L’expérimentée Julie (17 ans de pratique) a désormais bien pris ses marques dans son nouvel institut situé Place des Promenades. Dans une ambiance feutrée et reposante, elle offre toute une palette de prestations : les épilations à la résine de pin 100% naturelle, les soins visages ACADEMIE, les soins des mains ou des pieds, avec pose de vernis semi permanent, ou encore la maquillage MAKE UP FOR EVER.
Elle propose aussi une large gamme de massages, du traditionnel Californien aux plus spécifiques comme le Balinais, le tonic Chinois, l’Hawaïen, le Suédois ou encore l’Ayurvédique Indien.
Les amateurs de détente et de bien être ne s’y sont pas trompés et ses « mains » sont très demandées. Elle vous conseille d’ailleurs, en fonction des prestations, de téléphoner ou de laisser un message pour fixer un rendez-vous dans les meilleures conditions possibles.
Pour les fêtes, offrez un instant zen en choisissant un coffret beauté ACADEMIE ou un chèque cadeau soins, car, ne l’oubliez pas, il est urgent de faire plaisir à vos proches.
7, Place des Promenades Populle – Roanne
04 77 72 53 78 Facebook – Cliquer ici
Adhérente Vitrines de Roanne
Ouverture :
Lundi, mardi, jeudi et vendredi
de 9h30 à 12h et de 14h à 18h
et le samedi de 9h à 14h
(Non Stop entre 12h et 14h
et après 18h sur RDV)
Il y a de cela un an, nous vous parlions, déjà, de Valentin Remontet, et de la commercialisation de sa montre « Seconde rétrograde ». Les 25 exemplaires fabriqués ont depuis longtemps trouvé preneurs, ici, comme dans toute l’Europe. Cet « ancien » des ateliers Tag Heuer et Breguet s’est immédiatement remis en quête d’un nouveau challenge.
Voici donc sa dernière création un « Chronographe automatique » dans une boîte en titane. Cette pièce est construite sur une base horlogère suisse, utilisée notamment par Breitling et intègre plusieurs complications sous son cadran en argent. Dans son atelier, Valentin a imaginé, conçu et assemblé une montre élégante, qui va sans nul doute ravir les amateurs de mécaniques de précision. Son prix est de 3900€ et seule la n°4 est encore un coeur à prendre…
Il est également sollicité pour des modèles uniques, manufacturés sur mesure, pour des clients en quête de perfection. Il reçoit dans son atelier, tout comme il est à même, pour des commandes spéciales, d’aller à votre rencontre.
C’est d’ailleurs pour qu’il s’attèle à la réalisation d’une pièce exceptionnelle, commandée par un client français, que nous le laissons, une fois ces quelques nouvelles échangées…
Pierre Remontet est un artisan passionné. Dans son atelier, il répare et restaure les pendules, horloges et montres anciennes de clients venant de tout le pays. Sa réputation n’est plus à faire et son atelier est d’ailleurs accrédité par les plus grandes marques suisses d’horlogerie.
Côté magasin, vous retrouverez dans le rayon horlogerie, les réveils, les pendules ainsi que les montres traditionnelles et contemporaines dont les prix vont de 50€ à 500€, voire 5000€ pour les modèles haut de gamme de la marque Tissot.
Pour la partie bijouterie on retrouve des collections modes et tendances en Or, Plaqué Or, Acier et Argent. La particularité des bijoux Argent vient de leur provenance essentiellement italienne.
Marco Pisani, par exemple, se démarque avec des collections romantiques pleines de charme, à partir de 30€, et Giovanni Raspini avec des pièces en argent d’inspiration végétale ou animale totalement spectaculaires, entre 150€ et 800€. Des bijoux lookés « nature » qui laissent rêveurs, pour certains, rêveuses, pour toutes…
Il y a de cela quelques semaines, le magasin Boudoir du monde ouvrait ses portes à Perreux, juste à côté du magasin d’usine Nicolas P. C’est le 2ème de l’enseigne, après celui du Lavandou.
