de pension pour les chiens identifiés et à jour de leurs vaccins. Enfin, nous comptons beaucoup sur la collecte de fonds de fin novembre, et sur tout ce que les gens nous donnent avant l’hiver (couettes, coussins, etc.). Mais tout cela ne suffit encore pas, et chaque année le déficit se creuse…Nous passons en moyenne 40 kgs de croquettes par jour, et avons 1500 euros de frais vétérinaires tous les mois, entre autres dépenses …

Comment 

fonctionnez-vous ?

Ici, nous avons 6 salariés, et c’est un effectif incompressible!! Viennent ensuite tous les bénévoles, constitués majoritairement de femmes : 2 enquêteurs, lorsqu’on nous signale une maltraitance, 2 personnes qui suivent les adoptés, une éducatrice canine, le responsable de la section animalière des pompiers de Roanne, des bricoleurs, car nous avons besoin de tous les corps de métiers, et les indispensables promeneurs. C’est aussi une jeune bénévole qui gère les réseaux sociaux, qui sont d’une formidable efficacité ! Et puis, il y a tous les membres du conseil d’administration, avec à sa présidence Michel Nebout. Il est d’ailleurs très dynamique et, depuis son arrivée, plein d’améliorations ont été apportées pour le bien-être de nos animaux (chauffage au sol, brumisateurs, espaces détente)

Êtes-vous parfois en surpopulation ?

Jusque là, arrivées et départs s’équilibrent. Bien sûr, lorsque nous rentrons 6 chiens, et qu’un seul s’en va … ce n’est pas très rassurant. Mais nous n’avons, heureusement, jamais recours à l’euthanasie, sauf celle de fin de vie, si, et uniquement si, le vétérinaire juge que tout a été tenté et que l’animal souffre. Certains chiens sont là depuis si longtemps qu’ils sont ici chez eux. Comme Vickie, une très vieille Terreneuve de 14 ans, qui déambule à sa guise et à qui on vient d’installer un ventilateur dans la cuisine, Lubie, notre mascotte un peu lunatique, ou encore Tom et Jerry, deux frères qu’on a eu bébés et que nous n’avons jamais eu le coeur de séparer.

Et du coeur, il en faut, n’est ce pas, pour donner de son temps ainsi ?

Nous sommes amplement payés en retour. Il faut le dire aux gens. L’amour et la reconnaissance de ces chiens, qui ont tous une histoire différente, que nous ne connaissons pas toujours, sont bouleversants et inconditionnels. Mais, en attendant le jour béni où les abandons et les cruautés cesseront, il nous faut, également, des bras, des sous, et des adoptants. Nous avons, aujourd’hui, 55 chiens proposés à l’adoption, et tous, croyez nous car nous connaissons chacun d’entre eux, méritent une seconde chance …

 

Le Jeu de cette Famille (d’aujourd’hui)

C’est un beau roman, c’est une belle histoire …
Laëtitia Michalik, jeune maman Charliendine de 30 ans, est en congé parental lorsqu’elle tombe par hasard sur les illustrations de la non moins jeune versaillaise, Korrig’anne. Immédiatement, elle est sous le charme de cette autre jeune mère de 2 enfants et de ses dessins sur le thème de la famille. L’idée lui vient alors de réinventer le jeu des 7 familles mais dans une version bien ancrée dans notre époque. Différents thèmes sont abordés : le handicap, le deuil périnatal, les familles recomposées, les origines différentes etc … Korrig’anne est partante. Ce sera le début d’une collaboration à distance autour d’un projet qui prône de sincères valeurs d’acceptation de la différence.
Les voilà lancées et elles proposent leur idée sur la plateforme de financement participatif Ulule. Le succès est au rendez-vous et l’objectif dépassé car ce sont près de 252 contributeurs qu’elles séduisent.
En cette fin juillet, Laëtitia vient tout juste de finir de coller ses timbres et d’envoyer les 200 jeux un petit peu partout en France mais aussi dans quelques pays étrangers.
L’autre fierté du duo est de pouvoir remettre un chèque de 200 € à l’association « L’enfant bleu » qui lutte contre la maltraitance des enfants, écoute et soutient ceux qui en ont été victimes.
En septembre, il faudra surveiller de près la page facebook « lejeudecettefamilledaujourdhui », pour savoir quelle suite elle donne à cette aventure, et si vous pourrez vous aussi avoir ce jeu de cartes pas comme les autres entre les mains.
C’est tout le bonheur que l’on vous souhaite !

