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L’APECA

(Association pour la Promotion Economique et Commerciale Apchonnaise) SAINT-ANDRÉ-D’APCHON : UN SECRET BIEN GARDÉ C’est une perle de la côte roannaise qui laisse le charme pittoresque s’épanouir en beauté. Avec son église paroissiale, son château, ses cabanes de vignes et son plan d’eau, Saint-André-d’Apchon est un fleuron de la région, pour qui est curieux de découvrir son patrimoine historique et culturel. Toutes les commodités offertes par le village participent du confort de vie (maison médicale, …

Côte Roannaise Bio – Magasin bio indépendant adhérent à la coopérative « Biomonde »

Nouveau : boutique en ligne et livraison à domicile Alors c’est vrai ? Côte Roannaise Bio, à Renaison, a créé une boutique en ligne avec livraison à domicile ? Sara, la gérante, nous le confirme : « dès 30 euros d’achats, nous livrons gratuitement à Roanne, Mably, Riorges, sur la côte roannaise et la montagne bourbonnaise. Si la commande est passée avant midi (sur https://biomonde-renaison.mescoursesdrive.fr/ ou par SMS au 07 79 01 84 73), la …

Domaine des Palais – Yann Palais, vigneron

Plaisir terrestre, nectar céleste Alors comme çà, ce sont les Egyptiens qui ont appris aux Grecs à cultiver la vigne? Ainsi donc, ce sont les Grecs qui l’ont implantée en Gaule en 600  avant J-C, puis les Romains qui l’on développée? Ben voyons. Ceux-là, le jour où ils ne la ramèneront pas sur l’origine de quelque chose… Tiens, même la cornemuse, dont on parle dans un prochain article, aurait voyagé d’Egypte en Europe avec eux. …

Côte Roannaise Bio

Ce magasin Bio indépendant, situé à l’entrée de Renaison, fête sa 1ère année d’existence en s’offrant une extension de bonne augure. Sara Touati, à sa tête, privilégie dès le début le circuit court, en choisissant elle-même ses fournisseurs, tout en adhérant au réseau coopératif « Biomonde ». Celui-ci lui donne accès à des conditions d’achat avantageuses qu’elle répercute sur les prix de vente. Ainsi, et dès que les critères le permettent, ce sont des produits …

THIERRY FERNANDES RESTAURANT LE PRIEURÉ – « À NOTRE ÉTOILE »

Au début, ce n’est qu’un petit guide publicitaire tiré à 35000 exemplaires. Les frères Michelin en ont l’idée en 1900, pour marquer le coup de l’exposition universelle. Ils l’offrent pour l’achat de pneus, sans imaginer qu’il deviendra un jour parole d’évangile pour tous les pèlerins du chemin du goût. Mais Eiffel n’imagine pas non plus que sa dame de fer lui survivra comme Einstein est encore assez loin de relativiser. La mascotte Michelin, présentant un …

MICHEL FEUGÈRE MUSICIEN – UN MUSICIEN QUI FAIT SON CINÉMA

À 3 ans, il aurait pu rêver d’être pompier, astronaute, pilote ou super-guerrier, comme n’importe quel petit garçon des années 70. Captain America n’était, alors, pas encore une option. A 15 ans, il  aurait pu rêver d’être dans un groupe de rock, footballeur professionnel, poète maudit, et peut-être, de serrer tout ce qui passe, sous couvert d’éducation sentimentale, comme n’importe quel ado des années 80. Faire les Anges de la Téléréalité n’était, alors, pas encore …

LE CINEMA A LA COTE… ROANNAISE 2019 DESTINATION BRÉSIL

Le millésime de ce jeune festival, qui fête cette année sa 3ème édition, est prêt à décanter. Initié fin août 2017 par le trompettiste Michel Feugère, et l’association CALC créée pour l’occasion, il célèbre sur 3 jours un trio gagnant : le cinéma en plein air, la musique live et le vin de la côte roannaise. Organisé, pour clore en beauté notre été, les 23, 24 et 25 août au Parc de la Source de …

MARTELANCHE – La République en glaise

Une petite fille de 10 ans observe, lors d’une veillée, son père qui nettoie la glaise de ses sabots. Nous ne sommes pas en plein anachronisme ni dans une communauté Amish de la côte roannaise, mais à Saint Romain La Motte, en 1900. Pierre Martelanche, modeste vigneron de 51 ans, s’apprête à gagner sa part d’éternité car sa fille lui demande de modeler, avec cette glaise, un vase pour ses fleurs. Il accomplit ce geste fondateur. En effet, jusqu’à sa mort en 1923, sans cesser, il fera naître sous ses doigts ses représentations de la féminité, de l’indispensable progrès et de ce qui compose son ADN : la lutte contre les injustices de tous ordres, la laïcité, l’éducation en alternative aux guerres assassines, et la femme comme avenir de l’homme. Soit le pire cauchemar d’Eric Zemmour. 