Boudoir du monde a été fondé par Charlotte, Jack et Samuel, 3 passionnés de voyage, d’ecosystème et de décoration d’intérieur. De leurs passions est née l’idée de proposer du mobilier et de la décoration glanés au fil de leurs aventures, de leurs rencontres avec des artisans et des créateurs du monde entier. Leur concept repose sur du fait main, UNIQUE et de grande qualité.
Celui-ci a séduit Nicolas Peurière, le gérant du magasin roannais, qui a immédiatement adhéré à la collection comme aux valeurs éthiques qui servent de ligne directrice à l’enseigne. En effet, toutes les gammes sont issues de forêts écoresponsables, de matériaux recyclés ou encore de bois de récupération.
Afin de compléter sa collection, Boudoir Du Monde s’est associé à la marque Tekotak qui propose du mobilier épuré au style scandinave, rétro et fonctionnel. De plus, la marque Tekotak prône le développement durable et une partie des bénéfices de la société est reversée au développement de l’éducation dans les écoles en Indonésie.
Nicolas a de plus souhaité compléter l’offre en mettant en avant de jeunes créateurs fabriquant pouf, sac, pochettes etc…
Nous vous invitons à découvrir, aux côtés d’Alexandrine, Boudoir de Monde, un espace chaleureux, et pas comme les autres, dans lequel vous trouverez assurément votre bonheur parmi le petit et gros mobilier, les luminaires et les autres objets de déco originaux.
Pop Up Store : Nom masculin. Magasin en mouvement composé de différents talents qui partagent un même espace pour vous en mettre plein les yeux.
En mars dernier, Pauline décide d’ouvrir son magasin de fleurs et de décoration à d’autres talents. L’idée est de proposer des activités complémentaires et des articles artisanaux de qualité. Pauline est donc aujourd’hui accompagnée par Isabelle (tapisserie d’art), Florence (art textile) et Marie (céramique d’art). Ce quatuor créatif occupe les 150 m2 du magasin en unissant leurs savoir-faire. Elles mettent ainsi en scène les bijoux en céramique, les petits objets déco, le mobilier, les accessoires de mode, le textile, les fleurs, les plantes ainsi que la marque La Bougie des Volcans. Elles ont par ailleurs souhaité dépasser le cadre du dépôt vente, et c’est pourquoi vous trouverez toujours 1 à 2 de ces 4 talents pour vous accueillir, vous conseiller et vous donner plus d’explications sur leur travail. Elles pourront également personnaliser, à votre demande, un objet de votre choix, ou réaliser votre projet sur mesure.
A l’occasion des fêtes de fin d’année, vous trouverez toute une déco thématique pour votre maison, votre table, votre sapin… dans un magasin entièrement théâtralisé.
Arthome organise d’ailleurs une soirée shopping le 13 décembre entre 17h et 20h en ayant fait le plein de surprises et d’offres spéciales Noël.
Enfin, si vous voulez faire plaisir sans prendre le risque d’un faux pas, vous pourrez également offrir un « Bon cadeau », sans minimum, ou un « Bon atelier », à partir de 30€, sur le thème de la fleur et/ou de la déco.
170, avenue Charles de Gaulle-Riorges
04 77 71 85 97 www.boutique-art-home.fr Facebook – Cliquer ici
Lundi 14h30 – 18h30 / jeudi 9h30 – 20h
Mardi , vendredi et samedi 9h30 – 18h30 Ouverture dimanche 9, 16 et 23 décembre de 11h à 18h30
C’est avec un plaisir à peine dissimulé que nous retournons chez Alice et Malo, 9 mois après son ouverture. Cet « îlot de France », au coeur de Roanne, a su conquérir une clientèle fidèle et bienveillante, farouchement décidée à défendre, par sa présence et ses achats, l’idée que le « fabriqué en France» a de l’avenir.
Elodie, Stéphanie et Mélissa constatent d’ailleurs que de plus en plus de jeunes entrepreneurs dynamiques se lancent et créent leurs marques. Cela leur permet d’étoffer leurs rayons et de proposer des produits d’une grande variété, originaux et authentiques.