 

 

www.facebook.com/lejeudecettefamilledaujourdhui
www.korriganne.com 
www.enfantbleu.org

Librairie Le Carnet à Spirales

BD – « L’Odyssée d’Hakim »-Tome 1
Auteur : Fabien Toulmé
Édition : Delcourt

Mettre des visages sur des drames, suivre au plus près la fuite, être précis jusque dans les moindres détails afin de mieux se sentir concerné, tel est le projet de Fabien Toulmé, l’auteur, entre autres, du très beau  « Les deux vies de Baudouin, en 2017. Hakim ne sera donc pas un nombre de plus, un individu recensé, un parmi la longue litanie des quotidiennes informations égrenant, laconiques, un chapelet de naufrages, de noyades. Fabien Toulmé  a rencontré Hakim, réfugié syrien, dans leur désormais ville commune : Aix en Provence. Il a alors souhaité, afin de donner âme et corps à son projet, dessiner et écrire l’Odyssée d’Hakim. Car oui vraiment c’est une incroyable odyssée que d’essayer de rester en vie quand on fuit. En Syrie, la guerre éclate. Hakim vient d’être torturé.  Il part, laissant sa famille, ses enfants, son entreprise, sa vie pour tenter de la conserver, de la reconstruire, dans un pays plus humain. Fabien Toulmé retrace donc le parcours d’Hakim en 304 pages d’un dessin sans pathos ni fioritures de la Syrie à la Turquie. Bouleversant, le récit oscille entre violence et espoir, le  témoignage dessiné d’une vie de migrant, par un illustrateur humaniste, qui brise l’indifférence.


BD – « Didier, la 5e roue du tracteur »
Auteur : Pascal Rabaté / François Ravard
Édition : Futuropolis

Retrouver Rabaté est toujours un plaisir alors lorsqu’il partage l’affiche avec François Ravard, celui-ci est doublé…  Didier est agriculteur, célibataire, un peu rond, un peu picoleur, circulant en mobylette, vivant sous le toit de sa soeur Soazig. Cette soeur qui désespère de le voir seul. Elle se met donc en quête et en tête de lui trouver le « grand amour » via un site de rencontre. Didier, quant à lui, possède ses propres critères. Il souhaite vivre avec une femme «rigolote », lui qui manie l’humour avec habilité et demeure farceur. S’ensuit alors une quête amoureuse vécue comme une chasse aux trésors. Simpliste selon vous ? Cette bande dessinée drôle et énergique évoque la campagne, la désertification, la difficulté de vivre seul et celle de trouver à ne plus vivre seul. Des sujets forts abordés avec tendresse pour une bande dessinée incitant au bonheur.


BD Jeunesse – « Kong-Kong »
Auteur : Vincent Villeminot
Illustration : Yann Autret
Édition : Casterman

Abélard est un jeune garçon plein de malice et de rêves. Un vrai gosse donc. Alors quand ses parents lui annoncent qu’ils vont emménager dans une tour, lui imagine dès lors un château formidable, avec un pont levis, des tours, des créneaux et pourquoi pas alors devenir chevalier. Oui pourquoi pas… La déception est immense, bien entendu. La machine à rêves tombe en panne comme l’ascenseur d’ailleurs, et les 82 étages à gravir sont forcément bien éprouvants. Heureusement dans ce château en toc, vit une princesse, la jolie petite Héloïse. Ces deux-là vont devenir inséparables. Mais pourquoi « Kong-Kong » alors ? Car un gorille vit sur le toit de l’immeuble, tout simplement… et c’est Héloïse qui en a la charge. Tout simplement ! C’est le premier tome des aventures d’Héloïse et d’Abélard et quand on connaît l’imagination débordante de Vincent Villeminot, il ne reste plus qu’à attendre les suivants avec l’impatience d’un enfant.


ROMAN – « Là où les chiens aboient par la queue »
Auteur : Estelle-Sarah BULLE
Édition : Liana Lévi

Une plongée superbe en terres guadeloupéennes dans les années 40, dans un petit village isolé, à la rencontre de personnages hauts en couleurs, d’une famille : Les Ezechiel.  Le grand-père, ce roc immuable posé sur son morceau de terre, Hilaire, les tantes dont la très fameuse Antoine que la narratrice cuisinera pour goûter l’ambiance de vie mais aussi pour comprendre le chemin que traceront ces tantes de l’île à la capitale. La lecture de ce livre est une joie accentuée par l’insertion habile d’expressions créoles tendres, drôles ou caustiques, dont ce titre énigmatique et imagé. C’est également un livre de mémoire, avant que celle-ci ne disparaisse, la mémoire de ces français d’outre-mer venus s’expatrier par l’intérieur en métropole. Estelle-Sarah Bulle donne corps à ces corps déplacés, de la couleur de l’île à la grisaille banlieusarde, du commerce bringuebalant, indispensable et joyeux à celui chiche et procédurier de la capitale. C’est un hommage à cette génération, dure à la tâche, forte en gueule, déracinée. Un premier roman tendre et ample, une superbe découverte de la rentrée littéraire dont les personnages suivront longuement le lecteur une fois le livre refermé.


