Parcourir la catégorie pour

Reportage

Afficher : 51 - 57 of 57 Articles

Les Tissages de Charlieu – Létol, Tonnerre de Belt & Bis Repetisac

A l’heure où les grands groupes sont pleins d’eux-mêmes et les 30 glorieuses rentrées dans les livres d’histoires, à l’heure où la productivité prime sur les droits fondamentaux, et les rachats par levier, ou LBO, sur le bon sens, voire, bien entendu, sur l’intérêt des salariés, nous avons cherché alentours une entreprise à contre-courant, qui saurait faire rimer rentabilité et humanisme, profit et partage, modernité et éco-responsabilité. Et c’est à Charlieu, ville où l’on célèbre …

L’ANTRE AUX POTS – MARC GIROUDON – POTIER

Nous avions pour cet article sur Marc Giroudon, potier de l’Antre Aux Pots à Villerest, un titre évocateur dont nous étions très fiers : « Le bonheur est dans le grès ». Mais Marc, qui travaille à présent la terre vernissée, nous a coupé l’herbe sous le pied, et c’est sans compter tous les jeux de mots dont nous avons dû faire le deuil dès les cinq 1ères minutes passées en sa présence.
Nous tenions à rencontrer ce personnage intrigant, tant son cadre de vie et de travail nous paraissait époustouflant, et vous livrer de rocambolesques histoires sur son passé. Mais Marc, qui n’aime rien tant que ne pas parler de lui, nous a, là encore, coupé l’herbe sous le pied. Mais, ses brillantes esquives trouvant toujours notre insistance, il s’est finalement lassé de la nourriture pour mouton et a consenti à se livrer un peu…

Retour sur son demi-siècle de vie dans un lieu magique qui couve ses racines, et focus incontournable sur l’évènement estival audacieux dont il est, avec son association, l’heureux père : « Bol d’Art 2017 ». En effet, du 20 mai au 15 septembre, Marc met le street art au vert et accueillera pendant 3 semaines une dizaine d’artistes graffeurs (et pas que), dont il exposera ensuite les œuvres tout au long de l’été.

Un petit tour en Bohème

L’antre Aux Pots se niche au lieu dit Saint Sulpice à Villerest. C’est un domaine familial assez magistral, une ancienne ferme dont le 1er mur a été monté en 1854. Sept générations se sont succédées et c’est le père de Marc, potier de métier, qui a transformé les lieux.

Aujourd’hui, l’atelier, la salle d’exposition et la boutique forment un ensemble cohérent et pastoral. Pour ne s’attacher qu’aux bâtiments en dur car l’endroit est une sorte de couteau suisse de l’esprit bohème. Le long du chemin vous menant jusqu’à l’antre, un immense Scrat en bois, des poteries et des arbres emmitouflés dans du patchwork en crochet (de l’art urbain Yarn Bombing) vous préparent à une ambiance fantasque et pittoresque.

Et puis il y a toute cette verdure, le jardin, les odeurs de terre et de feu de bois, l’étang, les curiosités multiples, dont la roulotte sortie sûrement d’un cirque russe  de l’époque des Romanov.  Valérie, la compagne de Marc, y a d’ailleurs installé l’atelier de couture de sa marque de vêtements « Zoé Thoué », mais nous vous parlerons d’elle dans un prochain numéro…

Marc est né ici, et nous sentons bien qu’il est viscéralement attaché à ce lieu dont il a fait un paradis pour esprits affranchis. Il est son propre maître, et ce depuis presque toujours, tant et si bien qu’il a tout oublié de sa vie « d’avant ». Il a suivi les traces de son père qui faisait, lui, de la poterie utilitaire en grès et du négoce de poterie de jardin. Comme quoi le bonheur peut tout à fait être dans le grès… Marc a quant à lui arrêté l’activité de négoce et est passé à la technique de la terre vernissée, plus adaptée à la couleur et au dessin pour lequel il est doué.

Pendant 20 ans, il a bourlingué dans les marchés de potiers pour finalement décider de ne plus quitter sa terre. Il fait de l’utilitaire décoratif et se définit lui-même davantage comme un artisan que comme un artiste. Il aime la variété liée à son métier,  tourner le rassure, et l’étourdit aussi, sûrement. 

Depuis 3 ans, il transmet sa passion à qui veut bien découvrir les différentes techniques de poterie, lors de 2 séances hebdomadaires de 2h. Encore pour lui une occasion, s’il lui en manquait, de se faire des « potes ».

