Cette entreprise familiale existe depuis 3 ans mais a déménagé et changé de forme en mai dernier. La voici donc fraîchement installée dans de vastes locaux, au 125 avenue de Paris, avec à sa tête Rodolphe et Thomas MARCANDIER. Respectivement père et fils, ils sont experts en formation et conseil dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail.
Cette expertise implique, bien sûr, une parfaite connaissance des formalités règlementaires (incendie, gestes et postures, secourisme…), la maîtrise de la mise en place du document unique ou encore de l’AIPR (Autorisation d’Intervention à Proximité des Réseaux), concernant toutes les entreprises du BTP, les communes, les bureaux d’architecte…
Les sessions dispensées par Global Formation s’adressent à tous les artisans, entreprises, associations, collectivités, quel que soit leur secteur d’activité, car les règlementations sont souvent compliquées, méconnues mais leur application est néanmoins obligatoire.
Rodolphe et Thomas pourront établir un diagnostic de votre situation, vous apporter conseil et expertise pour vous proposer une formation adaptée, sur place ou dans leurs locaux, afin de vous mettre en conformité avec la réglementation actuelle. Leur centre de formation et d’examen est d’ailleurs agréé par le ministère de l’environnement.
Le duo ne manque pas de projets puisqu’ils vont ouvrir le 1er janvier une agence en région parisienne ainsi que la première agence franchisée à Bourg en Bresse. Ils comptent aussi proposer des formations de formateurs afin de répondre à une demande croissante et de permettre à d’autres de suivre leur voie.
GLOBAL FORMATION
125 Avenue de Paris – 42300 Roanne – 06 26 57 27 74
Le groupe OR EN CASH, fort de 81 boutiques en France et leader sur son marché, est installé depuis maintenant 7 ans à Roanne.
L’enseigne est spécialisée dans l’achat et la vente de métaux précieux tels que l’or, l’argent, le platine mais aussi le plaqué or et le métal argenté.
Aude Emmanuelle, est là pour vous recevoir chaleureusement et estimer gratuitement, devant vous, les objets que vous lui apportez. L’achat se fait au cours officiel du jour, et le paiement de la transaction se réalise après votre accord, par chèque ou par virement ou créditation d’une carte mastercard.
Grâce à OR EN CASH, vous pouvez aussi acheter de l’or ou de l’argent afin de diversifier votre épargne et investir dans une valeur sûre ….ou tout simplement offrir un cadeau original (à partir de 50€).
Enfin, vous pouvez apporter et donner vos anciennes radiographies pour qu’elles soient recyclées. Tous les bénéfices sont reversés à l’association élevages sans frontières !
OR en CA$H
6 Place des Promenades Populle – 42300 Roanne – 04 77 72 36 82
Cela fait maintenant 15 ans que Julie travaille dans l’univers de l’esthétique. Diplômée d’hydrothérapie et riche de nombreuses expériences professionnelles en instituts de beauté et stations thermales ardéchoises ou haut-savoyardes, elle est, depuis 7 ans, la propriétaire épanouie de « L’instant Zen », auquel elle vient d’offrir un nouveau cocon, tout en douceur et élégance, place des Promenades. Installé auparavant rue de Sully, cet institut, portant bien son nom, excelle dans l’art du bien-être et de la relaxation.
C’est d’ailleurs une gamme très étendue de massages* que Julie, formée comme il se doit, propose. Parmi eux, le massage* Ayurvédique Indien, vous libèrera des tensions enracinées et réveillera votre énergie, le Californien vous procurera une détente bienfaitrice, tout comme le Tibétain ou l’Hawaïen. Ces voyages sensoriels sont également applicables aux sportifs ou aux femmes enceintes, et des massages* spécifiques ont été mis en place.
Passée l’élégante devanture, vous retrouverez également toutes les prestations traditionnelles d’un institut de beauté :
Les épilations Epiloderm, à la résine de pin 100% naturelle, ralentissent notablement la repousse et freinent visiblement le développement du système pileux.
La manucure et pédicure sont réalisées avec les produits Peggy Sage, et la pose d’un vernis semi-permanent vous assurera une tenue parfaite durant 3 à 4 semaines.