Des exemples ? Les bières savoureuses d’ICSAS brassées à Lentigny, La distillerie Crozet produit des sirops gourmands, Le chocolat des Français nous régale avec ses emballages décalés et sa gamme bio. Sans oublier, mais comment le pourrait-on : la star, la référence, l’unique : Le Slip Français.
En cette période de fêtes, et de casse tête chinois pour trouver le cadeau idéal, vous trouverez en une seule adresse, et avec plaisir, une liste de bonnes idées. A partir de 2€ jusqu’à une centaine d’euros, vous aurez le choix entre de la maroquinerie, de la cosmétique, des bijoux, des jeux de société, de la lingerie, du prêt à porter ou encore des gourmandises.
Pour vous faciliter la tâche, les filles vous ont même préparé des coffrets adaptés à tous les budgets.
Allez les découvrir en boutique, sans réserve, car, que vous soyez acheteurs ou curieux, c’est un accueil extrêmement chaleureux qui vous sera réservé. Et vous repartirez quoiqu’il en soit, avec la certitude qu’il y a bien du talent en France.
S’il y en a une qui mérite un focus régulier, c’est bien elle, car la Galerie Deza est en constant mouvement. Elle accueille certes des artistes permanents, qui eux-mêmes renouvellent leurs créations, mais organise également des expositions temporaires permettant de découvrir des talents de tous horizons. Elle soutient les artistes établis comme les artistes de demain, et participe à de nombreux salons, en France ou à l’étranger, pour les représenter. Et c’est à Roanne qu’elle a choisi d’installer sa vitrine, en ambassadrice colorée de l’art contemporain. Car le dénominateur commun des oeuvres sélectionnées, qu’il s’agisse de sculptures, de toiles ou encore de photos, est bien celui de la couleur. La joie de vivre et la convivialité ne sont pas en reste puisque ses vernissages réguliers, avec les artistes, constituent des rendez-vous attendus autour de l’art, des rencontres et du partage. Que vous soyez collectionneur, amateur de belles pièces, simplement curieux de connaître ce que le monde inspire à ses artistes, ou tout à la fois, passer la porte de cette galerie doit être un acte totalement décomplexé. Les oeuvres exposées sont à la portée de tous, les styles différents, marqués, et, si un coup de foudre vous pousse à l’acte d’achat, sachez que certaines collections commencent à 60 euros. Alors osez cette galerie, vous n’avez rien à perdre, mais beaucoup d’énergie à gagner.
11 RUE ALEXANDRE ROCHE – 42300 ROANNE
06 86 16 94 59 – contact@galeriedeza.com www.galeriedeza.com FACEBOOK – INSTAGRAM Ouverture les dimanches 9, 16 et 23 Décembre de 10h à 12h et 15h à 18h30 Et les Lundis 10 et 17 Décembre de 15h à 18h Ouverture du Mercredi au Samedi de 10h à 12h et 14h30 à 19h
L’Amar (Association des Métiers d’Art du Roannais), permet à ses membres, professionnels de l’artisanat, d’exposer et de vendre leurs plus belles créations.
Il faut du temps pour créer. De l’inspiration à la réalisation, le travail, fait de patience et d’amour, est long et minutieux. Chaque pièce, unique, est façonnée avec attention. Le savoir-faire, l’imagination, les jeux de formes et de couleurs… sont autant d’énergie offerte à chaque oeuvre.
Un Cadeau, on veut qu’il soit beau et qu’il perdure, on veut qu’il plaise et qu’il soit singulier.
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Alors osez le pas de la découverte, et entrez dans un univers original, composé d’une grande variété de créations et de matières, d’autant de diversités que d’artisans présents. Au nombre de 14, il y aura des potiers, tapissiers, ébénistes, maroquiniers, joailliers… du feutre de laine, de la faïence, de la soie, de la porcelaine… Vous pouvez les découvrir toutes et tous sur le site : www.roanne-metiersdart.com
Après 3 ans rue de Cadore, la caverne des métiers d’art devient la boutique des métiers d’art. Nouveau nom, nouveau lieu, nouvelle décoration et nouvelles créations.