Terres de Potes et Bol d’Art

C’est justement avec ses amis et sa compagne, qu’il a créé, en 2016, l’association « Terre de Potes », afin de sortir de la seule entité poterie et de rassembler autour de lui artistes et artisans d’art. Il a voulu faire de son domaine un lieu de potes et de convivialité, avec bar associatif et différentes manifestations publiques.

L’année dernière, Marc et ses compagnons de bohème ont construit un insolite «four bouteille» dont il reste quelques vestiges, et organisé un stage de graff. 

Cette année, le 27 mai très exactement, ce sont 8 graffeurs professionnels qui s’installeront à résidence pendant 3 semaines, durant lesquelles ils devront préparer l’exposition qui durera tout l’été. Ils bomberont des murs, des façades, des palissades allant jusqu’à 30m², des supports dénichés alentours, et même de gros cailloux disposés tout le long du chemin, afin d’attirer un petit poucet « gourmand d’art ».

Jusqu’au 15 septembre, les œuvres seront exposées au regard du public pour être finalement vendues aux enchères lors de la cérémonie de clôture.  Durant ce « Bol d’Art », vous assisterez à une formidable fusion d’artistes, d’artisans, de savoir-faire,  et à un savoureux mélange des genres.

Les 27 et 28 mai, 25 artisans de l’association « Métiers d’Art en Scène » viendront exposer, et, tout l’été,  un mur d’expression libre n’attendra que votre propre inspiration.

Si l’Antre aux Pots est un endroit à la fois beau, surprenant, chargé d’histoire, mutin et magique, le voir soudainement investi par une forme d’art cataloguée et si mal connue, nous paraît être une gageure incongrue et par la même séduisante. Qui plus est dans la droite lignée de l’esprit de liberté, de drôlerie et de poésie qui règne en ces lieux. Marier la ruralité à l’art urbain, faire s’entrechoquer les mondes, mais à la façon de tubes de carillon feng shui, entre tentes touareg et esprit ginguette…voilà qui devrait dépoussiérer les traditions et doucement remuer les plus routiniers d’entre nous. 

LAURENT GRANADOS – LES VITRAUX DU ROANNAIS

Il s’agit pour Laurent Granados-Mas, d’une passion tardive, d’un feu sacré allumé une fois l’âge du Christ dépassé, une sorte de démon de midi sans diable au corps, une vocation découverte grâce à un hasard bien inspiré. Car si le vitrail est un art ancestral ayant traversé des temps romans et gothiques, le métier de vitrailliste, est, depuis longtemps, tombé en désuétude.
C’est à 35ans,il y a cela 19 ans que Laurent  » Vitraux du Roannais » sertit ses premiers verres et fait ses premières soudures à l’Étain. Il e ectue un remplacement dans un atelier de vitrail et participe à la restauration de la cathédrale de Bézier. L’heure de la révélation a pour lui sonné et c’est une histoire qui dure… Il apprend le métier auprès d’un maître verrier à Paris et ouvre son 1er atelier en 2001.
Il restaure entièrement les vitraux et rosaces de l’église de Saint-Alban-Les-Eaux et de Saint-Pierre-la-Noaille, pour ne citer qu’elles. C’est en mai 2016 qu’il installe, rue Mulsant à Roanne, son nouvel atelier, la boutique, ses verres colorés en pagaille, mosaïques, rubans de cuivre et baguettes de plomb… Il partage aujourd’hui son temps entre restaurations, créations et transmission de son savoir.

Dans la boutique de Laurent, les icônes religieuses ne sont pas légion et sa créativité dépoussière l’art du vitrail. Car il est à la fois artiste et technicien du verre… Dans sa vitrine, les anges côtoient les démons, et les photophores les luminaires. Vous trouverez des pièces monumentales, comme de petites fleurs à planter ou des papillons prêts pour l’envol en pleine lumière, des serres, des tables transformées en échiquier de verre, ou des portraits allant de l’indien inconnu à Jim Morrison, en passant par le Che ou la bouche iconique de Mick Jagger…

Vous pouvez aussi vous faire commanditaire et discuter avec lui de votre projet, contemporain ou non, et qu’il s’agisse, selon votre budget, d’un chat décoratif ou d’une porte « art nouveau » pour votre intérieur.

