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Livre

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ENFANCES EN RUINE

Un livre de Christian Verdetet Florence Chédotal Sortie prévue le 20 novembre 25 ans qu’il photographie l’enfance, celle des tourments hors-norme, des crises mortifères et des conflits armés. 25 ans qu’il parcourt le monde et ses zones sous tension, là où le petit peuple, oublié souvent, pousse de travers sur des desseins tordus.Christian Verdet, photojournaliste roannais dont nous avons fait il y a peu le portrait, a souhaité réunir dans un seul ouvrage un quart …

PETIT HPI DEVIENDRA GRAND

Guide pratique pour aider son enfant surdoué Emilie Dhérin est roannaise. Elle est enseignante, passionnée par l’écriture et par l’Antiquité. Titulaire d’un doctorat en Lettres Classiques et d’une agrégation en Lettres Modernes, la connaissance est pour elle une façon d’être au monde.Régine Ollier n’est pas roannaise, mais personne ne lui en tiendra rigueur. Également enseignante, en Lettres Modernes et Techniques de Communication Ecrite et Orale, elle partage avec Emilie une surdouance qui concernerait 200000 enfants …

ANNICK SIMON – Psychologue

« Funambule du petit peuple »  « Alors dans Besançon, vieille ville espagnole, jeté comme la graine au gré de l’air qui vole, naquit d’un sang breton et lorrain à la fois, un enfant sans couleur, sans regard et sans voix ».   L’auteur de ces vers, finalement animé par la voix de sa mère, connecté à la vie par une magie heureuse, passa du gris au rose, et du silence au cri. Victor Hugo, …

Christian Chavassieux écrivain – De l’essence de mots

Si j’avais su que je devrais un jour « écrire sur un écrivain », j’aurais noté, jeune fille, tous les mots passants des cabrioles verbales de Devos. J’aurais pu, aujourd’hui, même si je n’en mène pas large, faire illusion derrière des plis parlants et bien envoyés. Ah… si jeunesse savait.. Mais non, à l’époque, j’avais beau marcher au pas pour éviter qu’on ne me dise la messe, j’avais beau voir ses apparitions télévisuelles sur les injonctions d’un …

AURÉLIA BRIVET – L’Art de l’Aventure

Et voilà, encore une matheuse qui a mal tourné. Elle aurait pu, avec sa tête bien faite, nous pondre, au moins, un petit théorème, être ingénieure process chez Lactalis, chercher en labo la formule contre les vilaines peaux ou résoudre l’équation de Navier-Stoke (nous non plus on ne connaissait pas).
Au lieu de cela, mademoiselle dessine et parcourt le vaste monde sur deux roues. Ben voyons. Bien sûr, bon sang ne saurait mentir car les chiens ne font pas des chats. Il fallait donc s’attendre à ce que sa route oblique, puisque ses parents se sont rencontrés lors d’un voyage en vélo, et n’ont cessé, une fois leurs affinités consacrées, de trimballer leur quatre filles d’un bout à l’autre de l’europe, leur donnant irrémédiablement le goût de l’aventure et de la liberté. La pomme n’est donc pas tombée très loin de l’arbre en ne choisissant pas les algorithmes et la cryptographie.

Aurélia Brivet est, à 27 ans, une baroudeuse pleine de talents. Elle est graphiste, illustratrice, photographe, bédéiste, réalisatrice spécialisée en animation, et tout ce petit monde est campé dans une silhouette élancée dotée de cuisses sportives prêtes pour les échappées. En 2016, elle a parcouru seule 8234 kms en vélo, de Roanne aux plus beaux fjords d’Islande. Elle finalise aujourd’hui un roman graphique de 240 pages retraçant son incroyable périple, en quête de sa vraie nature, et, sûrement, des créatures magiques des légendes nordiques.
Voici donc l’histoire d’une « jeune femme qui échangeait des croquis contre un verre, un repas, ou toute nourriture de l’esprit, du rêve et de l’imagination ».

