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ARTISTE

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JULIE RAMI

ARTISTE PEINTRE LE FLOU ARTISTIQUE Enfin, nous avons un exemple. De ce qu’est le flou artistique, le vrai, celui qui est voulu et calculé dans un but esthétique, assez éloigné de la version presque diffamatoire de son sens figuré qui induit davantage de manque de rigueur ou d’incompétence bordélique que de supplément d’art. Un exemple heureusement aux antipodes du flou Hamiltonien, dont la perversité portait un masque social et qui, dans sa lumière brumeuse, livrait …

JEAN-BAPTISTE LYONNET

Artiste plasticien Sous le vent, l’asphalte On sent bien que le soleil veut percer des restes de tempête, ou qu’il lutte pour ne pas se laisser assombrir, ensevelir peut-être sous une colère qui le dépasse. On sent bien que quelque chose se trame, de pas très catholique, ou d’apocalyptique. On sent bien que l’homme prend trop de place, sans pourtant apparaître nulle part, comme le sucre dans le lait chaud, Dieu pour sa paroisse ou …

Franck Perrot

Les couleurs de l’ombre Illustrateur-Coloriste-Aquarelliste Aimer les couleurs pour ce qu’elles sont n’est pas donné à tout le monde. On ne s’affranchit pas facilement du déterminisme culturel, ou des croyances irraisonnées que le monde a portées. Prenons le rouge. Peut-être rêve-t-il depuis toujours d’incarner la douceur d’une bouche qui embrasse, d’une muqueuse qui enlace, ou, pourquoi pas, la nostalgie intense d’un ciel tourmenté. Et le voilà enchaîné au sang, au feu, aux Dieux guerriers, à …

FRANCK COMTET

Chanteur • Guitariste • Dessinateur Le chat sauvage à 5 pattes Philippe Meyer disait: «l’homme se distingue de l’animal par plusieurs traits remarquables. Il paie des impôts, écoute du rock’n’roll, rase les poils de son visage et fait cuire une bonne partie de ses aliments». L’homme dont on vous parle, celui aux traits remarquables, joue en plus son propre Rock’n’Roll, jamais aussi bien servi que par lui-même, et dessine, exclusivement au Cristal noir, des œuvres …

JULIE ARGOUZE

Julie Argouse

L’Art Oseur Eloge de l’imperfection Normal : qui est conforme à une moyenne considérée comme une norme, qui n’a rien d’exceptionnel, qui ne surprend ni dans un sens ni dans un autre. Parfait  : Qui est au plus haut, dans l’échelle des valeurs, tel qu’on ne puisse rien concevoir de meilleur. Sans défaut, sans reproche. Tout un programme n’est-ce-pas ? Destiné autant à rendre l’humanité insatisfaite qu’à la faire se mourir d’ennui. Parce que la …

Bulle d’Art – Un évènement AR Architecture/Galerie Deza/Contre-Allée/Filoutrie

On était bien, là, à profiter des derniers sursauts de l’été, un verre à la main, à regarder des artistes en action sur des airs électro. Manquait plus que la plage, un peu de vent du large et quelques embruns odorants. Le samedi 25 septembre, ils étaient 3 (entités) à créer l’évènement « Bulle d’Art » : dans les locaux de AR Architecture au 27 rue des Minimes à Roanne, la Galerie Deza a convié …

Cécile Tauvel Bonne – Artiste licier et tapisserie basse lisse

« L’Art qui tient à un Fil » Dans la mythologie grecque, «fair-play» et modestie n’étaient pas vraiment l’apanage des Dieux. Autrement dit, leur magnificence incontestée, n’allons pas les énerver, n’avait d’égale que leur susceptibilité. Fort heureusement, leur caractère de cochon était contrebalancé par des pouvoirs de oufs. Athéna, par exemple, était plutôt du genre « soupe au lait » et toujours prête à monter sur ses grands chevaux. Ainsi, lorsqu’elle entendit un jour qu’une …

Tony Chartier TC Products & limited

C’est vrai que des Tony connus, il n’y en a pas beaucoup. Des Michel, oui, des Mickael aussi, mais des Tony, non. Pourtant, ça fait tout de suite « you’re talking to me ? », backrooms enfumées, gros cigare et nez cassé. Le prénom sonne comme une vendetta, sent, au mieux, les penne à la calabraise, au pire, le parrain gominé qui tient une sulfateuse. Et même si les mafieux se font plein de bisous …