Enfin, si l’envie vous prend d’offrir ou de vous offrir une initiation à cet art, les Vitraux de Roanne proposent des stages allant de 14 à 28 heures et de 154 à 294 Euros. On peut y apprendre la technique du vitrail, avec sertissage au plomb, celle de la Ti any, avec sertissage au cuivre, ou bien encore de la mosaïque, avec joint entre les verres. On y apprend quoi qu’il en soit à jouer avec la lumière, à faire siennes patience et minutie, à développer sens de l’esthétisme et créativité.

Et soyez sûrs que Laurent, en bon vitrailliste, possède les qualités d’un pédagogue amoureux de son métier et des gestes séculaires.

Au terme du stage, vous emporterez votre création de vitrail géométrique, ainsi que les mystères, entre autres, de l’âme du plomb, de la dalle de verre et du jaune d’argent.

LAURENT GRANADOS VITRAUX DU ROANNAIS

Facebook : @Vitrauxduroannais
www.vitraux-du-roannais.fr
06 10 78 96 56
62 rue mulsant – roanne

SIMON CARUSO – ILLUSTRATEUR

Simon Caruso est de l’étrange espèce des illustrateurs. À chaud, on imagine un homme chevelu, mono tâche, asocial et rongeur de HB.

Une sorte de psychopathe du crayon de papier ou de l’encre de chine qui passerait son temps à faire l’homme araignée, à oublier de manger et à dormir sur ses planches, toujours prêt à dégainer une caricature ou un super héros. 

Pour en avoir le cœur net, nous sommes allés observer Simon dans son milieu naturel. Nous avons eu la surprise de découvrir un  homme presque normal, un bon père de famille à la conversation facile, amène et rythmée, dans un univers immédiatement familier. Nous avons remballé les idées préconçues, et écouté ce qui va suivre.

 

Une jeunesse à buller

Simon a 31 ans et a grandi avec Lucky Luke, Tintin et Astérix.

D’aussi loin qu’il se souvienne, il a toujours aimé dessiner et mettre sa vie en scène. Petit, le dessin était pour lui un mode d’expression naturel. Plus tard, il écrivait des nouvelles et des BD « pour faire marrer les potes », sans réaliser encore que certains en vivaient.

Avec Trondheim et toute la nouvelle vague BD des années 90-2000 (Sfar, Larcenet, Guarnido), il découvre que dessiner est un métier. 

Il passe un bac littéraire option lourde « arts plastiques », puis va faire une année de mise à niveau à l’école Bellecour avant d’intégrer celle d’Émile Cohl à Lyon. Là, ses profs, dont certains ont dessiné les héros de son enfance, lui apprennent à désapprendre ce qu’il croit savoir. 

Pendant 4 ans, il se bat comme un lion dans cette école très sélective qui enseigne avant tout l’humilité. Il s’habitue, lui qui avait jusque là la flemme chevillée au corps, à dormir 4 heures par nuit. Il  apprend la sculpture, le dessin animé, anatomique, la peinture, l’illustration…puis se spécialise en dernière année dans l’édition. Il sort 13ème de sa promo (pas sur 14, nous a-t-il rassurés) et s’attaque à la vie avec la gnaque de ceux qui ont trouvé leur voie. Et qui dorment peu

Illustrations  et (in) dépendance 

Il veut être libre. Effectivement, plus on discute avec lui, moins on l’imagine dans un univers capitonné. Il veut « surprendre les gens, se surprendre lui-même, sortir sans cesse de sa zone de confort », et passer du coq à l’âne autant sur le sujet que sur la technique.

Il sera donc illustrateur indépendant, celui dont le dessin doit savoir s’effacer devant le message. 

Pari gagné : il l’est depuis 8 ans.

Il a commencé par créer un logo, puis 2, puis 3. Et chaque création a fait ses petits. Aujourd’hui, il répond oui à toutes sortes de projets et finalise d’ailleurs l’invention de la journée de 36 heures. Heureusement, la vie de famille et la naissance de sa fille lui ont appris à reconsidérer son engouement systématique pour la nouveauté et les défis. N’est pas Shiva qui veut. Il cesse de travailler lorsque ses femmes sont là et s’y remet le soir quand ses chats sont gris. Et jamais l’inverse.

Pour les professionnels, il crée toujours des logos, des mascottes, des campagnes d’affichage, de la com sur vitrine, des vidéos, des crédits visuels, des dessins de presse… Les mairies aussi font appel à sa plume… De même que les écoles le font intervenir auprès de nos enfants. Pour les particuliers, il se charge de faire-part, de tableaux, de caricatures et même de BD…

On a bien saisi que se contenter du minimum perturberait son rythme biologique bien à lui.