ROMAN – « Capitaine »
Auteur : Adrien BOSC
Édition : Stock

Marseille, 24 mars 1941, un paquebot défraichi, couchettes de bric et de broc, prend la mer emportant à son bord un incroyable contingent d’intellectuels et d’artistes, « réprouvés de Vichy », et d’inconnus, fuyant l’ennemi afin de se rendre en Amérique. Citons alors pêle-mêle André Breton, Lévi-Strauss, Victor Serge, Anna Seghers. Voyage en haute mer, en haute littérature, ce « Capitaine » est un roulis permanent, ne laissant au lecteur aucune chance de s’appuyer calmement contre le bastingage du paquebot. Histoires, anecdotes, digressions sont autant de vagues qui plongent celui-ci dans un bouleversement de ses habitudes littéraires. Il faut embarquer, avoir un peu le pied marin et se laisser aller à cette érudition habile et distrayante loin d’un catalogue appliqué de connaissances. Incroyable traversée, ce « Capitaine », comme une certaine « Boussole » ne laissera pas indifférent. 


ROMAN – « Balles perdues » Auteur : Jennifer CLEMENT
Édition : Flammarion
Trad. anglais : Patricia Reznikov

Après le bouleversant « Prières pour celles qui furent volées »*, « Balles perdues » confirme le talent de Jennifer Clément à nimber son univers d’une petite musique toute doucereuse qui tranche follement avec la violence ou la douleur des situations. Le choc est alors plus rude encore. Margot et sa fille vivent dans un coin paumé de Floride, dans leur voiture, maison Mercury, trésors dans la malle, au milieu de quelques caravanes et mobil-homes. La mère pose sur le monde un regard de grande naïveté, croyant encore, malgré les turbulences, pouvoir déceler la beauté en chacun.  Pearl, la fille, se contente de l’amitié nouée dans ce camp de fortune avec Avril May, et décrit le monde avec une franchise déconcertante. La vie s’écoule, finalement sans heurts. Apparaît alors Eli, le nouvel amant de Margot, trafiquant d’armes malsain qui sèmera la zizanie dans ce bonheur précaire.  Brillant.


 

Par la Librairie  LE CARNET À SPIRALES   
3 bis Place de la Bouverie – CHARLIEU 

Restaurant Entre Deux Ô

Filet de daurade royale, tagliatelles à l’encre de seiche et pesto, émulsion de coques

Ingrédients pour 4 personnes:

200g de tagliatelles à l’encre de seiche
4 filets de daurade royale
100g de coques
1 bouquet de basilic
2 gousses d’ail
2 cuillères à soupe d’huile d’olive extra
2 cuillères à soupe de parmesan
2 cuillères à soupe de pignons de pin
1 échalote 
10 cl de vin blanc
10 cl de lait
Sel et poivre

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Pour le pesto 

Placer dans un bol mixeur le basilic, l’ail, le parmesan, les pignons de pin et l’huile d’olive, mixer.

Pour les tagliatelles

Cuire les tagliatelles dans une chauffante, égoutter puis mélanger au pesto.

Pour l’émulsion de coques

Rincer les coques, les mettre dans une casserole avec le vin blanc, l’échalote ciselée et les cuire à couvert jusqu’à leur ouverture, retirer le jus de cuisson, incorporer le lait et réserver.

Pour la daurade

Dans une poêle cuire la daurade côté peau  avec l’huile d’olive extra.

Dressage

Disposer les tagliatelles au centre de l’assiette, ajouter le filet de daurade, mixer l’émulsion de coques et les disposer autour dans leur coquille.

Accord mets et vins

Vin blanc  « Le Chardounez » Le Retour Aux Sources Domaine Pluchot Saint-Alban-les-Eaux


Restaurant Entre deux Ô 
72 bis quai Commandant Lherminier 42300 ROANNE 
04 77 23 91 03 

30ÈME PRINTEMPS MUSICAL EN PAYS ROANNAIS

Cette manifestation souffle cette année ses 30 bougies . C’est déjà remarquable puisque cela en fait une des plus anciennes manifestations culturelles du roannais.