Quant aux soins visage et corps, Julie collabore en exclusivité avec les produits Académie Scientifique de Beauté, qu’elle propose également à la vente.
Enfin, c’est avec la marque Make Up Forever, n°1 du maquillage professionnel, qu’elle réalisera vos mises en beauté, que ce soit pour le plaisir ou pour tout évènement exceptionnel. De plus, Julie pourra, si vous le souhaitez, vous donner des cours d’ « auto-maquillage ».
Ajoutons que l’institut est adhérent des Vitrines de Roanne et que vous pourrez compter sur les Chèques Cad’Oh et des Bons Cadeaux personnalisés de l’institut pour le rendez vous de la Saint-Valentin.
S’il est indispensable de se faire plaisir, L’instant Zen ne manque pas d’arguments pour nous en convaincre, et cumule quelques très bonnes raisons de nous livrer à son expertise.
JULIE VOUS SOUHAITE UNE MERVEILLEUSE ANNÉE 2018 !!!
On sait bien qu’un homme peut en cacher un autre, voire plusieurs, parce que sa nature est ainsi faite, multiple et repositionnable. Il n’est pas rare qu’un pure misogyne adore cuisiner, un catalan peut construire des châteaux en Espagne, un lanceur de javelot se mettre au chant grégorien et rien n’empêche un chat de dormir en chien de fusil. Point n’est besoin (sauf dans le cas du misogyne peut-être) de séparer le grain de l’ivraie. On peut être, avec l’envie, le temps, et l’accord du code pénal, à peu près tout ce que l’on veut dans la vie. C’est un homme de ce genre que nous avons rencontré, un de ceux qui ne s’arrêtent pas en si bon chemin, qui vont chercher l’alpha et l’oméga, et qui remettent leur titre en jeu.
Jean-Philippe Zappa, costellois de 51 ans, a été, et continue d’être, tour à tour, lobbyiste, communicant, chargé de mission, écrivain, biographe, conseiller politique, chroniqueur… Il a fait de l’ombre d’autres hommes son terrain de jeu éclairé. Professionnel de la présence discrète, prompteur de ceux qui s’affichent, plume de ceux qui se racontent, il a accepté d’être mis en lumière et de parler, enfin, un peu de lui. Un peu seulement car on ne passe pas en un tournemain et sans un peu d’exercice, des coulisses à la scène, de la théorie à la pratique et de l’entrée de service à celle des artistes.
Son actualité littéraire est dense puisque son dernier livre, « L’homme qui fait briller les étoiles », est sorti en novembre 2017. Le prochain, « Je suis né à 17 ans », arrivera chez nos libraires le 15 février. Pourtant, le voilà déjà parti ailleurs pour voir s’il s’y trouve…
Itinéraire d’un homme fourmillant à la carrière prolifère…
Jean-Philippe, vous qui adorez parler des autres, que pourriez vous nous dire de vous et de votre parcours?
J’ai grandi à Roanne et suis parti faire mes études à Lyon puis à Paris Sorbonne, où je me suis spécialisé en information et communication. J’ai été formateur indépendant, puis nous avons fondé, avec Magalie Petelet, l’agence de communication « Les enfants terribles », que nous avons dirigée de 97 à 2007. J’ai ensuite travaillé à Paris, dans le domaine politique et le lobbying. J’ai été attaché parlementaire, chroniqueur au Journal du Parlement, délégué général de l’association « culture papier » puis conseiller auprès du président du Conseil Départemental de la Loire. Depuis le mois de décembre, je travaille à nouveau à Paris pour l’Union Nationale des Industries de l’Imprimerie et de la Communication, avec laquelle j’ai fondé Culture Papier.
Vous êtes également l’auteur de quelques livres…
Oui, j’ai écrit des essais sur l’environnement, sur l’adoption, ou encore des ouvrages politiques, comme
« La démocratie immature ». J’ai toujours été passionné par la politique, ses rouages, ses coulisses. Et j’aime par-dessus tout écrire des biographies, surtout celles de ceux qui sont partis de rien. Je suis fasciné par les gens modestes qui scénarisent leur destin et transforment un départ difficile en force positive pour dépasser leur condition.
Comme « L’homme qui fait briller les étoiles », sorti en novembre chez Plon?