Impossible de lui échapper

En réalité, nous avons tous déjà croisé son travail. Comme Monsanto ou l’ami Ricoré, toutes proportions gardées, il est dans nos vies sans que nous le sachions. Mais il est bien entendu des intrusions plus illuminées que d’autres. C’est Simon qui, par exemple, se charge de l’illustration évolutive de la vitrine de « Destination Terre de Jeux », des cartons à pizzas du restaurant « Les Anges », de l’affiche du « Roi Lion » pour la compagnie « Côté Cour », ainsi que de la pochette du dernier album de Chopin. Les plus pointus auront croisé quelques unes de ses affiches alternatives de grands films (entendez: affiche non-officielle à travers laquelle un artiste donne sa propre vision du film) sur certains sites spécialisés (« Hero Complex Gallery », « Firebox »…), vu son expo en cartes à gratter… C’est à peine plus qu’un bruit qui court, mais pendant qu’il apparaît dans le dernier artbook ARTtitude consacré aux artistes du site PosterSpy, ainsi que dans un livre hommage à THE THING de John Carpenter (sortie en juillet pour le Comic Con de San Diego), nous devrions voir son nom au générique du prochain jeu de société de chez Gigamic… Rendez-vous au mois de mai (et chez Terre de Jeux).

L’atelier

Cela fait maintenant 2 heures que nous buvons du thé aux fleurs, un chat gigantesque sur les genoux, un autre à nos pieds attendant son tour, en écoutant Simon et Freddie Mercury. Il nous manque l’atelier au bout du couloir. Gonzague et Sigismond (les noms de scène des félins) nous escortent. C’est là qu’ils se vautrent chaque nuit et s’échouent sur les planches. Plusieurs univers se côtoient sur les étagères : DVD, CD, crayons et matériel à dessin bien sûr, une bio de Neil Young, des photos de famille joyeuse, des Stephen King, du Tolkien, un monsieur patate anonyme et un monsieur patate Dark Vador, une brosse à dents, Blacksad, Matisse, Mickey, Klimt… Oh! C’est pas bientôt fini ce bordel?? Même une chatte n’y retrouverait pas ses petits ! Fort heureusement, Simon n’a que des mâles et dans le monde animal, ceux ci réclament rarement la garde de leurs rejetons. Puis il nous montre ses créations, bien au chaud dans leur carton kingsize, et nous nous disons, rassurés, que ses illustrations valent bien un peu de ce doux désordre.

Nous avons vu ses fameux vinyles en cartes à gratter, que nous n’avons pas eu le droit de gratter, ses tableaux aux lignes géométriques, son affiche alternative des Dents de la Mer, son hommage à Batman en route pour Las Vegas (Parano), ses cartes de vœux « Chats-Pîtres »… Simon est un pêle-mêle de styles, une centrifugeuse d’idées.

Et nous sommes heureux d’avoir découvert la matrice, bercés par des chats ronronnant, de cet harmonieux mélange de genres.

Pour toute commande personnalisée, pour professionnels et particuliers :
contact@simoncaruso.com
www.simoncaruso.com

LES MARDIS DU GRAND MARAIS

Certains d’entre nous se rappellent sûrement d’une époque bénie où il existait dans la semaine un bis repetita du samedi soir.
Le mardi soir, ça sentait bon la soupe de pâtes, les frites, la soirée pyjama, la 
séance de ciné ou du rab sur le temps de télé.
Parce que le jour des enfants suivait, on pouvait se permettre quelques incartades sans avoir les yeux collés le lendemain.
Adultes, la fête est finie et le mardi sonne toujours le glas du week end. Il y a encore boulot-taf-école-réunion le mercredi et il reste plus de la moitié du chemin à parcourir jusqu’au vendredi libérateur.
Mais pour ceux qui n’ont pas oublié, les habitudes ont la vie dure. Programmés depuis l’enfance, ils ne veulent pas de tisane ni de compote le mardi soir, et trouvent plaisir à mettre un peu de punk attitude dans leur semaine laborieuse.
Pour ceux là : les Mardis du grand Marais. Vous en êtes ? 

