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Les Tissages de Charlieu – Létol, Tonnerre de Belt & Bis Repetisac

A l’heure où les grands groupes sont pleins d’eux-mêmes et les 30 glorieuses rentrées dans les livres d’histoires, à l’heure où la productivité prime sur les droits fondamentaux, et les rachats par levier, ou LBO, sur le bon sens, voire, bien entendu, sur l’intérêt des salariés, nous avons cherché alentours une entreprise à contre-courant, qui saurait faire rimer rentabilité et humanisme, profit et partage, modernité et éco-responsabilité. Et c’est à Charlieu, ville où l’on célèbre …

Interview – Virginie Barjonet Danseuse & Chorégraphe – Cie Dynamo

Elle a réussi là où Icare, exalté et grisé en fendant l’air, a fait fondre la cire de ses ailes en s’approchant trop près du soleil. Un rêve nocturne, pénétrant et récurrent, a donné un mouvement d’envol à sa vie, et, à ceux qui la regardent, la sensation grandiose et planante, de l’accompagner dans son échappée belle. Car Virginie passe beaucoup de temps en l’air, sans ailes battantes, ni moteur, ni opiacés. Souvent suspendue à …

Idées Shopping – Spécial bonne humeur

Nous comptons, vous l’aurez compris, sur une rentrée vive et claironnante. Afin que l’entrain ne se fasse pas languir, nous vous proposons des idées shopping énergiques et réjouissantes. Qu’il ne soit pas dit que l’été a le monopole de la couleur et de la gaieté! On veut de l’espièglerie pour nos petits écoliers, de l’optimisme pour nos étudiants, de la bonne humeur pour nos actifs, et un chapelet de projets pour nos retraités…Voici de quoi …

Ludovic Berthillot – Acteur & Réalisateur

C’ est un bien beau bébé que nous avons rencontré, heureusement autonome et discipliné, car nous n’aurions aimé ni devoir le faire biberonner ni avoir à le réprimander. C’est qu’il s’agit d’un bébé de 48 ans ayant apparemment toutes ses dents, malgré un physique de boxeur on-ne-peut-plus assumé et un sang chaud, comme un poêle à bois, à peine tempéré par les années. Ludovic Berthillot, acteur et réalisateur, a manifestement pris sa revanche sur une …

Exposition de peinture : Maurice Montet (1905-1997)

En partenariat avec la Ville de Riorges, l’association «Œuvre de Maurice Montet peintre» propose au château de Beaulieu, du 23 septembre au 15 octobre 2017, une exposition consacrée au « Maître de Thizy» à l’occasion du vingtième anniversaire de sa disparition. Issu d’un milieu modeste, exerçant le métier de mécanicien et de ferronnier d’art, père de famille nombreuse, bien qu’habité par la peinture dès son plus jeune âge, Maurice Montet connaît des conditions matérielles difficiles …

SPÉCIAL COCOTTE

Elles ont souvent eu mauvaise presse mais Pâques leur a fait une place au paradis. Elles sont passées d’une vertu peu farouche à une odeur de sainteté chocolatée. L’annuelle heure de gloire des cocottes arrive et nous avons voulu, nous aussi, saluer leurs efforts pour se racheter une conduite. 

Voici donc les cocottes du 21ème  siècle, décoratives et gloussantes, comme toujours.

LIBRAIRIE MAYOL
ROANNE
LES PETITES POULES ET LA CABANE MALÉFIQUE
10,70 €


CARRÉ BLANC
ROANNE
NOUVELLE COLLECTION TINI
ÉPONGE BRODÉE À PARTIR DE 16€
DOUDOU 13€ ET PELUCHE 20€

AMBIANCE & STYLE
ROANNE
COQ MÉTAL À 126€
POULE GRANIT 29,50€
POULE BIKINI À 25,90€

FÉEZIA
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MASCOTTE POULET ADULTE
58,95 €

TERRE DE JEUX
ROANNE
OPHÉLIE ET SES POUSSINS
42,50 €

MISE EN SCÈNE
ROANNE
Hochet Pouette Lilliputiens Ophélie
13 €

POTERIE AU GRÈS DES FLAMMES
PERREUX
POULE ET OEUF MINI VASE
40 € LA POULE ET 5€ L’OEUF

HOROSCOPE DE GÉGÉ – MARS / AVRIL 2017

Poisson – Du 20 Fév. au 20 Mars Vous saurez attiser la curiosité des animaux, donner l’envie, convaincre sans insister, agir dans la suggestion. Au niveau du changement de signe, on en est où? Bélier – Du 21 Mars au 20 Avril Dédramatisez avec convivialité. Si vous avez une soirée, ça pourrait faire la différence.  Si cela ne fonctionne pas, chantez le OM ou faites un stage d’éveil à vous dans une yourte. Taureau – …