Oui. Le livre retrace le parcours de Gérard Moulévrier, célèbre directeur de casting. Je suis très ami avec Ludovic Berthillot (acteur-réalisateur roannais, cf le BQC N°7). C »est lui qui m’a présenté en annonçant à Gérard : « Je te présente le mec qui va écrire ta vie »…. ou comment naît-on fils de garde barrière d’un village des Deux-Sèvres pour travailler aux côtés de Claude Berri ou de Milos Forman, et découvrir des pointures telles que Juliette Binoche, Michèle Laroque ou Audrey Tautou…
Vous changez encore de registre avec « Je suis né à 17 ans », qui paraîtra le jour de votre anniversaire en février ?
Oui, le 15. C’est un livre co-écrit avec Thierry Beccaro, un témoignage intime et puissant sur son parcours d’enfant battu. Des moments d’écriture, je garde des souvenirs bouleversants, émouvants et vertigineux. L’aventure s’est révélée tellement belle que nous écrivons actuellement le Seul en Scène tiré du livre, sur un ton toutefois beaucoup plus léger. Thierry a d’ailleurs promis qu’il viendrait le jouer à Roanne !
Vous aimez, donc, être là où on ne vous attend pas ?
Disons que j’ai envie de m’amuser. Pour l’anecdote : j’ai même été figurant sur la série Sam… Je suis peut-être, qui sait, à un tournant de ma carrière… Nous sommes d’ailleurs, avec Ludo, en train de travailler sur 2 scénarios… Mais je ne lâche pas l’écriture pour autant et les projets ne manquent pas, notamment celui avec l’un des humoristes préférés des français et une pièce de théâtre coécrite avec Pierre Delavène (directeur général des prestigieux cours Cochet)… La nuit est jeune, la fête a à peine commencé et j’ai encore plein de choses à faire…
4 cuisses de poulet noir, 6 cuillères à soupe d’huile de pépin de raisin, farine de riz, 16 crevettes entières cuites,
5 pommes de terre prunelles, une pincée de muscade,
3 feuilles de laurier, une noix de beurre, 2 citrons verts,
1 cuillère à soupe d’huile d’olive, sel, poivre
Pour la sauce :
Une dizaine de grains de poivre de Sichuan, 2 cuillères à soupe d’huile d’olive, 1/2 oignon rouge, 1 échalote,
1 gousse d’ail, 50 cl de vin blanc sec, 8 graines de fenouil, 1 noix de beurre, 1 bouquet garni
Préparation du plat :
Désosser les cuisses de poulet ou le faire faire par le boucher, réserver les os.
Placer les cuisses désossées côté peau dans un plat à rebords.
Mélanger le jus des citrons et l’huile d’olive, verser sur les cuisses de poulet (à l’exception d’une cuillère à soupe de cette marinade à réserver pour la sauce), filmer, et laisser reposer au frais pendant 2 heures.
Décortiquer les crevettes, réserver les carcasses, monter les crevettes en brochettes.
Préparation de la sauce :
Placer les os de poulet et les carcasses de crevettes dans un grand saladier, y ajouter les graines de fenouil, le poivre, puis l’oignon, l’échalote et l’ail préalablement épluchés et ciselés.
Faire chauffer l’huile d’olive dans une casserole de taille moyenne, à feu moyen, y ajouter le contenu du saladier et le bouquet garni.
Faire suer 2 à 3 minutes en remuant régulièrement, puis passer à feu fort, déglacer au vin blanc, attendre la première ébullition puis passer à feu doux, couvrir, laisser cuire 25 minutes.
Passer ensuite cette préparation au Chinois afin de récupérer le fumet, ajouter une cuillère à soupe de marinade préalablement réservée, faire réduire à feu moyen des 2/3.
Monter au beurre hors du feu à l’aide d’un fouet, rectifier si besoin l’assaisonnement avec une pincée de sel (en général inutile, selon vos goûts), réserver sans couvrir et à température ambiante, la sauce est prête.
Finalisation :
Egoutter le poulet et le placer brièvement dans un papier absorbant, puis saler, poivrer, et passer les cuisses dans la farine de riz, avant de les faire frire dans l’huile de pépin de raisin, de chaque côté, jusqu’à coloration blonde.