UNE MAJORITÉ FRAÎCHEMENT ATTEINTE 

Il y a 18 ans, les concerts étaient devenus rares dans la région, et aucun lieu ne leur était plus consacré. La ville de Riorges, avec Bernard Papouzopoulos, alors élu à la culture, et Franck Rozier, agent du service culture ayant donné son nom à la plante du même nom, décident d’envoyer du son et de faire bouger nos petites fesses. La salle polyvalente du Grand Marais est vacante le mardi. Pas plus de littérature. Ils ont le lieu, le jour, et les joueurs de notes. Le premier concert a lieu en 1998. Le rythme s’installe progressivement et un programme officiel voit le jour en 2000, sous le nom des « Mardis du Grand Marais ». Le logo, une mule, mais pas la pantoufle, symbolise l’opiniâtreté dont il a fallu faire preuve pour lancer une telle machine. Car, à l’instar des monuments classés qui ont mis des années à sortir de terre, cette institution là s’est construite et professionnalisée au fil du temps, et avec l’arrivée successives de talents et de compétences croisés.

harrison-stafford-takana-zion-octobre-2016-24

PORTRAITS D’OREILLES MUSICALES 

On commence avec Cyril, arrivé en 2002 et, consécutivement, la création du service culturel. Il est programmateur et administrateur. Il ne le dira pas mais les autres le disent pour lui : il a fait monter la sauce. Ses choix répondent à une volonté culturelle d’amener à Riorges une musique actuelle, avec une tarification attractive. S’il faut parfois jouer des coudes pour faire venir des têtes d’affiches, se montrer audacieux et rusé pour souligner la pertinence d’un concert à Riorges, la non-existence de programmation le mardi soir en France facilite les choses.
Puis vient Sylvain, régisseur général, qui s’occupe de la gestion technique et supervise le travail d’une équipe de 30 à 35 personnes les soirs de concert. Un chef d’orchestre, en somme. En amont, il étudie la faisabilité technique des projets et fait le lien entre les associations et les groupes.
Laure, quant à elle, coordonne les projets et est en charge de la médiation et de la relation avec le public, qu’elle accueille d’ailleurs les mardis soirs. Philippe est directeur de l’animation de la cité et fait le lien avec les élus qui changent bien sûr à chaque mandature.
Et c’est Véronique, qui est actuellement adjointe déléguée à l’action culturelle. Elle a un rôle de supervision et fait en sortes que les Mardis du Grand Marais conservent leur écho et leur rayonnement sur le territoire qu’elle gère. Enfin, la petite dernière, Sarah, a intégré cette famille nombreuse en 2014. Avec elle s’est développé le service communication qui est passé d’un stade artisanal dans les 1ères années à un stade pro et réactif. Elle s’est entourée d’un graphiste et webmaster, Anthony, pour répondre aux exigences actuelles de présence sur les réseaux sociaux.
Un nouveau format de programme est d’ailleurs sorti cette année de leur chapeau.
Quant à la distribution, c’est Benjamin qui en a la responsabilité depuis le retrait de la scène du bien aimé Claude Etaix, ou « Papy ».

harrison-stafford-takana-zion-octobre-2016-22

UN TIMING SERRÉ 

Toute l’équipe planche 6 mois à l’avance sur la programmation. Pas de miracle donc, mais on se doutait bien que le Saint Esprit se faisait plutôt discret sur ce genre de dossier.

C’est dès le lundi précédent un concert que la fourmilière est dans tous ses états. Car si la salle n’est pas une salle de concert, elle doit le devenir pour chaque Mardi. Il s’agit donc toujours d’un « one shot ». C’est un paramètre que les artistes doivent prendre en compte : ils ne viennent pas dans une salle conventionnelle. Tout est fait pourtant pour les cocooner. L’équipe passe de 11 personnes habituellement à une bonne trentaine le soir du concert. Et c’est sans compter le groupe et leur propre staff. Les associations de prévention et de médiation sont elles aussi très actives : Les mousquetaires de la nuit, qu’on ne présente plus, le collectif Fête Moins Risquée… Bref, tout un monde gravite autour d’une soirée, pour vous fabriquer des souvenirs dans les meilleures conditions qui soient.

no-one-is-innocent-mardis-du-grand-marais-22-decembre-2015-17

UNE PROGRAMMATION ET UN PUBLIC VARIÉS 

Côté programmation, pour vous rafraîchir la mémoire, vous avez pu voir jusque là Arno, Christine and The Queens, Aline, Ayo, De La montagne, Rocky, Pegase, No one is Innocent, Rover, etc. Cette saison, vous verrez passer un « OCNI » ou objet chantant non identifié avec GiedRé, vous entendrez les formules chocs d’ Odezenne, vous agiterez votre doigt du milieu avec « Mass Hysteria » ou vous plongerez dans l’underground avec «La canaille». La seconde partie de la saison débutera en février et comptez sur nous… on vous fera passer le programme.