RECETTE RESTAURANT LE BOUCHON DES HALLES

Tartare d’Avocats et Saumon Chantilly à la Ciboulette

Ingrédients : (Recette pour 4 personnes)

• 2 avocats • 2 pavés de saumon 

• 2 citrons jaunes • 300 ml de crème fraîche liquide

• huile d’olive Sel – Poivre – Ciboulette

 

Tailler les avocats et le saumon en cubes de 1cm par 1cm, tout mettre dans un saladier et arroser d’un jus de citron entier pour ne pas faire noircir les avocats. Saler et poivrer, verser 20 ml d’huile d’olive et réserver au frais.

Dans un bol verser la crème fraîche, saler poivrer,  un trait de jus de citron, verser  la ciboulette hachée pour infuser dans la crème. Laisser infuser 1h au frigo à couvert hermétiquement. 

Passer la crème au chinois ou à la passoire et la verser dans un siphon, casser 2 cartouches de gaz dans le siphon.

Pour le dressage, dans une verrine mettre jusqu’à la moitié de tartare et la chantilly par-dessus, agrémenter de ciboulette hachée et un quart de citron et éventuellement d’une petite tranche de saumon fumé.

Pour le vin : un vin blanc Saint Joseph ou Saint Péray


Filet de Bar Jus aux Agrumes

Ingrédients : (Recette pour 4 personnes)

• 2 Bars Entiers • 1 citron jaune

• 1 pamplemousse • 1 orange à jus

• 1 citron vert beurre

• huile d’olive Sel – Poivre

 

Laver et vider les bars, lever les filets et réserver au frais ou demander à votre poissonnier de vous lever les filets directement.

Faire chauffer votre four à 220°.

Presser tous les agrumes dans une casserole et faire réduire le jus obtenu pendant 15 minutes à feu moyen.

Ajouter le beurre par petits morceaux dans le jus tout en remuant, jusqu’à obtenir une consistance sirupeuse, saler et poivrer le jus, et réserver au chaud.

Sur une plaque préalablement huilée disposer les filets de bar côté peau dessus après avoir salé le côté chair, enfourner pour 7à 8 minutes.

Pour le dressage disposer vos filets dans l’assiette et les napper avec le jus.

Vous pouvez accompagner ce plat de pâtes fraîches à l’huile d’olive et ciboulette ou d’un riz aux tomates.

Servir bien chaud.

Pour le vin : un vin blanc de la Côte de Beaune, ou un Chablis  en Bourgogne

Idée de recette
restaurant le bouchon des halles
les halles diderot – 2 Rue Jean Macé  – 42300 roanne
04 77 70 02 38

LE BOUCHON DES HALLES – BAR À VIN – RESTAURANT

Les amateurs du bien vivre, et du bien vivre le dimanche aussi, ont un rendez vous régulier au beau milieu de Roanne, dans un endroit connu de tous les fins stratèges des parties de plaisir de bouche: les halles Diderot. Au  cœur de cette corne d’abondance se trouve Le Bouchon des Halles,  un bar à vin et un restaurant enraciné dans notre terroir.

David, un jeune homme de 32 ans ayant déjà quelques bonnes heures de vol, et sa maman Marie, fêteront en juillet leurs 5 ans d’existence à la tête de cet établissement hautement symbolique pour les amoureux de la bonne chère. C’est l’histoire d’un destin dévié dont nous profitons bien car  David, qui projetait d’être  kinésithérapeute, a attrapé le virus de la restauration en faisant des extras au château de Champlong. Il y est finalement resté 7 ans, gravissant les échelons un à un jusqu’à devenir maître d’hôtel et responsable de cave. Marie a quant à elle été assistante de direction pendant 34 ans. Tous deux souhaitaient s’installer et c’est ensemble qu’ils l’ont fait, aux côtés de 4 autres collaborateurs employés  à plein temps : Amandine et Audrey pour la salle, Nathalie et Thierry, chef depuis 14 ans au Bouchon des Halles, pour la cuisine. 

Ils ont créé un lieu de vie pour tous les moments de la journée, et toutes générations confondues. Il y a les habitués du café matinal, ceux de l’apéritif, particulièrement convivial, ceux du restaurant, des tablées familiales du dimanche, et ceux de la fin de soirée pour que la nuit reste jeune.  