PHILIPPE HERVIER – Un singe pas comme les autres

32 dents, un museau rétréci, des coussinets tactiles ridés au bout des doigts, un maxillaire saillant, une queue réduite au coccyx, des pouces opposables, aux ongles plats, des yeux frontaux, une seule paire de mamelles et une gestation longue. L’homme est un singe comme les autres. Un vertébré, un mammifère, un hominidé, qui se reproduit toute l’année, vit en communauté, prends des bains, construit des outils et peut chasser avec une lance. Excepté qu’il s’est un jour mis debout, une question de climat sûrement, et que cette bipédie a séparé sa lignée de celle des chimpanzés. Depuis, l’homme est le seul primate à posséder des fesses développées (c’est encore plus vrai pour Gégé), à user d’arrogance et de parler de supériorité issue du sang. De plus, et c’est une première dans le monde animal, il est la seule espèce à détruire son habitat et à tarir ses ressources alimentaires. Tout en se la pétant et en se croyant au sommet de la pyramide des espèces. 

Darwin avait pourtant commencé à remettre l’homme à sa place, manquant en son temps de faire étouffer les créationnistes de l’époque victorienne : l’homme n’est qu’une branche de plus sur le grand arbre de la vie, il n’est pas une création divine. Il est donc un singe comme les autres. Oui, d’accord, mais un singe bipolaire alors, capable du meilleur comme du pire. Les hérétiques se sont faits sans mal à l’idée. Et, parmi eux, Philippe Hervier, artiste peintre et sculpteur, qui vient de passer 15 ans à mettre le doigt dans notre blessure narcissique. 15 ans à peindre les singes, ces autres que nous, à retranscrire l’éventail de leurs sentiments, la puissance de leurs mouvements, dans des noirs et blancs hors du temps. Ses « grands formats pour des grands singes » nous ont fascinés, chamboulés, retournés. Enfin, nous avons vu d’autres que nous en miroir, et pris en pleine face le terrible temps d’avance que le passé a sur l’humanité. Il nous fallait rencontrer l’auteur de ces toiles et faire, c’est un juste retour des choses, le portrait d’un singe pas tout à fait comme les autres …

PEINTRE DU MOUVEMENT

Philippe ne se définit pas comme un peintre animalier car il a abordé, et continue de le faire, beaucoup d’autres sujets.  Né à Roanne en 1960, il appartient à la génération qui a vu certains esprits s’affranchir, et certains destins se choisir. Il étudie les Arts Graphiques à la Martinière à Lyon, puis la publicité, avant d’obtenir le diplôme des Beaux Arts de Dijon. Il se passionne également, très tôt, pour la musique, et celle-ci n’a jamais cessé de l’inspirer. Voilà qui lui laisse le choix, quand d’autres n’en ont aucun, pour son orientation artistique. De l’inspiration aussi. Ses dessins de Jazz, très graphiques, ont fait l’objet d’une expo à Vienne en 2017. Obsédé par le mouvement, il a réussi la prouesse d’apporter du son aux images. Même s’il n’est pas donné à tout le monde « d’écouter »un dessin,  Philippe nous invite à suivre la gestuelle de la vie, que l’on retrouve dans ses toiles, comme dans ses sculptures. Le mouvement est au coeur de sa propre existence. Il a pas mal bourlingué, a travaillé dans divers univers, notamment celui de l »image, avant de faire 4 enfants, toujours par amour du mouvement, et de partager son temps entre la création, les expos, les performances et les commandes publiques. Il sculpte avec le papier, le bois, peint les villes, les voitures, les silhouettes, le ciel, les nuages, joue avec la couleur et la lumière. Aujourd’hui revenu à Roanne, il émerge tout juste de ses longues années de recherche sur le sens de l’humanité, l’ayant conduit tout droit en face d’un autre que lui : le singe, dans toute sa puissance, désuète, et sa splendeur, menacée. A sa façon, il protège cette grandiose espèce de l’homme, et ressuscite la mémoire collective. 