Tantôt dénicheurs de talents, tantôt hôtes chanceux de pointures confirmées, les Mardis du Grands Marais sont donc les dignes représentants de la mixité populaire : Pop/Rock, Rock, Acid/Pop, Electro/Pop, Reggae, Hip-Hop, Blues, Jazz, et nous en passons… il n’y a guère que la viole de gambe et les sérénades qui ne s’inviteront pas sur scène. Si vous êtes voraces de ce qui sent l’humanité dans tout ce qu’elle a de plus captivant, aller régulièrement aux Mardis revient à feuilleter en live l’album de Zep sur l’enfer des concerts. Un champ de dreadlocks, du cuir clouté, du gilet en chanvre, des piercings, des tatouages, du slim, des rangers, des mèches improbables, du style, de l’anti-style et même parfois de la faute de goût, de l’ado enfin libre, du quadra à nouveau libre… vous croiserez de tout, dans une ambiance bon-enfant, rythmée bien sûr, et chargée quoiqu’il en soit de la magie des soirs de concert. Sans la fumée.

L’équipe a plein de souvenirs, bons surtout, de fous-rires, de bons mots d’artistes, de travail en fanfare, de premiers baisers, de public monté sur scène pour avoir sa part d’éternité, d’idole se jetant dans la foule sans personne qui le rattrape, de diva qu’on ne réinvitera pas, de berceuses déjantées et de condensé de vie. Alors si vous avez besoin ou envie d’une histoire avant de vous endormir, allez les voir, ces Sylvain, Laure, Philippe et consorts…Ils dénichent toujours de bons conteurs, une rengaine à vous servir et un air de fête pour accorder vos pensées.

MARDI 8 NOVEMBRE 2016 

TheGlossysisters(Jazz-swing-vocal)

Theo Lawrence & The Hearts (Deep Soul – Blues – Rock&Roll)

MARDI 22 NOVEMBRE 2016 

GiedRé(ChaNsonstRèsiNteLLigeNtes)

Odezenne (Hip-hop-Chanson)

MARDI 13 DÉCEMBRE 2016 

Mass Hysteria (Metal)

MARDI 20 DÉCEMBRE 2016 

La Canaille (Hip-hop)

L’ÉLÉGANCE – LE CABARET

Pour la première fois, c’est un peu endimanchés que nous y allons, avec au ventre une heureuse impatience. Une première fois, ça compte, celle là comme les autres. Alors nos hôtes ont fait les choses bien. On a plongé dans le spectacle comme dans un bain de champagne, sans vraiment savoir si c’était comme on le disait. On s’attendait à voir un peu de Paris en bouteille, et on l’a vu. On vous raconte cette première fois qui a eu, on l’avoue parce que c’est avouable, un petit goût de «reviens-y» et de plaisir pas le moins du monde interdit. 

ET LA LUMIÈRE FUT 

Le cabaret l’Elégance donne aujourd’hui le plus grand spectacle de cabaret de toute la région Rhône-Alpes-Auvergne. Les trois associés en ont eu l’envie puissante en 2014. Parce que sans une envie et une folie hors du commun, une réalisation aussi monumentale est impossible ne serait-ce qu’à envisager. Ils sont tous les trois Roannais et nourris très jeunes

au sein du spectacle. Quand on ouvre enfant les yeux sur un monde de paillettes, difficile de se projeter adulte dans la vie de Monsieur Tout Le Monde. Et nous n’avons pourtant rien contre lui. Alors l’atavisme frappe et le milieu artistique les attrape et les garde. Les petits poulbots de la Loire deviennent producteurs de spectacles itinérants. Ils roulent leur bosse et se ramassent 20

ans d’expériences, de sons et lumières, de costumes, de flonflons, de numéros et de vie de patachon. L’un d’entre eux, Frédérick Arno, celui à qui nous devons ces confidences, se fait même propulser sur scène par la main du destin, dont les voies sont parfois pénétrables, et ne la quittera plus après y avoir poussé ses premières vocalises.