David est Maître Restaurateur, un titre décerné par l’état aux maisons ne servant que des produits frais et des plats élaborés sur place. Une véritable gageure à notre époque mais là était bien le but : proposer, dans une ambiance bistrot,  une cuisine  authentique, avec 100% des produits frais provenant des Halles. 

Une carte des vins comprenant 180 références, avec une mise à l’honneur des Bourgognes et Côtes du Rhône, complète et scelle ce pacte d’art de vivre. Les amateurs trouveront aussi des plats rares typiques des bouchons lyonnais, tels que les rognons ou les ris de veau. Les moins aventuriers ne seront pas en reste puisque les produits du terroir et de la mer ne manquent pas en ces lieux. Que vous souhaitiez une entrecôte autour d’un comptoir animé, ou la totale du gourmet, en salle ou en terrasse, vos papilles auront des histoires à raconter.

Quant à celle de David, totalement liée à la tradition de qualité des Halles, nous vous laissons en savourer la suite lors d’un aparté sans nul doute gourmand et chaleureux. 

HALLES DIDEROT – 42300 ROANNE
04 77 70 02 38
Ouverture du Mardi au Dimanche midi sauf Mercredi soir

BENOIT BLACHON – APICULTEUR, ARBORICULTEUR

On pourra dire ce qu’on voudra : que ce n’est pas pour tout de suite, que c’est une conspiration des lobbies pro-insectes, qu’on arrête de nous parler de réchauffement planétaire alors que l’hiver  a été glacial, que le Nutella c’est quand même carrément bon et que tant pis pour les grands singes, que Cléopâtre prenait déjà des bains, que manger des fraises en février est un droit constitutionnel et que les OGM ne sont pas si mauvais que ça puisqu’on autorise la pollution génétique  dans l’agriculture bio…

On pourra dire, donc, ce qu’on voudra. Il n’empêche que lorsqu’on aura réussi à dézinguer la dernière des reines des abeilles, que les animaux auront tout donné pour nous gaver d’antibios et la terre tout sacrifié pour nous faire un été en hiver : on fera moins les malins devant nos gosses. 

Ils seront chouettes les selfies de vacances dans le désert de Dunkerque, les promenades sur des sentiers lunaires entourés de champs secs comme des coups de trique, à compter les années qu’il nous reste à vivre…4 selon Einstein une fois que l’abeille aura disparu.   Car celle-ci tient entre ses petites pattes une grande partie de notre régime alimentaire et nous risquons bien de devoir, dans un futur proche,  polliniser nous même avec nos gros doigts, en costume jaune et noir pour le folklore, et en faisant bizzz bizzzz  parce qu’il faudra bien en rire.

Benoît Blachon est de ceux qui ont choisi de vivre au milieu des reines et des princesses, en assistant le seul système monarchique au monde  capable de donner à manger à l’homme.  Il est apiculteur, et pour nous, une sorte de super héros en combinaison de cosmonaute et bichonnant ses ruches entre deux supers combats  pour la sauvegarde de notre espèce. 

Rencontre un jour de grand froid, à la ferme de Bissieux,  avec celui qui prépare le réveil de la nature et de ses minuscules chevaux de bataille ailés, pour que les licornes aient encore quelque chose à se mettre sous la dent, et les amoureux des fleurs à faire parler…

Du Képi au casque colonial 

Nous sommes à Saint-Paul-de-Vézelin, il fait -10° ou peut être même moins. On se demande bien comment des abeilles feraient pour dormir par un froid pareil, si ce n’est d’un sommeil éternel. 

Benoît  a 31 ans, une femme et presque 2 enfants. Il vient d’une famille de tradition militaire qui produit un gendarme par génération. Lui, c’est par besoin de rigueur qu’il rejoint les rangs. Il passe 5 ans à s’endurcir dans un métier qu’il considère comme noble pour finalement l’abandonner, désabusé par le peu de reconnaissance qui lui est lié. Après s’être essayé à quelques jobs abrutissants aux antipodes de ce à quoi il aspire, il décide de faire un bilan de ses compétences  qui l’emmène tout droit vers les travaux de la terre. Il fait maints stages et formations en bûcheronnage, maraîchage, agriculture, danse classique et apiculture. Il réalise entre autres choses qu’il est incapable de tuer des bêtes, lui qui  élève parfois au biberon des lapins de garenne orphelins. De là à voir Blanche Neige dans un corps de bûcheron, il n’y a qu’un pas… Fan d’agriculture bio, d’écologie et des sociétés d’insectes, il décide de se lancer dans le maraîchage et l’apiculture.  Pendant quelques années, tout en continuant les formations,  il se fait offrir des ruches à Noël et peaufine ses recettes de confitures. Pour en arriver à son sacre d’aujourd’hui: une communauté d’abeilles gérable de façon artisanale et une production végétale pérenne et transformable à façon. Il propose donc  des jus de poires et de pommes qu’il souhaiterait distribuer dans les comités d’entreprises ( à bon entendeur…), des confitures bios,  des fruits rouges bios et du miel bien sûr, qu’il vend sur le marché de Perreux en saison les vendredis (il vous avertira sur sa page facebook lorsqu’il y sera à nouveau présent). Connaît-on de meilleure raison pour prendre le voile ?