Placer le poulet ainsi doré dans un plat, et enfourner à 200°C pendant 18 minutes afin d’en terminer la cuisson
Dans l’idéal, tenir la sauce au bain-marie afin d’éviter que le beurre ne tranche, sans remuer.
Eplucher les pommes de terre, les découper en cubes, les cuire à l’eau en démarrant à froid avec le laurier.
Tester la cuisson au couteau puis égoutter, fouetter dans un saladier avec le beurre, la muscade, le sel et le poivre.
Dresser le tout à votre goût, accompagner d’un vin blanc sec et fruité, et déguster !
Si l’origine de la Saint Valentin n’est pas connue de source sûre, il semblerait que son apparition date du Moyen-âge en Angleterre. Ces ardents romantiques que sont les inventeurs du Brexit auraient fixé au 14 février le jour des amoureux car il correspond au début de la saison des amours chez les oiseaux. On imposait alors un Valentin à une Valentine, et tous deux devaient, tout au long de la journée, s’accorder des faveurs, des galanteries, voire, pour les moins farouches, des gâteries. L’éphéméride consacre ce jour là Valentin, un prêtre romain ayant vraisemblablement continué à célébrer des mariages lors de leur interdiction décrétée par l’empereur Claude en 268.S’il connut une fin peu charmante et fut martyrisé, il aurait donc œuvré pour la sauvegarde de l’amour sacré. Hasard ? La coutume anglaise s’est ensuite répandue dans le monde presque entier, pour être introduite en France, en même temps que les chewing-gums, par les GI. Ils ne manquaient donc pas d’arguments pour semer quelques enfants naturels…
Que vous soyez du genre coffret de chocolats ou coffret découverte des milieux océaniques, véritables charentaises des Charentes ou carré Hermès, livre sur les trains ou place de concert rock, le moment est venu de préparer les cadeaux de Noël, puisqu’il est de notoriété publique que le père Noël est une arnaque. Creusez vous les méninges, ou ménagez les en vous inspirant des idées qui suivent. Les enfants sages, de tous âges, méritent bien un peu d’inspiration… Quant à ceux qui auront été très très vilains, peut-être se verront-ils offrir, comme au Pays basque espagnol, un sac de charbon enrubanné… On vous laisse juge, mais soyez clément, car la trêve des peuples approche…
La Pantoufleurie
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Paire de pantoufles 42 €
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Coffret bien être (produit de beauté et bougie de Charroux)
À partir de 12 €
Faut-il, forcément, cultiver du chanvre pour faire la fête de l’huma, ne jurer que par la cochonaille et le salut du drapeau pour se faire le salon de l’agriculture ? Faut-il, réellement, vivre dans une bonbonnière aux tapisseries fleuries pour écouter du John Bennet, être con pour être heureux, conne pour être belle, ou une femme pour être une bonne mère ? Faut-il, sérieusement, être alcoolique pour être écossais, polonais pour être alcoolique, croire en Dieu pour faire le bien, et libre-penseur pour faire le mal ?
Non. En tous les cas, pas forcément, pas réellement, pas sérieusement. Tout comme il n’est pas nécessaire d’être un marin breton, d’aimer la San Erwann et la légende de l’ Ankou pour faire de la musique celtique. Ou d’être torse-nu et de s’en mettre plein le pif pour faire du rock.
Mais pour faire du rock celtique alors ? Pas de règles non plus ? Ne faut-il pas être un peu épileptique, un peu bourrin, un peu punk, un peu Carnacois ? Apparemment, non, mais il faut, c’est certain, aimer les carreaux, les jigs irlandaises, la déconnade et la transpiration under-kilt.
On vous présente, avec entrain et battant la mesure, Celkilt, un groupe charlendo-roannais qui voit bien du paysage et est aujourd’hui très bien placé sur la scène rock-celtique-folk : 50 dates par an, 6 albums, des tournées partout en France et en Europe, la Russie dans un mois et, bientôt, une croisière punk-rock au large de Miami, aux côtés de monstres sacrés…
Mais, sans bigouden, eau de vie de cidre et biniou dans le berceau, comment en est-on arrivé là ? Talent, rencontres heureuses, effet papillon, énergie insolente, et, sûrement, un peu de druidisme, ont catapulté 5 gaulois bien de chez nous dans un monde de kilts impertinents qu’il vous faut, absolument, découvrir, ou redécouvrir.