Le Printemps Musical en Pays Roannais est né de la volonté de marquer le 100 ème anniversaire de l’existence de la société « Les enfants de la côte » sur St André d’Apchon en 1989. L’idée était de permettre au plus grand nombre d’avoir un accès à une programmation de qualité et des formations venant d’horizons divers. C’est donc avec la même énergie et la même exigence que ce Printemps 2018 va se dérouler du 26 mai au 14 juin dans divers endroits de notre région roannaise. 

Nous ne pouvons que vous conseiller de réserver au plus tôt vos billets pour cet évènement incontournable sur le site www.printempsmusical.com.  

PROGRAMME

Samedi 26 mai 
« Roulotte Tango »
Salle culturelle de Renaison 
Les huit musiciens de roulotte Tango jouent un concert entièrement consacré à la musique de tango argentin avec démonstration de danse Le concert enchaînera sur une « milonga ».
Plein tarif 18€ – Tarif réduit 15€

Jeudi 31 mai 
Quintette Hermes 
« Compositeurs marins et impressionnistes au temps de la grande guerre »
Eglise de Saint André d’Apchon
Plein tarif 15€ – Tarif réduit 12€

Samedi 2 juin
« Ferrat en Choeurs »
Halle de Saint André d’Apchon 
Natacha Ezdra chante Jean Ferrat avec la participation de la chorale Côte et Choeur du Gamec.
Plein tarif 18€ – Tarif réduit 15€

Samedi 9 juin
 « Harmonie’celt »
Halle de Saint André d’Apchon
L’Ensemble Instrumental de Saint André d’Apchon « Les Enfants de laCôte » et le Bagad Avel Mor dans un programme aux couleurs celtiques.
Plein tarif 12€ – Tarif réduit 10€

Jeudi 14 juin 
« 9ème Symphonie de Beethoven »
Le Scarabée Riorges/Roanne
L’Orchestre National de Lyon sous la direction de Léonard Slatkin interprète la 9ème symphonie de Beethoven avec choeurs et solistes (183 musiciens et choristes)
Plein tarif 38€ – tarif réduit 30€

BIENNALE DU VERRE DE CROZET 2018

Samedi 25 et Dimanche 26 Août 2018
16ème Edition Le Verre Dans La Lumière

Le Crozet, village de Caractère du roannais, sera le temps  d’un week-end d’août le lieu de rendez-vous de la création artistique en art verrier.

Artisans d’art, plasticiens, ils seront plus d’une vingtaine à exposer, dialoguer, expliquer leurs différentes techniques d’élaboration de cet art ancestral.

Pour cette 16ème édition le thème sera Le Verre dans la lumière. Chaque artiste vous invitera à appréhender sa création, pour ce qu’elle représente, et vous présentera sa façon de travailler le verre: soufflage, filage, sculpture, pâte de verre, fusing, vitrail,… Vous découvrirez ainsi les effets de la lumière lors de sa rencontre avec le verre.

  

 Le Verre à Crozet c’est aussi la Boutique du Verre ouverte en juillet et août

Samedi 10h/19h-Dimanche 10h/18h – Entrée 2,50€-Gratuit-12ans

www.festivalduverre.framisvieuxcrozet@orange.fr – Infos :04 77 63 00 87

PACAU COUTURE – Séverine & Éric CIAMPI

Vous viendrait-il à l’idée de chercher où manger un bon aligot à Los Angeles, de dire à un Savoyard que « Savoie-Haute Savoie, c’est la même chose », de vouloir de la dentelle de Douvres en plein Calais ou de la laine de mouton d’Ecosse en Patagonie ? On a beau dire, on a beau faire, les meilleures bêtises se font à Cambrai, les vraies espadrilles aux Pays Basque, et on laisse bien volontiers la corrida aux espagnols, comme les anglais nous laissent nos pauvres grenouilles. 