Animer son destin

Dans ses années lycée, Aurélia s’apprête bel et bien à faire une prépa. Mais elle décide finalement d’exploiter un autre don et devient ex-future chercheuse universitaire en intégrant l’école d’art Emile Cohl à Lyon. Elle y apprend le dessin et se spécialise dans le dessin animé. Pour son projet de fin d’études, elle réalise un court-métrage, « Les Cœurs Bonheur », qui lui vaut d’être lauréate du concours organisé par TF1. Au sortir de l’école, en 2012, elle travaille un an dans une agence de graphisme à Lyon, tout en continuant ses « piges » dans un studio de dessin animé. Elle s’installe ensuite à son compte à Roanne et propose depuis des illustrations pour les particuliers, du graphisme pour les entreprises ou encore des interventions en photographie. Elle fait partie de l’Association des Métiers d’Arts de Roanne (l’Amar), et de l’Appart (local d’approche des pratiques plastiques et artistiques) de Riorges. Surtout, bon nombre d’écoles font appel à elle pour apprendre le rêve à nos enfants, via des ateliers de Stop-Motion, une animation permettant de créer un mouvement à l’écran à partir d’objets immobiles. Et en prenant beaucoup de photos… Lors de ces temps d’activités péri-éducatifs, nos plus ou moins petits créent des courts-métrages qu’ils ont le plaisir de voir projetés lors du festival « Ciné court animé » organisé par Loïc Portier. Les enfants, de Mâtel à Arago, de Paul Bert à Fonquentin, nous parlent ainsi du harcèlement à l’école, des créatures légendaires, du pôle nord, des arbres ou des quartiers, avec pour seule limite l’imagination illimitée de leur jeune âge. Auprès des ados, c’est à Albert Thomas, dans les MJC ou encore à Jean-Puy (où il existe une option cinéma-audiovisuel) qu’Aurélia partage ses connaissances et apprend à qui le demande à choisir le bon médium pour chaque projet.

Parallèlement à ce parcours professionnel, elle n’a cessé de voyager au cours de ces dernières années : Europe, Asie, Afrique, Etats-Unis, etc. Après avoir connu Irma aux Caraïbes et fait beaucoup d’humanitaire, elle décide en 2016 de partir seule, sur le vélo Berthoud de sa grand-mère. Une randonneuse de 30 ans d’âge, dont elle a hérité depuis que son aïeule est passée au vélo d’appartement. Aurélia n’échappe donc pas à la presque implacable règle de la génétique et de l’éducation. On imagine mal un enfant de la Cosa Nostra devenir éducateur à la protection judiciaire de la jeunesse ou un Bouglione avoir peur du vide…

Des « Anecdotes plein les sacoches »

Tandis que sa mère se fait du mauvais sang, le sien ne fait qu’un tour une fois ses sacoches consciencieusement remplies. Le 4 mai 2016, Aurélia largue les amarres, confiante et prête pour l’aventure du « lâcher-prise » et du « tout possible ». Elle traverse la Suisse, l’Allemagne, le Danemark, longe la côte suédoise et Norvégienne puis prend le bateau, son vélo sous le bras, pour gagner l’Islande. Elle roule, sans vouloir faire de son voyage un exploit sportif (ah bon), jusqu’à 170 kms par jour. Par tous les temps, comme le petit cheval blanc. Les gens l’approchent facilement, car elle paraît bien inoffensive avec sa vie comme chargement, son PC portable et ses objectifs comme outils de travail. Petit à petit, elle se débarrasse de ses à prioris et de la hiérarchie sociale, pour se connecter aux gens simplement et sans appréhension. Elle retourne à l’essentiel, à ses besoins primaires, et la magie du voyage opère. Au fil de ces échanges et de ces lendemains qui sont des autres jours, l’idée du livre germe. Qu’il en soit ainsi : « Anecdotes plein les sacoches, ou comment j’ai rejoint l’Islande avec le vélo de ma grand-mère » se construit au gré de ses rencontres, toujours heureuses, et jusqu’à son retour à Roanne par les bords de Loire le 29 octobre 2016. Entre croquis, illustrations, anecdotes en BD, photos, panoramas et textes, Aurélia partage son expérience de la liberté. De la plume de rapace au mouton faisandé, de la morsure du froid aux histoires fantastiques de la vallée de la mort, elle revient sur les belles coïncidences et les rencontres touchantes qui ont jalonné sa route.

À vous de jouer

Ce livre sera imprimé en mai, une fois le financement participatif abouti. En effet, du 8 mars au 26 avril, des pré-commandes à 30 Euros seront enregistrées sur le site ulule.com. Il faut à Aurélia 150 contributeurs pour que ses 240 pages sortent de terre et qu’elle nous les dédicace en juin à la bibliothèque de Mably, au Forum Mirose ou à l’Office du Tourisme. A bon entendeur…
L’étudiante avec les cœurs pour logo, est devenue une jeune femme inspirante, prête à déclencher des départs en masse, à pied ou en vélo, à la rencontre de l’autre humanité : celle des chaînes de faveurs, de la bienveillance et de la générosité. Cette chimère existe puisqu’elle l’a rencontrée. Sans croire encore tout à fait aux elfes, Aurélia porte désormais en elle cette idée fantasque que « des choses magiques se passent, qu’on ne peut pas expliquer ». Elle ira, bientôt, promener son aura de liberté et de foi en l’homme dans l’hémisphère sud. À deux cette fois, puisqu’un clown acrobate roannais est tombé amoureux d’elle, et il semblerait qu’elle ne soit pas insensible à tout son cirque. Qu’ils partent, cette fois, en vélo, en tandem, en vrille ou à la renverse, on ne leur demande qu’une chose : de faire naître, aussi, un livre de cette histoire là.