@JM Louarn
Et un Dieu créa Celkilt, en 7 jours, comme tout le monde
Au commencement, ils font de la musique chacun de leur côté. Ils jouent, ou non, dans des groupes locaux, ont tous l’expérience de la tournée ou du public, mais de façon confidentielle et non professionnelle. Ils sont un jour, le 4ème peut être, invités à participer à une gigantesque tournée organisée par le Bagad Avel Mor de Roanne (ensemble musical issu de l’amicale des bretons de Roanne). On est en 2011 et ils se retrouvent avec 70 à 120 musiciens sur scène, à faire des salles comme le Zénith ou l’Olympia. Disons, donc, qu’au 5ème jour, les voilà tombés bien profond dans le chaudron, contaminés sans conteste et sans retour, le sang chargé d’une potion qui ne passerait pas inaperçue sur un tour de France. Dopés à la pagaille païenne, les voilà incapables, de retour dans nos contrées, de renfiler leur pantalon. Au 6ème jour, le groupe est fondé et l’inspiration leur est envoyée. Au 7ème jour, pas de repos car il reste du taf et les kilts descendent du ciel. L’œuvre est achevée. Celkilt est né. Les fées de Brocéliande, de Galice, de Galles, de Cornouailles, de Manchester et de Liverpool trinquent bruyamment au dessus du berceau et éclaboussent allègrement nos joyeux drilles.
Ils deviennent assez vite intermittents du spectacle. Les voilà pro et l’alchimie entre modernité et tradition est un succès. Leur rock celtique, puissamment entraînant et euphorisant est un succès « héxagonal ». En 6 ans, ils totalisent 450 concerts, des festivals tout le tour du ventre, des prouesses gymniques, une activité scénique frénétique, et 6 albums, dont le dernier, « Stand », est sorti en mars 2017. Leur parcours est pour le moins bluffant et fédérateur. Depuis leur 1er album éponyme ; ils se sont fait une place de choix dans le paysage du rock celtique. Car il y bien un monde après le jazz, le classique ou le rock : il y a le rock’n kilt, une musique festive et énergique qui vous met la patate tout en vous en faisant brûler les calories.
Un quintet qui n’a pas froid aux jambes
@Jérôme Vacheron
Qui sont-ils, ces korrigans du monde réel ? Il y a, honneur aux femmes : Ana Macfive, au violon et au chant ; Loïc Macwind, à la cornemuse, au chant et à l’écriture (une plume d’ailleurs bien savoureuse) ; Titou Macfire ou Nico ( ancien des Wax et de Nao) au chant, à la guitare et aux textes ; Drick Macwater à la basse et Rem’s Macground à la batterie.
Tous différents, mais avec, bien entendu, des valeurs et des goûts communs, dont un penchant certain pour la connerie universelle, les chats, les conneries des chats, les gaudrioles et gauloiseries de tous ordres. Et si leurs paroles, toujours en anglais, sont souvent gouailleuses, explosives et persistantes, les choses sérieuses les rattrapent parfois, pour le meilleur et pour le pire. Les Celkilts, qui ont entre 30 et 40 ans, apprennent, en somme, la vie… Certains sont devenus parents, d’autres ont été directement touchés par les attentats. Alors forcément, leur dernier album, « Stand », une invitation à la résistance et à la résilience, s’en ressent. La fougue et les refrains entêtants sont toujours là, mais la nostalgie et les interprétations toutes tripes dehors s’immiscent. Après tout, un violon peut nous tirer des larmes en pleine fête, comme une cornemuse peut nous ramener à la vie en plein chant du Cygne.