Quand les sirènes de la sédentarité commencent à les séduire, c’est dans leur région, qui par un heureux hasard est aussi la nôtre, qu’ils décident de poser leurs valises. Ils veulent faire du Music Hall, du vrai, comme à Paris, au Royal Palace ou encore à l’Ange Bleu, et décident de s’en donner les moyens.

Les quatre murs de ce qui est aujourd’hui leur cabaret leur sont livrés dans le plus simple appareil en juin 2015. La première représentation est prévue pour le trois octobre. Amis de la pression, bonsoir! Il faut au moins une âme de rêveur pour y croire car il y a tout à faire. Pendant quatre mois, l’équipe travaille sans discontinuer et avec, probablement, beaucoup de caféine. Le spectacle est écrit mais il faut le répéter le jour et, la nuit, faire de cet endroit à Renaison un cabaret mémorable. Entre chien et loup, l’artiste se fait peintre ou plâtrier.

Le 3 octobre 2015, l’alchimie opère et le rideau se lève alors que la peinture sèche encore. Le cabaret l’Elégance pousse son premier cri avec la revue du même nom. Une revue qu’on ne peut pas déplacer et créée donc uniquement pour le lieu. Des moyens techniques époustouflants sont mis en œuvre, la scène fait 200 m2 et avance au cœur du public, ce qui est totalement novateur.

17 mètres d’ouverture sur 12 mètres de profondeur et un écran led de 17 mètres. Le ton est donné, la barre placée, les bouches bées, et la vieille tradition française déterrée et dépoussiérée. Trois à quatre représentations par semaine, des soirées à thème, des tributes, 450 places assises, pour un dîner spectacle ou un spectacle seul et surtout : du rêve, de l’éclat, de l’énergie, de la poudre aux yeux, de l’adorable désuétude et des jupons qui s’envoient en l’air…

Bref, ils ne sont pas là pour déconner…

final

gold

ouverture

jungle-officiel-compresse-619x314

QUAND LE RIDEAU SE LÈVE 

On ne peut décidément pas tout vous dire: la surprise doit rester presque entière. Le spectacle de l’année dernière était très cabaret sur chaise, queue de pie, chapeau claque et french cancan. Celui de cette année, « Ivresse », est sur fond de cinéma mais ressuscite aussi les classiques du Music Hall. Quelqu’un nous raconte une histoire et nous fait voyager au travers de scènes connues.

Seize artistes sont là, qui paraissent des dizaines. Vous verrez 30 00 strass, 8000 plumes, des acrobaties, du feu, un piédestal, des piédestaux, une robe de 120m2, des guitares électriques, des drôles d’oiseaux, des belles de nuit et des joyeux drilles.
Le show est surprenant, il fait ressurgir un temps où mener une vie de bâton de chaise était monnaie courante, la belle époque où le cabaret était un point fort de la culture populaire ou bourgeoise. Seule différence : on est loin, en terme d’ambiance, de l’ivrognerie des lieux de débauche de cette belle époque. Certains le regretteront peut-être : sachez que vous n’allez pas dans un lupanar. Mais bien à Paris, à Broadway, les yeux écarquillés sur un spectacle exquis, parfois un peu irrévérencieux, mais on ne serait pas tout à fait au cabaret si ce n’était pas le cas.

On y retournera, histoire de voir encore sous les jupes des filles et pour recompter les plumes. On ne serait même pas étonnés de croiser Lautrec (enfin… un peu quand même) et d’admirer avec lui cette jolie java jusqu’aux premières lueurs du jour…

Facebook : @EleganceCabaretRenaison
Site: www.cabaret-elegance.fr
Mail : contact@cabaret-elegance.fr 
Tél : 04 77 67 67 67 
Adresse : Rue Robert Barathon – Renaison

La Galerie DEZA à Roanne

Voilà un portrait qui peut en cacher bien d’autres, car la Galerie DEZA expose de l’art sous diverses formes de son expression (toiles, photos, sculptures…), et par conséquence des artistes parfois très différents les uns des autres. Le lieu est propice à des rencontres singulières, colorées, surprenantes et lumineuses.

 

UN ENDROIT BIEN VIVANT

Notre galeriste, agent d’artiste au national, participe à de nombreuses expos sur l’hexagone et au-delà, telles que celles organisées par Art3f, Lille Art Up, … .

Il dispose là d’un joli vivier d’artistes qu’il nous fait découvrir à Roanne. La Galerie DEZA n’a donc rien d’une nature morte, elle vit, au travers de pépites souvent renouvelées, et de têtes de proue dont on voit évoluer le style.