Et bien figurez-vous que le luxe a lui aussi une étiquette, un berceau, un pays d’origine, du sang de Capétien dans les veines et Marianne comme inéluctable poinçon. Sortons les coqs et leurs cocoricos, les « Vive la France » sous les hourras et notre vieille arrogance de gaulois car le « Made in France », est, encore, synonyme d’excellence. Nous n’avons pas de pétrole et le French Lover est rudement concurrencé depuis que les femmes voient du pays, oui, mais…nous avons le savoir-faire du luxe. Alors amis fortunés, réjouissez vous !  Amis qui l’êtes moins ou pas du tout, sachez que le luxe n’existe, quelque part,  que grâce à vous et à votre frustration à ne pas le posséder. Et puis, sa progression annuelle étant inversement proportionnelle à la courbe de paupérisation, il est un pourvoyeur d’emploi très intéressant… Ainsi, « Pacau Couture », à la Pacaudière, qui travaille le « flou » pour les grandes marques de luxe françaises, recrute encore et encore… Depuis le rachat en 2011 par Séverine et Eric Ciampi, l’effectif a doublé et il va falloir songer à pousser les murs.

Sans dépenses somptuaires au Sofitel ni mondanités en Berline, nous avons fait, grâce à eux, une immersion dans les coulisses du luxe. Une chance inouïe pour les amateurs de belles choses, sans le sou, in dire straits, fauchés comme les blés, que nous sommes.  Malgré tout, nous pourrons ainsi dire à notre descendance que nous avons assisté à la naissance d’une écharpe Hermès, à la mise hors d’air d’une robe Dior, ou à l’évaporation d’un chemisier Céline…

 

Une histoire de beau linge

La fabrique est une vieille dame, contemporaine, en ses jeunes années, de l’essor du chemin de fer ou de l’éveil de Coco Chanel. Au début du XXème siècle, la révolution industrielle du textile n’en est plus à ses premières bougies, et le transport du coton est grandement facilité dans toute la France. Ainsi, la famille Déchelette crée un atelier de cotonnade à La Pacaudière en 1906, sans Joseph qui, lui, a toujours préféré les vieux os à épousseter. 

Dans les années 1960, c’est Yves Saint Laurent qui reprend l’affaire et en fait un de ses sites de production. Sachez donc, Mesdames, que les chemisiers Rive Gauche ont  été Pacaudois jusqu’en 1985, date à laquelle Yves Saint Laurent décide de ne garder que son site d’Angers. Deux salariés font alors revenir les licenciés et prennent  la direction de la fabrique rebaptisée « Paco Couture », puis « Pacau Couture », après  le procès intenté par un Paco Rabanne revenu pour l’occasion d’une vie antérieure.  En 2011, ayant cumulé leurs 40 annuités et demie de cotisations, ils trouvent repreneurs avec Séverine et Eric Ciampi, un couple de Lyonnais supposément prêts pour le challenge et la folie douce Roannaise.

Et si c’était à refaire ?

Et bien ils le referaient. D’abord, parce que Pacau Couture se porte bien, positionnée sur un marché porteur d’artisans malletiers, selliers, maroquiniers, couturiers… devenus des marques de luxe internationales. En effet, l’effectif est passé en 7 ans de 45 à 100 salariées. Il n’y a que deux hommes alors souffrez, pour une fois, que le féminin l’emporte. L’entreprise cherche encore à embaucher, et c’est sans compter les agrandissements à prévoir.

Ensuite, la qualité de vie de notre petite ville, cachant bien son jeu pour vivre heureuse, a largement convaincu les deux citadins lyonnais. Disons que les pentes de la Croix Rousse ou les petits bouchons de la rue des Marronniers ne leurs feraient plus faire le chemin inverse. Le changement a pourtant été radical. Séverine et Eric occupaient tous deux des postes plutôt sympathiques mais rêvaient d’avoir une entreprise à eux et ont été sensibles aux produits de Pacau Couture, à son savoir-faire reconnu en France et à l’Etranger. Ce sont aujourd’hui des roannais d’adoption heureux qui parcourent chaque jour les 20 kms les séparant de leur lieu de travail. En seulement 20 minutes.   

Du flou artistique 

Dans les ateliers où les petites mains jouent des coudes, différentes équipes travaillent la technique du flou, ou tout ce qui a trait à la confection de vêtements souples et vaporeux. Soie, mousseline, voile, etc., se pressent sous les pieds de biche ou entre les doigts de ces femmes studieuses et concentrées sur leur ouvrage. Car il s’agit d’un savoir faire séculaire et garant d’excellence. Mais, si la tradition du luxe français remonte à Louis XIV et aux premières manufactures, il faut bien tenir la barre et maintenir les compétences à leur plus haut niveau. Nous assistons d’ailleurs à une transmission de connaissances entre Simone, qui va partir en retraite, et Sidonie, qui vient d’arriver… 