Mais les grands humanistes d’aujourd’hui étant les aliénés d’hier, Pierre est un fou en son temps. Alors, même si ses œuvres, ses plaidoyers, sont à l’abri dans le « petit musée » qu’il leur a construit, elles connaissent le mépris, le rejet, puis l’oubli et les intempéries. Car l’opprobre est jetée, aussi, sur ses descendants. Figurez-vous, si en plus ils avaient été roux. Galilée et son idée d’arrondir les angles…passe encore, mais prôner le libre accès à la connaissance pour rompre avec le déterminisme social ou biologique et hisser les valeurs républicaines bien au dessus des instincts sanguinaires…même Jaurès a dû finalement regretter, en ces temps de grand nationalisme. 

Ainsi donc, pendant un siècle, le temps ronge, sans les abattre, les œuvres de Pierre. Elles attendent, presque à tombeau ouvert, une heure plus propice, plus clémente, plus tolérante, pour lui offrir une reconnaissance posthume.  Cette heure bénie arrive puisqu’en 2011, elles sont enfin redécouvertes et qu’ un petit monde d’initiés se démène depuis pour les ramener à la vie. Oh…non pas que notre époque soit une ère d’amour pour tous et en toutes parts, mais les esprits sains ont accepté l’idée qu’une femme, même pauvre, pouvait apprendre à lire.

Du sanctuaire pantelant, à l’orée d’un champ de maïs de Saint Romain La Motte, à l’espace de restauration du Musée des Confluences de Lyon, nous vous livrons l’hallucinante histoire de sculptures « messagères », véritables trésors d’art brut, et d’un homme simple, un « juste »  marginalisé, qui fut pourtant leur céleste père.

 

Un homme à femme 

Pierre (vous permettez que je vous appelle Pierre?) naît en 1849 à Saint Romain La Motte. Un garçon simple dans le monde rural et cruel d’alors, peuplé d’âmes fortes à la Jean Giono. A 16 ans, il part à Saint Germain Lespinasse pour se mettre au service de bourgeois, et occuper, grâce à sa polyvalence naturelle, différentes fonctions. Mais il doit bientôt apprendre à marcher au pas et c’est en pleine guerre de 1870 qu’il poursuit un service militaire fatalement très réaliste. Sans autre choix, il goutte, à 20 ans, la violence, la baïonnette, la mort, la peur, et ne cessera jamais de les régurgiter. La débâcle et le sang versé le marquent sans retour et il revient éternellement acquis à la cause pacifiste. Il reprend son travail puis acquiert son indépendance en achetant une parcelle de bois. Il construit là sa demeure, se fait vigneron et fonde une famille. 

Pierre a pleinement conscience de son manque d’instruction et focalise sur un renouvellement de la pensée et des manières de vivre. Pour lui, seule l’éducation pour tous peut venir à bout des guerres. Entouré de ses filles, il refuse de s’inscrire à la course à la virilité et considère que toutes les Pénélopes du monde ont d’autres missions que celle de faire et défaire une tapisserie. En cela, il est sûrement le premier féministe que SRLM ait porté. Nous ne parlons pas du féminisme d’Alexandre Dumas fils, probable inventeur du terme, pour qui il s’agissait d’une pathologie féminisant les hommes, ni, pour ses détracteurs d’aujourd’hui, de celui d’une  bande de chieuses poilues et castratrices, mais de celui visant à atteindre l’égalité des droits entre hommes et femmes dans la société civile et dans la sphère privée. Car pour Pierre, c’est une idée fixe : les conflits cesseront lorsque le rôle des femmes sera revalorisé, lorsqu’elles iront à l’école et porteront les valeurs de la République. On criera à l’idéalisme  mais,  naturellement donc, lorsque sa fille extrait l’artiste de sa chrysalide, c’est une silhouette de femme qu’il modèle dans l’argile.  Suivent des personnages allégoriques, des colonnes décorées, des fresques en bas-relief, des inscriptions murales calligraphiées, des odes à « Victor Hugau » et, partout, des femmes représentant la paix, la justice, la laïcité, des naïades plantureuses, des Mariannes institutrices… Pierre protège alors ses œuvres dans son « Petit Musée » : une maison de vignes qu’il moule et cuit lui-même. Rien de grandiloquent ni d’ostentatoire. Il fait venir un photographe, commande des cartes postales, essaye d’attirer les gens et de les inciter à des dons pour financer une école publique. Mais l’heure n’étant pas aux rubans oranges ni à l’émancipation des femmes et des masses laborieuses, le monde rural qui l’entoure a vite fait de faire de lui un intouchable farfelu, un hurluberlu, un aliéné et, si l’académie accepte son projet, aucune des trois communes concernées ne le soutient. Alors cet humaniste qui a raison trop tôt, meurt en « laïcart », en paysan moraliste, et sa descendance de se faire toute petite devant un héritage bien lourd à porter.