Retrouvez-les tout le mois de décembre au 10 rue Jean Puy, à Roanne, en face du parking Jean Puy et tout à côté du cinéma Le Renoir. Ils seront là pour vous accueillir, vous écouter et vous conseiller. L’inauguration aura lieu le 1er décembre à partir de 15h.
Que voulez-vous, il y a des gens comme çà, qui ne peuvent pas s’empêcher de dépoussiérer, de changer les meubles de place, d’intervertir les bibelots, et de regarder sous les tapis. Qui vont même, parfois, jusqu’à fouiner dans le grenier, l’ordonner, oui, ordonner le grenier, réveiller les esprits, et détruire des décennies de tissage arachnéen.
Vous voyez de qui on veut parler ? Ceux capables de ranger les yaourts par date de péremption, de mettre de jolies petites étiquettes sur les bocaux, rangés par famille d’ingrédients puis par taille, de savoir où se trouvent les attaches parisiennes pour que le petit fasse un tableau animé, ou le bouton de rechange d’un manteau acheté en 84, car ils sont aussi tout à fait capables d’avoir gardé le ticket de caisse dans la pochette comptable « achats vestimentaires de 1984 ». Ceux là sont les mêmes qui, en arrivant chez vous, vous demandent pourquoi vous n’avez toujours pas de cuisine à l’américaine, se proposent pour vous aider à péter les murs et « on en profitera pour enlever le point de croix du caniche inconnu et pour séparer la desserte Ikéa du guéridon Louis XVI ». Ceux qui, petits, titillaient sans les détruire les fourmilières pour que les fourmis remettent tout bien propre…
Nathalie Pierron, directrice de notre Musée Joseph Déchelette, est un spécimen de ce genre, la dimension psychopathe en moins. Arrivée au printemps 2017, elle a décidé, sans coup de pied dans la fourmilière, mais avec la ferme intention d’attirer le public, de créer un lien avec l’art de notre temps et de redynamiser le parcours muséographique. Amateurs de faïences révolutionnaires ou de nécropoles antiques, ne tremblez pas, votre musée ne rend pas ses collections. Mais l’actuelle exposition d’Eugène Leroy donne le ton, fixe la barre et ouvre grand les portes de la contemporanéité. Disons qu’un vent nouveau arrive, qui risque bien de faire voler quelques assiettes… Ma foi…du moment qu’on ne touche pas à notre Picasso…
Zébulon des temps modernes
Ce personnage fictif, un tantinet hyperactif du manège enchanté, est sorti du bois joli pour révolutionner notre musée. Nathalie Pierron est une historienne de l’art, contemporanéiste, pour qui les notions de partage et de transmission sont au coeur de tout projet. Elle a d’ailleurs longtemps alterné les postes d’enseignante et d’attachée culturelle, en France et en Suisse, histoire de compliquer le calcul de ses points retraite. Lyonnaise de naissance, elle a dernièrement souhaité revenir en Rhône Alpes, en jetant son dévolu sur notre musée, « où il y a tout à faire ». Alors, puisqu’elle aime travailler sur le long terme et que la rénovation est inscrite à l’ordre du jour, Nathalie a de quoi nourrir ses ardeurs. En arrivant en mai 2017, elle a commencé par reformer une équipe et créer un poste de chargée de communication. Elle a constaté qu’un retard de 25 ans avait été pris dans la numérisation des collections, qu’il s’agisse des herbiers, des trésors textiles ou des quelques 28 000 objets qui constituent une richesse patrimoniale bien supérieure à celle d’un petit musée. Qui sait, par exemple, que nous avons un Picasso à Roanne ? Et surtout, qui l’a vu ? Classé « Musée de France », Joseph Déchelette a une mission, certes, de conservation, mais il faut agrandir les réserves et renouveler ce qui est donné à voir au public, en créant des ensembles plus cohérents et plus attractifs. Et, même si les budgets sont contraints et notre musée classé Monument Historique, il est impossible de faire l’économie d’un parcours muséographique correct et de la mise en accessibilité de l’Hôtel Valence. « N’oublions pas que les musées qui ferment, ça existe », et il serait dommage, voire dommageable, de louper le coche alors que l’offre culturelle à Roanne commence à prendre sérieusement.