PLUS D’INFOS
Précommande livre :
www.fr.ulule.com/anecdotes-plein-les-sacoches

Grande Fêtes de la Soierie à Charlieu

Nous vous invitons à participer, et peut être même découvrir, cette Grande Fête de la Soierie qui va se dérouler à Charlieu, cité historique, les vendredi 8, samedi 9, dimanche 10 et lundi 11 septembre. La corporation des tisserands, une des rares confrérie médiévale encore existante, maintenant largement secondée par une multitude d’associations, vous propose 4 jours de festivité, entre tradition, tel que les célèbres enchères pour les royautés 2018 ou son grand défilés en …

LES IDÉES DE LECTURES PAR FORUM MIROSE

Deux romans totalement différents. L’un évoque l’évanescence de nos vies, l’autre, la joie à les sauver de la douleur et de la mort.

« Comme l’ombre qui s’en va » d’Antonio MUNIOZ MOLINA – Aux Editions du Seuil 

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1987, un jeune espagnol part quelques jours à Lisbonne pour travailler sur un roman, mais peut être aussi mettre entre parenthèse son rôle de père et de mari qu’il a le sentiment de ne pas avoir choisi. 

Son livre devient une sorte de manuel d’écriture à l’attention des jeunes écrivains qui semble leur dire: écoutez de la musique, vivez la nuit, fumez, buvez, fréquentez les bars, les clubs de jazz et accédez à cet « état de somnambulisme lucide »… une vision presque romantique de l’écrivain. 

20 ans plus tôt Martin Luther King était assassiné par James Earl Ray qui s’enfuit à l’étranger. Il sera arrêté à Londres 2 mois plus tard et entre temps aura passé une semaine à Lisbonne. Tout le long du livre l’auteur passe de Ray à sa propre histoire. Il mélange réalité et fiction et comme quand on mélange deux choses de nature différente, il y a une réaction chimique, un précipité…ou comme un collage. Molina réussi à captiver avec l’histoire de Earl Ray, qui a passé sa vie à 

se perfectionner pour ne pas laisser de souvenirs, passer inaperçu… et l’auteur nous démontre que seule la fiction peut dévoiler ce qu’aucune archive, aucun témoignage ne saurait révéler. 

Et puis il y a Lisbonne.
Lisbonne pour lui c’est une expérience, Lisbonne dans les années 80 c’était « rencontrer l’exotique à côté du provincial ». Lisbonne c’est la ville ou des chats somnolent au soleil, continuant de vivre comme dans l’Egypte antique. 

« Les corps fragiles » d’Isabelle KAUFFMANN – Aux Editions Le Passage 

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Voici un livre qui rend un vibrant hommage à la première infirmière libérale de Lyon, Marie-Antoinette GALLAND qui a exercé sa vocation durant une grande partie du 20ème siècle. 

Dans ce récit magnifique, tout en finesse et délicatesse, Isabelle KAUFFMANN nous raconte le métier de Marie-Antoinette, ses premiers pas en tant qu’infirmière, l’approche des corps et des patients qui se fait avec beaucoup de sensibilité, l’empathie dont elle fait preuve lors des visites, au contact de ces «corps fragiles» avec qui elle partage un morceau de vie, de souffrance et de parfois de joie. 

Isabelle Kauffmann, d’une plume alerte et délicate, revient sur une vocation
déclarée très tôt, dès l’enfance. Marie-Antoinette à toujours voulu soigner,
soulager , conforter et réconfoter les malades.
D’une construction «anatomiale»- les chapitres ont pour titre une partie du corps
humain, les mains, le coeur, la tête…- ce récit fourmille d’anecdotes illustrant la manière dont cette infirmière dévouée a vécu, les patients qu’elle a rencontré, l’évolution des moeurs, mentalités et de la médecine. 

Une belle reconnaissance à celles et ceux qui font métier d’apporter soins et aides, qui consacrent une partie de leur existence à s’occuper des plus faibles sans en avoir toujours la considération. 

* Rencontre avec Isabelle Kauffmann pour le livre «Les corps fragiles» le Mardi 8 Novembre à 19h – Forum Mirose

FORUM MIROSE
4 RUE CHARLES DE GAULLE – ROANNE