Son Petit Musée devient le suprême asile des œuvres d’un fou et la vigne finit de le cacher au monde…

 

Un trésor d’art brut

Afin de déterminer si la littérature peut aider la côte roannaise à sortir de son enclave, une enquête singulière est confiée en mai 2011 à l’ethnologue Jean-Yves Loude, à la photographe ethnologue Viviane Lièvre et au kinésithérapeute Alain Jouve, également ânier. L’expédition « Voyage avec mes ânes en Côte Roannaise » s’arrête le 13 juin à SRLM. Gabriel Boucher, adjoint au maire, les mène jusqu’à ce trésor enfoui dont, lui, est fier. Car Pierre Martelanche est son arrière grand-père, ce paysan inculte aux idées lumineuses, dont l’argumentaire d’argile s’offre soudain à leurs yeux. Les tours de Babel s’effondrent, le Dialogue des Nations fait la gueule, la République Triomphante bat de l’aile et les colombes sont bien fatiguées…Cependant, un silence de cathédrale sacralise l’instant. L’urgence est alors d’épargner un hiver supplémentaire aux œuvres entassées là, à bout de souffle, et de « sortir de l’ombre une utopie encrée dans la terre ».  Les compétences s’organisent et en décembre, le trésor est installé dans un endroit aménagé par Gabriel, aidé par la restauratrice Colette Brussieux. Philippe Lespinasse, cinéaste connu pour ses reportages à Thalassa et Faut Pas Rêver, documentaliste lié au Musée de Lausanne (référence de l’art brut européen), tourne un documentaire. Laurent Danchin, spécialiste des arts bruts et singuliers en Europe, décide d’informer le réseau international de la découverte et préconise d’associer le petit Musée à une œuvre sociale. En janvier 2013, une association est fondée et au printemps, une souscription est lancée. Le Petit Musée est bientôt inclus dans le site du Musée de Lausanne et retenu pour une inscription au titre des Monuments Historiques. Les reconnaissances se succèdent et en juin 2017, « Les Amis du Petit Musée de Pierre Martelanche » obtiennent le « Prix Auhralpin du Patrimoine  ». En octobre, le Musée des Confluences s’engage à transporter et à accueillir l’ensemble des sculptures dans l’espace privilégié de restauration. La mairie de SRLM accepte le principe de donation des œuvres à la commune, à charge pour elle de les restaurer, entretenir et montrer au public, tandis que l’association planche sur la création d’un espace qui leur serait dédié. 

 

Nous avons rencontré Gabriel et, un peu, grâce à lui, son illustre grand-père. Nous avons retenu notre souffle, notre émotion, car le passage du temps n’a en rien altéré sa pensée. En parfait descendant du siècle des Lumières, même s’il ignorait peut-être cette filiation, Pierre était instinctivement en lutte contre la pensée unique, le sexisme, l’oppression, et a tenté une croisade en terres de patriarcat et de nationalisme. S’il avait une compréhension très fine du monde qui l’entourait, il en a largement surestimé la capacité d’éveil. Bien sûr, il avait pris toute la mesure du pouvoir de la misère, qu’elle soit intellectuelle ou sociale, ce passe-partout de la domination, du riche sur le pauvre, du nord sur le sud, de l’homme sur la femme, cet incubateur d’extrémismes, de conflits, de crimes contre l’humanité. Aujourd’hui encore, la misère nous monte les uns contre les autres, et les dominants se fendent bien la gueule en nous regardant faire, puisque nos bouffonneries durent depuis la nuit des temps. Alors de grâce donnons-nous les moyens de conserver ces œuvres près de nous, de leur faire un endroit bien à elles à Saint Romain ou à Roanne. Ainsi, si la maison brûle, au moins aurons-nous vu quelques instants la lumière, avant de sortir les masques et de sauver, en nous, ce qu’il restera d’humanité. 