Il s’agit d’un lieu délicat, atypique et unique en son genre à Roanne où l’originalité et la modernité irtent avec le beau.

Les œuvres exposées sont souvent joyeuses, elles invitent aux agapes et à la légèreté. Elles sont parfois drôles, enfantines ou bien, au contraire, mélancoliques ou oniriques et peuvent être tout à la fois suivant la lecture qu’on en fait.

L’atmosphère est décomplexée, l’art n’est pas solennisé mais plutôt partagé. Les artistes cultivent d’ailleurs une belle proximité avec leur public et des séances de dédicaces, des performances ou des vernissages sont souvent organisés.

Qu’on y aille pour faire son curieux ou avec une idée bien précise de ce qui irait sur la commode du salon, on n’est pas à l’abri, au mieux, d’un coup de foudre sans feu de paille, au pire, car on vous souhaite plus que cela, d’une tocade sans conséquence.

Les voici donc, ces artistes, qui bouleversent un cœur ou au moins un intérieur et mettent le spleen en déroute si vous n’y prêtez garde…

EXPOSITION SOPHIE CHEZE & VIRGINIA BENEDICTO DU 25 NOVEMBRE AU 31 DÉCEMBRE 2016

Sophie CHEZE : Cette artiste peintre corrézienne nous plonge dans un univers d’humour et de tendresse. Les personnages sont ronds, débonnaires et les couleurs flashy.

Sophie Cheze est très attachée à l’univers de l’enfance et à ce qu’il induit de spontanéité, de gaité et de sincérité. Ses personnages aux regards étonnés, curieux, coquins, malicieux et joyeux racontent des histoires pour les petits et pour les grands.

7367257_dsc004962 P1030247

fichier-22-11-2016-10-58-12

Virginia BENEDICTO : Enthousiaste et spontanée, Virginia Benedicto est une artiste qui offre avec générosité ses couleurs et sa bonne humeur à travers ses œuvres.

Née en 1971 à Madrid, ses études dans le domaine de la publicité puis de l’art, sa culture et ses diverses expériences, l’ont tout naturellement amenée à se concentrer sur la création artistique, faisant de sa passion, son métier.
Ses peintures et sculptures qui expriment toujours gaieté et joie de vivre sont baignées de multiples influences, majoritairement latines.
Aussi, sous ses pinceaux et ses mains, naissent et se dessinent, des formes et des courbes, rondes et voluptueuses.

Ses thématiques de prédilections sont  la pomme et l’amour  à travers lesquels elle veut tout simplement offrir une vision optimiste de la vie. Un regard frais et pétillant qui vous invite à venir croquer avec gourmandise  toutes ses créations originales.

affiche2-expo-nov-2016

 

INFOS EXPO : Du 25 Novembre au 31 Décembre 2016 – Vernissage le 25 Novembre 2016

Adresse : Galerie DEZA / 11 rue Alexandre Roche – 42300 ROANNE
Tél : 06 86 16 94 59
Facebook : @Galerie DEZA Roanne / Web : www.galeriedeza.com
Évènement Facebook : www.facebook.com/events/286890791712043/

 

XAVIER MARABOUT DU 6 DÉCEMBRE AU 15 JANVIER 2016

Ce breton est influencé par la bande dessinée, l’art narratif (Erro, Autouart), le pop art (Lichtenstein) et base son travail sur un mashup pictural. En empruntant les codes de la bande dessinée et de la peinture des grands maîtres, il développe un style où le trait et la parodie sont omniprésents. Locomotive du strip-art, il revendique aujourd’hui la synthèse des genres

visuel-paris

INFOS EXPO : Du 6 Décembre au 15 Janvier 2016 Vernissage le 17 Décembre 2016
Adresse : Galerie DEZA / 11 rue Alexandre Roche – ROANNE Tél : 06 86 16 94 59
Facebook : @Galerie DEZA Roanne / Web : www.galeriedeza.com

Ces œuvres cohabitent en un seul et même lieu, de nouveaux artistes sont exposés tous les deux mois, et nous espérons vous avoir donné l’envie , non seulement d’avoir envie, mais également d’aller découvrir ou redécouvrir cette galerie.
Si vous en voulez encore et que l’endroit vous a mis le feu, retenez qu’une succulente série de produits dérivés est en pleine gestation…L’histoire est définitivement à suivre.