Le prestige a un prix, qui n’est pas celui de la délocalisation. Il n’existe qu’une dizaine de façonniers en France, et Pacau Couture est le seul dans la région, à donner corps aux créations prêtes à porter de Dior, Hermès, Céline, Thierry Mugler, Chloé, etc.  Un prototype est d’abord créé, qui servira aux défilés et à être, éventuellement, amélioré. Puis la production est lancée et chaque pièce doit être parfaite, avec les contraintes données, du 34 au 44. Avec 4 collections par an, qu’il faut livrer en temps et en heure, l’organisation scientifique du travail ou Taylorisme est à son apogée, même si la qualité ne peut que primer sur le rendement.  Chacune a un rôle bien précis, de contrôle du découpage (informatisé, comme le patronage), d’assemblage, d’essayage, de finition, de repassage… Et c’est toute une fourmilière qui s’affaire autour d’un chemisier avec incrustations de dentelle ou d’une robe en soie en pièces détachées. 

Bien entendu, après avoir fureté parmi tous ces tissus précieux, observé  ces femmes que rien n’arrache à leur concentration, vu leurs doigts habiles courir d’une tâche à l’autre, caressé des robes inaccessibles au commun des mortels, et apprécié, en jouisseurs que nous sommes, le spectacle que tous donnaient ensemble… nous nous surprenons à penser, comme Voltaire, que le superflu est, décidément, « une chose bien nécessaire ».  Et nous souhaitons à Séverine et Eric que le marketing du rêve continue, longtemps, de prêter vie, dans la prospérité, à ces savoir-faire inestimables.

PACAU COUTURE
TÉL : 04 77 64 36 22
MAIL : contact@pacaucouture.fr

MARTELANCHE – La République en glaise

Une petite fille de 10 ans observe, lors d’une veillée, son père qui nettoie la glaise de ses sabots. Nous ne sommes pas en plein anachronisme ni dans une communauté Amish de la côte roannaise, mais à Saint Romain La Motte, en 1900. Pierre Martelanche, modeste vigneron de 51 ans, s’apprête à gagner sa part d’éternité car sa fille lui demande de modeler, avec cette glaise, un vase pour ses fleurs. Il accomplit ce geste fondateur. En effet, jusqu’à sa mort en 1923, sans cesser, il fera naître sous ses doigts ses représentations de la féminité, de l’indispensable progrès et de ce qui compose son ADN : la lutte contre les injustices de tous ordres, la laïcité, l’éducation en alternative aux guerres assassines, et la femme comme avenir de l’homme. Soit le pire cauchemar d’Eric Zemmour. 

Mais les grands humanistes d’aujourd’hui étant les aliénés d’hier, Pierre est un fou en son temps. Alors, même si ses œuvres, ses plaidoyers, sont à l’abri dans le « petit musée » qu’il leur a construit, elles connaissent le mépris, le rejet, puis l’oubli et les intempéries. Car l’opprobre est jetée, aussi, sur ses descendants. Figurez-vous, si en plus ils avaient été roux. Galilée et son idée d’arrondir les angles…passe encore, mais prôner le libre accès à la connaissance pour rompre avec le déterminisme social ou biologique et hisser les valeurs républicaines bien au dessus des instincts sanguinaires…même Jaurès a dû finalement regretter, en ces temps de grand nationalisme. 

Ainsi donc, pendant un siècle, le temps ronge, sans les abattre, les œuvres de Pierre. Elles attendent, presque à tombeau ouvert, une heure plus propice, plus clémente, plus tolérante, pour lui offrir une reconnaissance posthume.  Cette heure bénie arrive puisqu’en 2011, elles sont enfin redécouvertes et qu’ un petit monde d’initiés se démène depuis pour les ramener à la vie. Oh…non pas que notre époque soit une ère d’amour pour tous et en toutes parts, mais les esprits sains ont accepté l’idée qu’une femme, même pauvre, pouvait apprendre à lire.

Du sanctuaire pantelant, à l’orée d’un champ de maïs de Saint Romain La Motte, à l’espace de restauration du Musée des Confluences de Lyon, nous vous livrons l’hallucinante histoire de sculptures « messagères », véritables trésors d’art brut, et d’un homme simple, un « juste »  marginalisé, qui fut pourtant leur céleste père.