« Il faudrait que le passage de la vie soit une étude de réforme de soi-même, ce qui améliorerait l’humanité ». Pierre Martelanche

 

PLUS D’INFOS
https://martelanche.wordpress.com

IDÉES SHOPPING – Spécial Fête des Mères et Fête des Pères

Spécial Fête des Mères et Fête des Pères  !!


 

ALICE & MALO

47, rue Maréchal Foch
ROANNE
Le Bavoir 
29,90 €


CADOFLOR

69, Place du 11 novembre
RENAISON
Bijoux végétaux 
À partir de 60€


RIVE DROITE

24, rue Chanteloup 
CHARLIEU
Sac cabas 
79 €


LÉON LE MAGICIEN : 100% HYPNOSE 2

Samedi 2 juin
Espace des Maronniers, Le Coteau
Adulte : 17€ / -12 ans : 13€


OLIVIA & SARAH

16, Place du Marché ROANNE
Ceinture homme ou femme 
Tonnerre de Belt 
49 €


ASSOCIATION VIGNOBLE FOREZ ROANNAIS

Dimanche 27 mai
Rallye théâtralisé et diner festif 
Réservation : http://ypl.me/5ZU 
40€


ART HOME

170, Avenue Charles de Gaulle RIORGES
Poire en résine 
À partir de 32€

 

Le Retour Aux Sources – les frères Pluchot – vignerons

Nous avons patiemment attendu le temps béni des vendanges pour nous offrir un article sur de jeunes caciques du vin et de l’esprit de fête qui s’y rattache.

Cependant, lâcher l’équipe du Bruit Qui Court en plein cuvage, dans le berceau même de leur sacré breuvage, et aux côtés de passionnés doués pour le partage, était une entreprise risquée. Il a bien fallu, avouons le, notre sens immodéré de la modération et tout notre amour de la patrie, pour contrôler les dérapages d’un professionnalisme illimité. Nous avons donc consciencieusement levé le coude, la main sur le cœur et sur un air de Marseillaise, pour goûter aux fruits du travail des frères Pluchot.

Edgar et Marc-Antoine, installés à Saint-Alban-les-Eaux depuis 2005, sous l’étiquette « Le Retour aux Sources », valorisent prodigieusement notre côte roannaise en donnant à leur vin des lettres de noblesse, et à leur fin de récolte un air de liesse. Leurs « Vendanges Nocturnes », inaugurées pour le 10ème millésime, rassemblent chaque année davantage de monde, autour d’un spectacle grandiose, tout en sons, lumières, arômes et gaieté partagés. Puissiez-vous en être comme nous en serons…

Sur un air de jaja

Ces frères là ne sont pas nés dans le vin. C’est un hasard bien inspiré, et un goût prononcé pour les milieux épicuriens, qui les orientent sur le chemin des vignes. Car ils ne sont pas, non plus, nés dans l’eau. Edgar, 36 ans et une belle barbe, manque un peu d’inspiration une fois son bac en poche. Alors que son frère, Marc-Antoine, s’oriente vers le commerce, lui dépose plusieurs dossiers dans différentes écoles supérieures. Une place se libère en BTS viticulture et il la prend.Quel bol phénoménal puisque c’est ainsi que sa vocation lui tombe du ciel. En 3 jours, il est raide-dingue, tout feu tout flamme, perdu pour Volvic et Rosana. Il travaille comme un russe pour rattraper ses lacunes en chimie, obtient la mention bien et rentre dans le domaine viticole de Davayé dans le Mâconnais (Pouilly-fuissé et Saint-véran), dont il devient le responsable. Il acquiert de l’expérience mais le pays lui manque, et son frère aussi. Il revient donc dans le giron familial et travaille un temps en embouteillage, tout en continuant son activité de vigneron auprès de professionnels de la région.