Du rififi au musée
Il ne s’agit pas uniquement d’enlever les spots des années 80 ou les bleus et jaunes Giverny sur les murs. L’idée est aussi, et surtout, de renouer avec l’alternance, d’avoir non seulement un musée encyclopédique de faïences et d’archéologie, mais également un musée vivant, animé, capable d’interagir avec ses contemporains. Nathalie souhaite respecter son engagement d’historienne et miser sur l’avenir en s’appuyant sur le passé : les réserves cachent, par exemple, des trésors d’histoire de l’industrie textile et il est impensable de ne pas sauver et exposer ces pans de collection. Tout comme il apparaît primordial de faire venir des artistes contemporains, d’organiser des performances, des conférences, des séances de dessin Modèle Vivant, d’être acteur des journées du Patrimoine, d’entretenir d’étroites relations avec d’autres structures culturelles (le Théâtre, le festival Cinécourt Animé…), et, bien sûr, de faire venir les enfants. Ceux-ci, lors de visites pédagogiques, sont d’ailleurs en train de fouiller les réserves pour préparer « leur musée », visible au printemps 2019. Durant cette même période, de mars à juillet, une exposition temporaire, Muséalies 2, abordera le thème « Faces, Masques et Portraits », et proposera une traversée des visageités du monde. Le musée Picasso nous prêtera pour l’occasion une sculpture de sa période surréaliste, qui côtoiera la gravure que nous possédons déjà.
L’exposition temporaire actuelle est, jusqu’au 14 janvier, consacrée à Eugène Leroy, un des grands peintres français de la 2ème moitié du XXème siècle, dont l’oeuvre fait partie des collections de notre ville depuis que Jacques Bornibus, conservateur du musée de Roanne de 1965 à 1983, l’y a fait entrer. Mort en 2000, Leroy a passé sa vie à revenir compulsivement sur ses oeuvres. Son travail d’épaisseur, d’empâtements successifs, de peinture littéralement pétrie de sa main sur la toile, témoigne de son obsession pour la lumière dans la couleur peinte, et de son appétit gourmand pour la matière picturale elle-même. Pour lui, la lumière EST le tableau, entourée d’ombres, figure fantomatique surgissant des oeuvres. L’exposition s’articule, sur 3 niveaux, autour de l’omniprésence, chez Leroy, de certains thèmes : les têtes, les nus et les paysages. Avec, en pièces centrales, « Eugène et Valentine », commencé en 1935 et achevé en 1985, et son lumineux Paysage de 1966.
S’il manque à cet article l’histoire de notre Musée Joseph Déchelette, c’est qu’il y a trop à en dire pour n’en faire qu’un. C’est donc dans le prochain numéro que nous vous livrerons la suite, non chronologique, de ce reportage. Il nous a semblé opportun de mettre ici en lumière la phase de redéfinition culturelle abordée depuis peu, son ancrage dans notre présent et la réaffirmation de son existence dans un réseau national, avant d’interroger le passé. Une analyse, en somme, sans hypnose ni divan, d’un petit musée conçu dans l’amour qui doit aujourd’hui continuer de se construire, comme un grand, qu’il deviendra assurément.