@Jérôme Vacheron
Des projets XXL en plein large
Les Celkilts sont libres, indépendants à tous les niveaux (ils s’autoproduisent) et plus organisés qu’une fourmilière. Ils se déplacent à 9, leurs shows sont bétonnés et parfaitement orchestrés. Cette machine de guerre a séduit les Flogging Molly, un groupe de punk celtique américain, dont ils ont ouvert le concert au Bataclan début juillet. Tout un puissant symbole. Depuis 4 ans, les Flogging Molly organisent une croisière punk-rock de 3 jours, la « Salty Dog Cruise », durant laquelle se succède une 20aine de groupes. Cette année, elle aura lieu en avril, au large des Bahamas, et accueillera quelques pointures comme les Offspring, les Buzzcocks ou les Vandals. Seuls Européens parmi eux : un groupe allemand et nos 5 roannais en jupette à carreaux. Trois jours de pure folie, de Pura Vida, de tête dans le guidon et dans les étoiles, sur un paquebot de 2500 personnes. Ca devrait ressembler au firmament, au 8ème ciel, à la voute des cieux, pour ceux qui auront la chance, dont les Celkilts, d’y participer.
Quels que soient votre âge, votre condition physique, votre situation de famille, vos connaissances en anglais ou en légendes bretonnes, ne les ratez, de grâce, sous aucun prétexte lors de leur prochain passage à Roanne (nous attendons la date avec ferveur). Vous prendrez quoi qu’il arrive une bonne grosse claque musicale, une dose massive d’énergie rock, de gaieté celtique, et vous pourrez, enfin, mesdames, messieurs, voir sous la jupe des garçons. Si le cœur vous en dit, rdv le 20 avril à Miami sur le Norwegian Sky (pensez à amener votre maillot de bain).
Nous n’allons pas vous raconter l’histoire de Marty McFly, parti à bord d’une machine à voyager dans le passé ou le futur, ni d’un Frankenstein dépassé par sa création, ou d’un univers en miroir où le temps défilerait à l’envers.
Nous n’allons pas discuter son écoulement unidirectionnel et réveiller Newton, philosopher sur son irréversibilité récemment remise en cause par Les Visiteurs, déterminer, qui, du Big Bang, de l’Egypte, de la Chine, de la poule ou de l’œuf a inventé le temps et le moyen de le mesurer. Ce n’est pas aujourd’hui que vous allez savoir s’il existe vraiment ou s’il est né de notre observation intellectuelle. Le temps est une notion, un concept, cyclique, ou linéaire, qui, soyons clair, nous emmerde plus souvent qu’à son tour.
Fort heureusement, certains ont eu assez vite l’idée, histoire de faire passer la pilule rugueuse de notre mortalité, intimement liée à l’égrenage du temps, d’associer sa mesure à la prouesse mécanique puis à la beauté, voire au luxe qui, parfois seulement, ne font qu’un. Du cadran solaire au cadran de berger, du sablier au beffroi, du pendule oscillant à la première horloge, l’homme, aidé du déplacement quotidien de l’ombre, des saisons, des cycles lunaires, des constellations, des marées, et d’un esprit inventif incontestable, a toujours voulu…résoudre l’équation du temps ?
Pierre et Valentin Remontet, père et fils, de l’horlogerie éponyme à Renaison, font partie de ces virtuoses des aiguilles qui miniaturisent le mouvement du temps. Professionnels de la restauration et du métier d’art de l’horlogerie, ils ont décidé de créer Leur montre mécanique, estampillée « Remontet & fils », en série limitée à 25 exemplaires.
C’est leur histoire que nous vous racontons, ou la genèse d’une aventure audacieuse, transparente et intemporelle…dans le presque infiniment petit.