Seulement voilà, il trépigne, car il a une idée en tête: casser l’image du «petit vin de côte roannaise», travailler les assemblages et rendre notre région attractive par ses vignobles. Son frère le rejoint dans cette folie douce et l’aventure commence en 2005 avec 2,25 hectares, sur les terres de leurs grands-parents Louis et Suzanne Robin, à Saint-Alban-les-Eaux. Au début, ils ne sont que « les illuminés voulant faire du vin pour les potes », les « 5% d’échecs auxquels ont

droit les banquiers pour création de dossiers sympas mais foireux ». D’ailleurs, pendant quelques temps, l’envie de tout transformer en champs de pissenlits est parfois présente. Car entre la grêle, les orages, le gel, les cerfs, les oiseaux, les sacrifices et les revers de médaille, l’ulcère et les tocs menacent. Mais les 2 frères s’épaulent à tour de rôle. La passion est là, les résultats aussi.

Ce sont 7,6 hectares qu’ils exploitent aujourd’hui, 45000 bouteilles qu’ils produisent, et de nombreux gaulois qu’ils réjouissent chaque année, dont les adeptes du restaurant « Le Petit Prince », pour lequel ils font une cuvée spéciale, ou les membres actifs du Bruit Qui Court, pour qui le sponsoring semble être la meilleure des solutions.

Magie du vin et vendanges nocturnes :

Car c’est ce que les frères Pluchot tendent à être : des magiciens du vin. Edgar garde tous ses cahiers depuis 2005 pour ne conserver que les meilleures techniques. Les produits œnologiques sont bannis, la chimie intervient selon les coups de froid, les coups de chaud, les assemblages, le temps de vinification, l’élevage ou non en fût de chêne, la connaissance du sol pour donner à la vigne ce dont elle a besoin… Ebourgeonner, effeuiller, relever, minorer le rendement pour que cette liane soit comprise, respectée, et se dévoile en bouteille.

Côté cépage : Chardonnay, Pinot gris, Sauvignon et Gamay. Les blancs sont fruités avec une notée sucrée en fin de bouche, ou moelleux et divins (ndlr). Les rouges peuvent être légers, ronds et complexes ou encore corsés, atypiques et providentiels (ndlr). Quant aux rosés, on les trouve fruités, sucrés, gourmands ou encore…pétillants et décidément fort agréables (ndlr). Et c’est directement sur le domaine du « Retour aux Sources », dans la boutique jouxtant le cuvage, que vous les trouverez.

Si les frères sont dans les vignes, ou tout à la construction de leur showroom de présentation ou de leur table d’orientation sur le toit, vous serez une récréation bienvenue et réconfortante. Car le partage et la convivialité sont au cœur de leur travail. Ils souhaiteraient obtenir un label oeno-tourisme et donner aux roannais l’occasion de visiter leur région. Ils ont organisé fin août un « ciné-vigne », ou comment le cinéma peut avoir la «côte…roannaise», autour du thème : C’était mieux avant…voyons voir. 3 jours de projections, bar éphémère, bal populaire, visites et contrôles qualité…

Fin septembre, la 4ème édition des « vendanges nocturnes » tiendra à nouveau éveillés les saint-albanais convertis à la Pluchocratie par quelques dégustations convaincantes. La date exacte n’est à ce jour pas connue car c’est la vigne qui décide.

Soyez sur les starting-blocks puisque cet évènement inter-générationnel est ouvert à tous, avec inscription préalable. Les vendanges tardives, extrêmement fédératrices et sans précédent en France, fêtent, en fanfare moderne, la fin de récolte du raisin, comme nos aïlleux le faisaient pour les foins ou le blé. 7000 w de son, des frontales pour tout le monde, de la pyrotechnie, de la joie, des vivats, des drones , des boules à facettes et de l’huile de coude…les élus suivent et la TV se déplace pour préparer la part des anges…

Edgar et Marc-Antoine ont donc réussi, au-delà de leur savoir-faire, à être des acteurs locaux dans notre région de fines bouches. Puisqu’ils ont du vif argent et du sang corsé dans les veines, ils ne peuvent être partis que pour rester. C’est quant à nous l’organisme chargé de vitamine C que nous avons quitté les vignes, prêts à redresser la tour de Pise, à repeupler la Lozère, et finalement confiants en l’avenir de la Corée du Nord. Le pied léger, la démarche aérienne, en dépit d’une jambe soudainement plus courte que l’autre, la vie au bord des lèvres et le palais soyeux. Car il n’est pas né, celui qui nous empêchera de consommer avec modération.

Plus d’infos :
www.le-retour-aux-sources.com

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.