De tous les actes, le plus complet est celui de construire (Paul Valéry)
L’architecture a, de tous temps, transcrit dans l’espace l’ADN d’une époque. Comme le langage traduit (ou trahit?) la pensée, elle est un témoignage des courants et des volontés propres à un temps donné. De la Mésopotamie à l’Égypte, des temples grecs aux édifices publics romains, des 1ères églises, romanes, gothiques ou baroques, du classicisme de la monarchie absolue à l’éclectisme du XIXième siècle, l’architecture raconte l’histoire commune. Les stratégies militaires, l’empire romain
décadent et les chrétiens sortant de la clandestinité, les règles strictes de la renaissance, l’ostentation et la grandiloquence des monarques, la transformation de la société par la révolution, l’ère industrielle, le modernisme, l’après guerre concret et l’instabilité de la fin du millénaire… Elle revendique des besoins calqués sur le cours de notre évolution. Elle peut être, de Babylone à Florence, de Barcelone à Budapest, tour à tour subtile, monumentale, réceptacle de lumière, ornementale, urbaine, rationnelle, cohérente ou oblique et azimutée… Liée à l’art, mais parfois délaissée par la philosophie, l’architecture est dans le quotidien de l’homme tout en étant, bien souvent, extraordinaire. C’est une discipline ambivalente, sans être contradictoire, à la fois poétique et technique, rationnelle et dans l’émotion, utilitaire et exubérante, assumant une fonction tout en gravant dans la marbre les symboles d’une époque. C’est une artiste douée en maths, une terrienne lunaire, une casanière qui aime se faire voir, et continue aujourd’hui de tatouer sur la peau parcheminée de nos villes, de nos villages, l’histoire de l’homme.
Alors peut-elle, face au merdier écologique, au bordel énergétique, à l’inconscience environnementale et au charnier de nos ressources, constituer une alternative sage et poétique ? En tous les cas, l’architecture, en ce début ravageur du 3ème millénaire, se veut, autant par décret de l’état d’urgence que par philosophie, vertueuse, respectueuse et en quête de méthodes durables d’éco-construction.
Didier Mignery, architecte spécialisé en surélévation, comme il y en a eu pour les labyrinthes ou les châteaux en Espagne, est un des premiers à avoir entendu l’appel, quasi mystique, d’un ciel disposé à accueillir les constructions en hauteur. La population augmente, en plein malaise urbain et social, notre terre est en insuffisance respiratoire, alors, forcément, nous aimons l’idée de sauver les murs en les sur-élevant, et d’accepter un petit tour dans les chambres de bonnes, dans une joyeuse et impérative explosion de photosynthèse. Avec un roannais, en plus… ça fera plaisir à la famille…
UN ARTISTE DU TERRITOIRE
Didier est né à Roanne et fait partie des chanceux ayant eu connaissance très jeune de leur vocation. C’est à Jean Puy qu’il tire ses premiers plans sur la comète, auprès de Mme Carcel, professeure de dessin qui ne laissait personne indifférent… Lui l’a adorée, comme je l’ai moi redoutée, mais il faut dire que j’étais bien incapable de dessiner un mouton au Petit Prince. Elle a décelé chez moi une inaptitude proche du handicap, et, chez lui, un talent précoce. Alors, tandis que je me prenais une porte, elle lui en a ouvert quelques unes qu’il emprunte toujours. Après, notamment, un stage de 3 jours en architecture, il décide que telle sera sa voie. Par choix, et parce qu’il est littéraire, il passe un bac A1 (philo et maths), option dessin. Il est accepté à l’école d’architecture de Lyon puis à l’école Polytechnique Fédérale de Lausanne. Là, il engrange les connaissances, réalise différents projets, dont certains sont publiés dans les revues spécialisées. Formé par des profs d’exception, il est embauché à Paris alors qu’il n’est pas encore diplômé. Ces 2 dernières années d’études, un peu particulières, sont très structurantes pour son raisonnement, lui permettant d’apprendre in vivo comment se construit une ville. Passionné par le devenir urbain, et prêt pour l’aventure de l’indépendance dans un Paris « enivrant », il créé en 2002, avec un confrère, « Zoomfactor Architectes ». Sans oublier une antenne à Roanne, aujourd’hui encore implantée à Numéripark. De son père, qui travaillait pour le Toit Familial, il a conservé l’ADN « logement locatif social », un côté « service public », et l’envie de faire pour la ville « quelque chose d’incarné, avec épaisseur ». C’est à Roanne, à laquelle il est naturellement attaché, qu’il fait ses armes, et ses réalisations ici font s’enchaîner les projets ailleurs. Mais le plus déterminant d’entre eux, fondateur pour ses orientions futures, soit sa première surélévation, met 10 ans à voir le jour.