 

Un homme à femme 

Pierre (vous permettez que je vous appelle Pierre?) naît en 1849 à Saint Romain La Motte. Un garçon simple dans le monde rural et cruel d’alors, peuplé d’âmes fortes à la Jean Giono. A 16 ans, il part à Saint Germain Lespinasse pour se mettre au service de bourgeois, et occuper, grâce à sa polyvalence naturelle, différentes fonctions. Mais il doit bientôt apprendre à marcher au pas et c’est en pleine guerre de 1870 qu’il poursuit un service militaire fatalement très réaliste. Sans autre choix, il goutte, à 20 ans, la violence, la baïonnette, la mort, la peur, et ne cessera jamais de les régurgiter. La débâcle et le sang versé le marquent sans retour et il revient éternellement acquis à la cause pacifiste. Il reprend son travail puis acquiert son indépendance en achetant une parcelle de bois. Il construit là sa demeure, se fait vigneron et fonde une famille. 

Pierre a pleinement conscience de son manque d’instruction et focalise sur un renouvellement de la pensée et des manières de vivre. Pour lui, seule l’éducation pour tous peut venir à bout des guerres. Entouré de ses filles, il refuse de s’inscrire à la course à la virilité et considère que toutes les Pénélopes du monde ont d’autres missions que celle de faire et défaire une tapisserie. En cela, il est sûrement le premier féministe que SRLM ait porté. Nous ne parlons pas du féminisme d’Alexandre Dumas fils, probable inventeur du terme, pour qui il s’agissait d’une pathologie féminisant les hommes, ni, pour ses détracteurs d’aujourd’hui, de celui d’une  bande de chieuses poilues et castratrices, mais de celui visant à atteindre l’égalité des droits entre hommes et femmes dans la société civile et dans la sphère privée. Car pour Pierre, c’est une idée fixe : les conflits cesseront lorsque le rôle des femmes sera revalorisé, lorsqu’elles iront à l’école et porteront les valeurs de la République. On criera à l’idéalisme  mais,  naturellement donc, lorsque sa fille extrait l’artiste de sa chrysalide, c’est une silhouette de femme qu’il modèle dans l’argile.  Suivent des personnages allégoriques, des colonnes décorées, des fresques en bas-relief, des inscriptions murales calligraphiées, des odes à « Victor Hugau » et, partout, des femmes représentant la paix, la justice, la laïcité, des naïades plantureuses, des Mariannes institutrices… Pierre protège alors ses œuvres dans son « Petit Musée » : une maison de vignes qu’il moule et cuit lui-même. Rien de grandiloquent ni d’ostentatoire. Il fait venir un photographe, commande des cartes postales, essaye d’attirer les gens et de les inciter à des dons pour financer une école publique. Mais l’heure n’étant pas aux rubans oranges ni à l’émancipation des femmes et des masses laborieuses, le monde rural qui l’entoure a vite fait de faire de lui un intouchable farfelu, un hurluberlu, un aliéné et, si l’académie accepte son projet, aucune des trois communes concernées ne le soutient. Alors cet humaniste qui a raison trop tôt, meurt en « laïcart », en paysan moraliste, et sa descendance de se faire toute petite devant un héritage bien lourd à porter.

Son Petit Musée devient le suprême asile des œuvres d’un fou et la vigne finit de le cacher au monde…

 

Un trésor d’art brut

Afin de déterminer si la littérature peut aider la côte roannaise à sortir de son enclave, une enquête singulière est confiée en mai 2011 à l’ethnologue Jean-Yves Loude, à la photographe ethnologue Viviane Lièvre et au kinésithérapeute Alain Jouve, également ânier. L’expédition « Voyage avec mes ânes en Côte Roannaise » s’arrête le 13 juin à SRLM. Gabriel Boucher, adjoint au maire, les mène jusqu’à ce trésor enfoui dont, lui, est fier. Car Pierre Martelanche est son arrière grand-père, ce paysan inculte aux idées lumineuses, dont l’argumentaire d’argile s’offre soudain à leurs yeux. Les tours de Babel s’effondrent, le Dialogue des Nations fait la gueule, la République Triomphante bat de l’aile et les colombes sont bien fatiguées…Cependant, un silence de cathédrale sacralise l’instant. L’urgence est alors d’épargner un hiver supplémentaire aux œuvres entassées là, à bout de souffle, et de « sortir de l’ombre une utopie encrée dans la terre ».  Les compétences s’organisent et en décembre, le trésor est installé dans un endroit aménagé par Gabriel, aidé par la restauratrice Colette Brussieux. Philippe Lespinasse, cinéaste connu pour ses reportages à Thalassa et Faut Pas Rêver, documentaliste lié au Musée de Lausanne (référence de l’art brut européen), tourne un documentaire. Laurent Danchin, spécialiste des arts bruts et singuliers en Europe, décide d’informer le réseau international de la découverte et préconise d’associer le petit Musée à une œuvre sociale. En janvier 2013, une association est fondée et au printemps, une souscription est lancée. Le Petit Musée est bientôt inclus dans le site du Musée de Lausanne et retenu pour une inscription au titre des Monuments Historiques. Les reconnaissances se succèdent et en juin 2017, « Les Amis du Petit Musée de Pierre Martelanche » obtiennent le « Prix Auhralpin du Patrimoine  ». En octobre, le Musée des Confluences s’engage à transporter et à accueillir l’ensemble des sculptures dans l’espace privilégié de restauration. La mairie de SRLM accepte le principe de donation des œuvres à la commune, à charge pour elle de les restaurer, entretenir et montrer au public, tandis que l’association planche sur la création d’un espace qui leur serait dédié. 