Le destin d’un nom
L’histoire familiale commence dans les vignes. Mais avec un nom pareil, les Remontet ne pouvaient pas en rester là. Et c’est le grand père de Valentin, Jean-Baptiste, qui, ne se découvrant aucune passion pour les bretelles ou la part des anges, ouvre la voie d’une destinée horlogère. Il fait son apprentissage à Roanne, avant d’être tristement déporté en Allemagne le 10 août 1944, année funeste parmi d’autres. Il y travaille un an comme horloger. A la libération, il s’installe à Lyon puis décide, en 1949, de créer sa boutique à Renaison. Il a 25 ans. Il a un fils, Pierre, qui bientôt passe le plus clair de son enfance auprès de ce père dont le métier le fascine. L’atelier regorge d’outils de toutes sortes dont il se sert pour réparer ses petites voitures. Adolescent, il donne la main en été, et découvre des gestes séculaires, délicats et apaisants, un métier plaisant, propre et multiple. Il fait ses études d’horlogerie à Morteau puis travaille quelques années chez un horloger et en station technique. En 1984, il crée son atelier de restauration d’horlogerie ancienne, toujours à Renaison. Il a 25 ans. Cinq ans plus tard, l’atelier du fils et la boutique du père sont regroupés en un même lieu. Puis vient Valentin, le petit fils. Tout d’abord passionné par la mécanique automobile, il en fait son premier choix d’études, pour finalement se rendre compte que ses besoins créatifs ne sont pas satisfaits. Il se tourne alors vers une mécanique d’orfèvre et suit les pas de son père à Morteau. Il obtient là le plus prestigieux niveau de qualification : le Diplôme des Métiers d’Art. A son tour professionnel de l’archet, du balancier et de la cage dentée, il travaille 5 ans en Suisse pour des grands noms de l’horlogerie, comme Tag Heuer ou Breguet. Sa créativité s’exprime mais les décisions financières et les codes du marketing le frustrent. A l’aube de ses 25 ans, il rêve d’une pièce exceptionnelle avec défi technique. En janvier 2017, lui et son père sortent les 1ers dessins d’une montre mécanique à complication. Ils ne le réalisent pas encore tout à fait mais la machine est lancée et le compte à rebours vers une finalité grandiose commencé.
Une montre à 25 exemplaires
Valentin revient dès lors tous les week-ends pour travailler avec Pierre sur ce qui devient un ancrage dans l’avenir. La première montre fonctionne dès le mois de Mars. La mécanique est visible et on peut observer le mouvement de la « seconde rétrograde », une complication horlogère, entièrement façonnée à la main, qui permet à l’aiguille des secondes, lorsqu’elle arrive à 60, de retourner instantanément à 0. Le mouvement rétrograde a donc lieu toutes les minutes. La 2ème montre, plus aboutie, est prête fin mai. En juin, et puisqu’il ne faut jamais reculer devant une pendule qui avance, ils mettent définitivement le doigt dans l’engrenage, et leur série est lancée. Valentin va avoir 25 ans en octobre et décide de quitter la Suisse pour rejoindre l’atelier de son père. 25 est, très clairement, un chiffre clé dans l’histoire familiale. C’est donc à 25 exemplaires que leur montre sortira. Le mois dernier, lorsque nous les rencontrons, 22 pièces ont déjà été pré-commandées. Elles seront livrées à Noël, soit un an après les premières ébauches…
« La logique d’industrialisation a poussé les grandes marques horlogères à s’axer sur le volume et à en oublier le compliqué. Ce sont des ingénieurs qui aujourd’hui font les montres, les horlogers ne sont plus là de la conception à la réalisation». Pierre et Valentin, s’ils ne veulent pas, bien sûr, concurrencer l’horlogerie suisse, ont une logique différente : revaloriser leur savoir faire, en s’attachant davantage au produit qu’à l’image marketée du produit, réaliser des montres uniques, comme ils le font déjà, ou réalisées en quantité très limitée. Et ils entendent bien, pour 2018, une fois leur première série livrée, partir sur une réalisation totalement différente.
Après « Le temps Suspendu » d’Hermès, ou la montre de l’impossible, « Remontet & Fils » signent là la montre de la seconde rétrograde, et donc du retour en arrière systématique ou du temps réversible. Toute en arcs de cercle et en esthétique, cette montre philosophe nous laisse croire, un peu, en la courbure du temps…
REMONTET – Horloger Père & Fils
83 Place du 11 Novembre – 42370 RENAISON
04 77 64 45 03
Du 24 au 26 novembre se déroulera la 5ème biennale des bijoutiers créateurs dans le village classé de St Jean St Maurice. Ils seront une vingtaine à vous exposer leurs créations uniques, représentatives de la richesse de leur art séculaire. En invitée d’honneur : Zhou YIYAN et ses créations en porcelaine. Originaire de l’est de la Chine, elle vit depuis 2007 à Paris et est aujourd’hui un des visages de l’avant-garde des métiers d’art en France.
PROGRAMME
Du 24 au 26 novembre : Biennale des bijoutiers créateurs. Exposition/vente des créations. La Cure, St Jean St Maurice.
Du 30 septembre au 7 janvier 2018 : Exposition Bijoux inspirés. Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie Joseph Déchelette, Roanne.