Le miel vaut bien quelques piqûres

Car non, le voile ne protège pas Benoît de toute la vindicte de ses abeilles.  Il lui faut accepter d’être un éternel intrus  et de recevoir  son dard quotidien. Car si l’apiculteur est là pour aider ces travailleuses acharnées à produire du miel, elles n’entendent pas se faire enfumer  sans défendre leur royaume au péril de leur vie. Une vie de labeur et de combats s’il en est. Alors qu’elle porte encore des couches, une abeille est agent d’entretien. Puis nourrice, architecte, magasinière, ventileuse, gardienne. En somme, plus elle avance dans l’existence, et plus sa tâche est risquée. Lorsqu’elle est prête pour le trépas,  elle sort butiner pour ramener le nectar et, si elle n’est pas chassée, piégée, empoisonnée par un pesticide  ou écrasée par une tapette, elle meurt souvent d’épuisement à l’extérieur de la ruche. Elle pourrait peut-être, avec un peu de fièvre syndicale, aspirer à un destin plus clément…

La misogynie n’a  qu’à bien se tenir car, s’il y a peu de chance qu’on « détrône le roi des cons », le roi des abeilles n’est, lui,  pas prêt de naître. Un mâle, ou faux bourdon, est chassé de la ruche dès qu’il n’y a plus rien à manger au début de l’automne car c’est une bouche inutile à nourrir. Jusque là, effectivement, s’il est génétiquement programmé pour glandouiller, autant qu’il le fasse dehors. Mais il l’est également pour se reproduire et là réside toute la pénibilité de son existence…Il doit se mettre en quête d’une ruche dans laquelle des reines sont à naître…Dès qu’il l’a trouvée, il se mesure à ses congénères, observe l’écume aux lèvres la toute jeune reine se pavaner et attend le moment opportun pour lui présenter ses hommages. C’est là qu’il devra bientôt butiner les pissenlits cette fois ci par la racine. Car il meurt atrocement émasculé dans un coït du diable. Un destin pas  franchement enviable non plus…

La reine, enfin, après avoir rempli sa «spermathèque » de la semence de nombreux mâles partis rejoindre un monde meilleur, crée sa ruche, et passera environ 5 ans à pondre et à manger de la gelée royale.  Ses multiples filles  veilleront à ce qu’elle soit épargnée par la disette.  Car le miel, que les abeilles fabriquent en se passant de bouche en bouche le sucre des fleurs, représente la réserve de nourriture dont la ruche a besoin pour survivre en hiver.  C’est là que Benoît intervient. Au printemps, il doit amener ses ruches là où il y a des fleurs, d’acacias dans un premier temps. Il leur fait faire ensuite 3 ou 4 bonds en altitude et chaque transhumance correspond à une récolte particulière. C’est pourquoi il propose différents miels : de ronces, de pissenlits, d’acacias, de forêt et de sapin.  La saison terminée, il redescend toute la petite famille près de la sienne  et remplace les hausses de la ruche par un nourrisseur rempli d’un sirop et d’une infusion de plantes, pour que ses protégées ne soient pas prises au dépourvu lorsque l’hiver sera venu.

Si la science ne sait pas encore sur quel critère les abeilles choisissent au suffrage universel leur reine alors qu’elle est encore une larve comme les autres, vous savez, vous, pourquoi Benoît  les a choisies, elles.  Elles sont le symbole de l’organisation sociale, de la sagesse, de la bravoure, et du destin sublimé (Platon disait d’ailleurs que les hommes sobres se réincarnent en abeilles). Nous lui souhaitons du pollen à faire éternuer la terre entière, des ruches populeuses,  un tintamarre de battements d’ailes  et des fruits généreux  gorgés du sucre de l’été, pour que les fraises melba, les crêpes au miel et les gaufrettes à la confiture arrondissent encore longtemps nos angles.

Contact page Facebook :

@fermedebissieux