 

Nous avons rencontré Gabriel et, un peu, grâce à lui, son illustre grand-père. Nous avons retenu notre souffle, notre émotion, car le passage du temps n’a en rien altéré sa pensée. En parfait descendant du siècle des Lumières, même s’il ignorait peut-être cette filiation, Pierre était instinctivement en lutte contre la pensée unique, le sexisme, l’oppression, et a tenté une croisade en terres de patriarcat et de nationalisme. S’il avait une compréhension très fine du monde qui l’entourait, il en a largement surestimé la capacité d’éveil. Bien sûr, il avait pris toute la mesure du pouvoir de la misère, qu’elle soit intellectuelle ou sociale, ce passe-partout de la domination, du riche sur le pauvre, du nord sur le sud, de l’homme sur la femme, cet incubateur d’extrémismes, de conflits, de crimes contre l’humanité. Aujourd’hui encore, la misère nous monte les uns contre les autres, et les dominants se fendent bien la gueule en nous regardant faire, puisque nos bouffonneries durent depuis la nuit des temps. Alors de grâce donnons-nous les moyens de conserver ces œuvres près de nous, de leur faire un endroit bien à elles à Saint Romain ou à Roanne. Ainsi, si la maison brûle, au moins aurons-nous vu quelques instants la lumière, avant de sortir les masques et de sauver, en nous, ce qu’il restera d’humanité. 

« Il faudrait que le passage de la vie soit une étude de réforme de soi-même, ce qui améliorerait l’humanité ». Pierre Martelanche

 

PLUS D’INFOS
https://martelanche.wordpress.com

IDÉES SHOPPING – Spécial Fête des Mères et Fête des Pères

Spécial Fête des Mères et Fête des Pères  !!


 

ALICE & MALO

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Le Bavoir 
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Bijoux végétaux 
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Sac cabas 
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ASSOCIATION VIGNOBLE FOREZ ROANNAIS

Dimanche 27 mai
Rallye théâtralisé et diner festif 
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ART HOME

170, Avenue Charles de Gaulle RIORGES
Poire en résine 
À partir de 32€

 

ALICE & MALO

Alice & Malo est une toute jeune boutique fraîche, joyeuse et aux idées modernes. Sans aller jusqu’à entonner la Marseillaise ou à saluer notre drapeau, nous étions nombreux lors de son ouverture le 10 mars, à nous réjouir de sa raison de vivre : le 100% français.

 


Stéphanie a en effet voulu un « concept store » chaleureux focalisant sur nos
marques et revalorisant notre savoir-faire, tout en s’adressant à tous les âges, à toutes les bourses, à tous les genres. Femmes et hommes trouveront là, conseillés par Stéphanie, Elodie et Marine, de quoi se faire plaisir, dans une démarche éco-responsable, et trouver des cadeaux originaux : tablettes de chocolat, sirops, bretelles, sous vêtements, nœuds papillons, sacs, linge de maison….ou encore, en dernier arrivé, le jeu de société « Combat de coq », basé sur la culture française…

Alice & Malo a par ailleurs fait le choix d’un arrivage régulier de nouveautés, qui vous permettra d’être toujours surpris par les dernières nées de marques, souvent jeunes et pleines d’imagination telles que « Le slip français », « Ca va barber », « Berthe aux grands pieds », « Poulettes fitness » etc… Si même ces noms sur les étiquettes valent le détour, imaginez ce qu’il en est  du reste ? Ou plutôt non, cessez d’imaginer et rendez vous en terres françaises méritant d’être connues et reconnues.

ALICE & MALO

47 rue Maréchal Foch – 42300 – Roanne
Ouverture : du mardi au samedi
de 10 à 12h30 et de 14h à 19h
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