DES GRANDS FORMATS POUR DES GRANDS SINGES

L’homme a toujours peint l’homme. Il a développé des problématiques d’image, de représentation, qui l’ont mené aux grosses cylindrées, aux belles montres pour mieux réussir sa vie, et à toutes sortes de signes extérieurs de richesse et de bonheur. Alors, comme un pied de nez, aussi, à l’histoire de l’art, Philippe a voulu, il y a 15 ans, nous confronter en douceur à un autre versant de notre histoire, à d’autres grands mammifères capables de conscience de soi et d’empathie. En noir et blanc, pour plus d’intemporalité. Immédiatement, la réaction du public l’encourage. Les gens se questionnent, sont touchés, bouleversés par cette image universelle du singe, et se mettent à parler de la fable de l’homme.  Philippe rentre alors dans une sorte de frénésie. Dont il sort à peine. Quand il rencontre un premier gorille, Mike, il a la sensation de le connaître, de le comprendre, et leurs regards qui se croisent unifient la diversité de la vie. Suivent Chloé, Jackson ou encore Lessy, morte depuis avec une bouteille de coca et un miroir à la main. Il leur offre ces grandes toiles, comme au cinéma, ces portraits, de famille, en vis-à-vis, ou mis en perspective, ces sculptures magistrales incroyablement figées dans le mouvement. Dans ces gros  plans qui nous avalent, la panoplie des sentiments est imprimée dans leurs expressions : colère, tristesse, fureur, doute, douceur …  D’évidence, ce n’est pas un hasard, encore moins une insulte, si la science nous classe parmi 187 primates, sans nous définir comme une créature de Dieu dans l’éventail du vivant. Et si, face à un incendie, les chimpanzés et les bonobos s’éloignent tranquillement dans la bonne direction, c’est qu’ils ont bien des choses à apprendre aux hommes, à ceux là même qui ont découvert le feu.

Laissons alors ces toiles nous inspirer le respect qui leur est dû, l’humilité nécessaire pour nous sentir petits et la sagesse de ne pas mettre leur monde, qui est le nôtre, en abîme. Puisse la sélection naturelle développer, d’une génération à l’autre, cette conscience indispensable à notre survie.

Quant à Philippe, il se tourne à présent vers le bleu du ciel et cherche, en peignant ses nuages, les nuances parfaites des portes de l’univers. Un homme capable d’une telle quête ne peut être qu’une merveilleuse exception de la biologie humaine.


PLUS D’INFOS
philippehervier.fr

VERRE & SENTEURS

Souffleur de verre. Un secret percé jour après jour par Pascal Philibert, depuis ses 16 ans. Meilleur Ouvrier de France à 37 ans (il en a aujourd’hui 57), il a converti sa compagne Maryline Girardon, 41 ans, qui s’est formée il y a 10 ans à la technique du verre fusionné et thermoformé. Depuis 10 ans, ils possèdent leur atelier à Nolieux, près de Saint Germain Laval, dans lequel ils produisent leurs créations en verre ainsi que leur gamme de bougies « Bougie des Volcans ».

©ÉLODIE GANGER

Depuis 5 ans, ils s’occupent également de 2 magasins saisonniers à Salers, du 1er mai au 15 septembre. Cela faisait longtemps qu’ils avaient le projet de s’installer à l’année à Roanne, et n’ont donc pas hésité, lorsque l’occasion s’est présentée, à se faire une place rue Maréchal Foch.

Dans leur boutique odorante et miroitante, ils proposent leurs bougies naturelles, fabriquées à base de cire végétale et de parfum de Grasse (40 parfums disponibles), ainsi que leurs créations de verrerie déclinées en luminaires, bijoux, décorations variées… Vous pourrez, à partir de 9€, faire plaisir ou vous faire plaisir, avec un objet ayant un nom, une histoire, une singularité et un créateur artisan.

Maryline et Pascal seront également à même de réaliser vos projets (suspensions, appliques etc…), en fonction de votre budget et de la liste de vos envies. Laquelle, sachez-le, s’allongera en passant leur porte, car on ne résiste ni à la grâce de leurs petits objets, ni à la délicatesse et à l’originalité de leurs créations plus magistrales.

©ÉLODIE GANGER

Verre & Senteurs
36 rue Maréchal Foch – 42300 – ROANNE

Ouvert du mardi au vendredi de 14h30 à 19h
et le samedi de 10h à 12h et de 14h à 19h