En 2005, alors que ses bureaux à Paris, situés dans une ancienne boucherie avec vitrine, lui offrent une vue inspirante sur l’immeuble d’en face, son imagination monte les vitesses…bien au-delà des châteaux de cartes. Il n’a pas l’argent pour acheter et propose au propriétaire un échange de bons procédés : lui se charge des travaux contre 2 niveaux plus le toit. Le deal est accepté. S’ensuivent quelques années de difficultés juridiques avec les voisins jusqu’à ce que, les lois s’adaptant aux temps changeants, les toits deviennent exploitables. C’est ainsi qu’il réalise, pour lui, en 2015, une première surélévation, avec vue imprenable sur la mer et le Mont Blanc. Au moment même où il se retrouve seul aux commandes de Zoomfactor Architectes , comptant alors 7 salariés. Le succès ne l’épargne pourtant pas, car la surélévation permet désormais aux copropriétaires d’un immeuble de faire face, en vendant leur toit, aux travaux de mises aux normes énergétiques. Tout en baissant le montant des charges et en apportant une plus-value à leur bien rénové. Le cercle vertueux est en marche. France 2 lui consacre un reportage en 2016, puis un autre, comme si cela ne suffisait pas, en 2017. La folie, douce ou violente, de la notoriété, le fait rentrer dans une autre dimension où, sans stupéfiant ni prédisposition pour les nuits sans sommeil, il doit pourtant assumer son succès grimpant.
Pour gérer tous les projets qui se présentent, il doit effectuer des études de faisabilité qui lui coûtent cher. Il se met alors en tête de créer un logiciel lui permettant de s’auto-générer du travail. Avec un cousin, il développe, en juillet 2017, un outil informatique capable de déterminer en un temps record, avec un coût marginal proche de 0, si un projet est, ou non, réalisable. Il rentre bientôt dans la French Tech (label français attribué à certaines start-up du territoire), et la petite dernière devient une start-up de l’immobilier. Les deux entités, Zoomfactor Architecture et Upfactor surélévation, qui travaillent de concert, regroupent 13 salariés (dont 1 à Roanne), et disposent aujourd’hui d’un potentiel de développement immense. Didier envisage d’ailleurs une levée de fonds pour partir à la conquête des toits de l’île de France et des 10 plus grandes villes françaises. Il a une avance sur les autres, grâce à son outil « open-source », de prospection et d’analyse, qu’il compte bien conserver. Cette nouvelle conception de l’architecture, qui n’est plus seulement réservée à une élite, liée à un patrimoine, à un permis de construire ou aux monuments historiques, concerne toutes les villes et tous les bâtiments rattrapés par la rénovation énergétique. Cette grandiose idée d’effectuer une radiographie des toits exploitables peut rendre un service primordial pour un développement urbain responsable.
Il reste bien sûr à Didier peu de temps pour instagrammer en vieille cylindrée, lui qui abrite à Roanne sa passion pour les automobiles anciennes, ou pour dénicher, lui qui est aussi musicien, les pépites rock, pas très jeunes non plus, chez nos rares disquaires. Mais il faut ce qu’il faut… L’architecture est, pour certains, le « fondement de toute existence » (« arché » signifie en grec « le commencement »), elle est aussi , c’est certain, l’art et la manière de conserver le passé au présent, en donnant au futur une caution dont il a plus que jamais besoin. Pour cette cause, Didier est prêt à quelques sacrifices car, si Paris ne s’est pas fait en un jour, il lui en faudra plusieurs pour donner à ses toits des airs de jardins suspendus et de shoots d’oxygène pour une terre en manque.